Archive for September, 2011

Der beste Bierladen der ganzen Schweiz zu sein war für Erzbierschof nicht genug. Nein, seit dem 13. September ist Erzbierschof ebenfalls Synonym für beste Bierbar in der Schweiz !

Gelegen in Liebefeld, eine kleine Ortschaft unmittelbar neben Bern, ist die Erzbierschof’s Bar für alle Bierliebhaber ein absolutes Muss !

8 Zapfhanen bieten eine sorgfältig abwechslungsreiche Selektion mit, zurzeit, Klassikern wie Chimay Tripel und Andechs Weissbier, die mit einer prächtigen Auswahl der Schweizer Biervielfalt zusammenleben: das neue Felsenau Amber, Locher Naturperle, UHB Sinner’s Ale, Trois Dames Pacifique Ale, Trois Dames Stout Menthe und BFM Abbaye de Saint Bon-Chien (ja, unglaublich aber wahr: das legendäre Saint Bon-Chien on tap !).

Diese Fassbiere stellen aber nur die Vorspeisen dar: die Flaschenbierauswahl ist einfach einmalig ! Man findet, unter anderem, Biere aus US-Brauereien wie Port Brewing, Cigar City, Hoppin’ Frog und Southern Tier, die Schotten von Brewdog, die Niederländer aus De Molen, die Belgier aus Cantillon und 3 Fonteinen, die Dänen aus Evil Twin und Beer Here, die Südafrikaner aus Bierwerk, einige Klassiker aus Deutschland wie Schneider Weisse, Köstritzer, Schlenkerla, Weihenstephan und Hacker-Pschorr sowie Schweizer Biere wie Burgdorfer, Felsenau, Egger, The Stillman’s Darach Mòr (Haldemann), Trois Dames und BFM. Diese Flaschen können direkt an der Bar getrunken werden oder mit nach Hause genommen werden.

Das Ganze in einer gemütlichen und schön dekorierten Bar, mit Poolbillard, Tischfussball, Darts, Internet Terminal und viele passionierten Gästen.

Alles in allem gibt es also genug Gründe, um die Erzbierschof’s Bar mehrmals zu besuchen …

Parmi les 76 bières dégustées lors du mois qui vient de s’écouler, la Suisse a repris la main, si ce n’est au niveau du podium, du moins au nombre de bières par pays. Ce sont en effet 29 nouvelles bières made in Switzerland qui sont tombées dans mon escarcelle. Et parmi celles-ci, comme à l’accoutumée, du très bon, du bon et du … un petit peu de moins bon.

Voyons ceci de plus près et dans le désordre:
Tout d’abord, j’ai découvert pas moins de 4 nouvelles brasseries le mois dernier.

  • Hasebärgbraui (Udligenswil, canton de Lucerne), chez qui j’ai commandé 3 bières via la page internet, présente des produits correctement faits, mais qui sont toutefois fort difficiles à identifier et à placer dans un style. Je ne suis certes pas un taliban des styles de bières (mes ratings tiennent très peu compte du fait qu’une bière corresponde à un style ou pas), mais il est quand même pas mal de savoir où l’on va.
  • La toute nouvelle brasserie fribourgeoise (non, ils n’ont pas repris les locaux de Cardinal …): la Brasserie du Chauve. Le brasseur, qui doit maintenant définitivement oublier l’option des implants capillaires, a vécu plusieurs années en Nouvelle-Zélande, d’où il est revenu avec un amour pour le houblon et les ales anglo-saxonnes. De bonnes bières (stout et black IPA entre autres) à essayer absolument. A noter que la ville de Fribourg à maintenant 3 brasseries présentant une belle complémentarité: les “anciens” de la BAF (brasserie artisanale de Fribourg), la Freiburger Biermanufaktur (très orientée Reinheitsgebot) et maintenant donc la Brasserie du Chauve.
  • Ce sont carrément 6 bières qu’offrent les Bernois de Mein Emmental (Konolfigen). Ici aussi, les styles ne sont pas forcément facile à cerner, mais en fait c’est plutôt un compliment quand on parle d’une brasserie suisse-allemande ;-). Du bon et du moins bon, mais l’enthousiasme et le potentiel sont là (et pas seulement à cause de leur excellente page internet). Ne manquez pas la Äs Fyschter’s, une stout fort bien faite.
  • Puis finalement (et enfin, car ça faisait un moment que je cherchais leurs bières), Storm&Anchor de Winterthur. Cette brasserie, qui n’est, il faut le préciser, pas (encore) commerciale et donc pas enregistrée à l’Administration Fédérale des Douanes, offrent des bières de types anglo-américains. Celles-ci ont un fort potentiel mais sont, pour certaines d’entre-elles en tous cas,  présentées trop jeunes. La Kodiak, un barley wine titrant à 11%, m’a fait forte impression.

A noter ensuite 4 nouvelles excellentes bières de Gutknecht’s Hammer-Bier, une brasserie qui évolue certes dans la zone d’attraction gravitationnelle du trou noir des styles germaniques, mais alors à un haut niveau ! Mention spéciale ici à leur Märzen-Bier.

De l’autre côté de l’espace-temps, on trouve la nouvelle plaisanterie de Feldschlösschen, l’Amber, mûrie sur bois de chêne. Oui, oui: sur bois de chêne. Vous ne pensiez tout de même pas qu’ils allaient employer des fûts, non ?

Retournons encore une fois la table pour finir par 3 superbes bières suisses:

Quittons maintenant la Suisse. Au chapitre flop du mois, c’est sans contestation possible la brasserie espagnole Masia Agullons qui l’emporte. Sa Pura Pale montrait des notes évidentes de DMS et sa Dalmoru était asphyxiée sous une tonne de coriandre. Fort décevant, considérant surtout la bonne, voire très bonne tenue de route des autres bières de cette brasserie, notamment la Setembre.

Avant de m’attaquer au podium du mois, j’aimerais encore citer 2 excellentes bières (afin que vous ne les manquiez pas lors de votre prochain passage au bar Erzbierschof ;-)): la Tres Blueberry Stout des américains de Dark Horse et la Bitch Please des as du marketing écossais Brewdog (brassée en collaboration avec la fabuleuse brasserie de l’Indiana, Three Floyds).

Or donc, le podium. La 3ème place revient à une bière relativement classique et qui m’a échappé pendant fort longtemps: la Kriek Mariage Parfait de la brasserie Boon. Peu de choses à en dire, si ce n’est qu’il s’agit d’un excellent lambic, comme la plupart des bières qu’ils brassent. La 2ème place revient à la Sea Bass de la fantastique brasserie Cigar City. Une sour ale complexe qui a également été ma 7000 ème bière dégustée (voir aussi ici).

C’est une bière italienne qui s’impose ce mois-ci et elle provient d’une brasserie qui m’était inconnue jusqu’alors: la LoverBeer BeerBera. Le brasseur, Valter Loverier, brasseur amateur de longue date, à récemment franchi le pas du professionnalisme. Ce brasseur jouit d’une très grande réputation parmi ses pairs et je comprends parfaitement pourquoi après avoir goûté quelques-unes de ses créations. La bière en question mériterait une rubrique à elle seule. Il s’agit d’une sorte d’hybridation issue d’un croisement entre le monde de la bière et celui du vin: en effet, aucune levure à bière n’est utilisée et la fermentation s’effectue, lentement, à partir de levures sauvages contenues dans du moût de barbera qui est rajouté à la bière de départ. Le tout est complété d’une maturation en fûts de chêne (non, on n’est pas chez Feldschlösschen ici …). Le résultat est tout simplement superbe !