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Ni l’été et la chaleur qui perdurent, ni de légers soucis de santé n’ont pu vraiment freiner mon élan et mon enthousiasme de dégustateur. Il faut dire qu’il y en a des bonnes choses planquées dans ma cave !

Les 55 bières au programme du mois passé comptaient des porte-paroles de 15 pays différents. La Suède – avec 10 – a tenté sans succès de détrôner la Suisse, qui avec 15 bières est une fois de plus le pays le plus représenté. Viennent ensuite les Pays-Bas avec 5 bières – mais quelles bières ! j’y reviendrai plus tard.

Il vaut la peine de s’attarder un instant sur la Suède. Ce pays, qui vit parfois dans l’ombre de son exubérant et néanmoins excellent voisin danois, me semble trop souvent sous-estimé. Grâce à mes échanges réguliers depuis 16 ans avec le légendaire chasseur de bières Per Forsgren, j’ai la chance d’avoir – avec 305 bières – une vue d’ensemble plus que respectable de ce pays. La Suède possède avec des brasseries telles Närke (14ème dans mon classement personnel des brasseries), Nynäshamns ou Jämtlands des représentants de classe mondiale. Et ils ne sont de loin pas seuls, comme me l’ont confirmé le mois passé des bières comme Jädraås Jädra Jul, Kalle Blot, Lunda Piraten, Oppigårds Ekporter 2011, S:T Eriks India Pale Ale ou Train Station The Hoppy One. Ce n’est donc pas une surprise si la Suède pointe à la 6ème place de mon classement des pays.

Quid de la Suisse ?

Pas de nouvelle brasserie – ce n’est pas Noël tous les mois – et pas de mauvaises bières non plus – bon, la bière aux abricots des Divins Brasseurs était certes un peu à la limite … Donc  quoi ? Et bien surtout des confirmations. Tout d’abord que les bières de Danidrinks sont intéressantes (j’ai bu récemment la Lager 34 et la Black Mexican), donc si vous faites un tour à Berne, arrêtez-vous donc au bistrot Casa Marcello. Ensuite que la Brasserie de la Côte, bien que présentant toujours des bières de valeurs supérieures à la moyenne, semble toujours être en froid avec les houblons. Mais n’hésitez pas à essayer Le Trou Noir si vous la croisez. Autre confirmation, celle de l’excellence de Freddy Haldemann dont j’ai pu goûter 3 nouvelles versions de ses Darach Mòr,bières vieillies en fûts à whisky. Puis finalement la nouvelle bière de Sudwerk, la Liberator, une très bonne création venant compléter une gamme fort intéressante.

Il y a eu des horreurs de très haut niveau lors de ce mois d’août. Si la Valentins Weissbier Dunkel peut être juste poliment qualifiée de mauvaise, cet adjectif ne suffit largement plus pour décrire les deux bières suivantes, dont je n’ai pas réussi à déterminer laquelle était la pire. La Bofferding Lager Pils – une bière luxembourgeoise, fait rare – est un mélange de dissolvant et d’aspartam avec une texture huileuse et collante. N’imaginez même pas un instant finir votre verre ! La seconde, la Meteor Kochersberg, me ramène, avec ses notes de carton mouillé et de céréales âpres à en vomir, à une certaine réalité française, si loin des délices jubilatoires proposés entre autres par des brasseries telles Mont Salève, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune, l’Agrivoise, la Franche ou les Garrigues. Eh oui: un chasseur de bière ne rigole pas tous les jours !

Retournons donc le classement de 180 degrés ! Qu’y voit-on ? Et bien tout d’abord le fait que ce n’est pas ce mois-ci que je parviendrai à convaincre les éventuels sceptiques de ma capacité à apprécier des bières légères et subtiles … En effet, la plus légère du podium titre à 9.25% ! Avec deux Imperial Stouts et une Imperial IPA, on a affaire à du gros calibre …

En troisième position, nous trouvons la Haver & Gort, une Imperial Stout de la brasserie néerlandaise De Molen. Ce beau bébé de 12.3% et 93 IBU a passé une bonne partie de sa maturation dans des fûts de whisky de la région Speyside. Les notes boisées, vanillées s’allient au malt rôti d’où les touches de café  dominent pour faire de cette bière une expérience somptueuse.

La brasserie Emelisse complète la forte présence des Néerlandais dans mon top avec leur White Label Imperial Russian Stout Peated Jack Daniels qui prend la deuxième place. Si le nom n’est pas vraiment court, il a l’avantage de presque tout dire. Cette bière aux notes tourbées dévoile une grande complexité (avec notamment des notes de caramel, de cerises et de réglisse) et un solide caractère avec ses 9.5% et ses 60 IBU.

Le vainqueur du mois est issu d’une triple collaboration américano-danoise, puisqu’il s’agit de la Neither, une Imperial IPA conçue par les américains de Cigar City (Floride) avec les “brasseurs sans brasserie” de Grassroots (Vermont) et brassée sur les installations de Fanø au Danemark. Oui, le monde est un grand village ! Cette fantastique bombe à houblons est superbement construite avec des notes de fruits tropicaux, une forte amertume et une finale très longue, sèche, légèrement épicée et divinement houblonnée. Il est fort dommage que cette bière n’ait été produite qu’à une seule reprise …

santé !

Despite what Bavarians may pretend, the origins of Bock beers are lying in Lower Saxony in the town of Einbeck. From the 14th century the citizen of Einbeck had been given brewing rights and it seems that the first Bocks appeared then.

This beer seemed to have been originally top fermented and brewed with a large part of wheat. The word bock derived from Einbeck and also means goat, which explains the goats sometimes displayed on the labels. It has always designed a beer stronger than average. Nowadays Bocks are bottom fermented and have at least 5.3% alcohol.

The basic form – Dunkler Bock – is dark brown and very malty, mostly sweet and with a low hop character.

Another form is Heller Bock also called Maibock which is often presented between March and Mai, sometimes for Christmas. They have the same characteristics than  the basic bock, except than some earthiness or chocolateyness are absent , due to the use of pale malts instead of dark ones.

If the origins of Bocks may lead to discussion, those from Doppelbocks are clearly defined. This stronger version of traditional bocks was first brewed in Munich by the Paulaner monks. Usually dark in colour (a few pale one exist out there) they are intensely malty and toasty with in most cases some alcohol presence and a quite strong sweetness. They are ranging from 7% to 10% with still a low hop character (mostly below 30 IBUs). Lot of Doppelbocks are named “-ator” as a tribute to the original Paulaner Salvator. Switzerland does not make exception with the Zöbi-Nator or the Egghubel Luna Plenator.

Eisbock -  a very rare beer style – is produced by freezing a bock (or a doppelbock) and then removing the ice, thus concentrating the remaining beer. The result is an even stronger and sweeter product which is nicely suited as a dessert beer.

Weizenbock is a combination of weizen and bock which I personally estimate to belong to the Weizen family and hence not further consider here.

So, what about Bocks in Switzerland ?

First is to be said that amazingly – even if this beer style is a German tradition – no breweries from Romandie (the french-speaking part of the country) are producing (or have produced) a bock ! This will be corrected very soon though, considering the information I recently got…

The big breweries of the country are very precautious – to say the least – with bocks. So if Feldschlösschen, Heineken and Schützengarten are skipping this style, how could you except them to bring something bolder like stouts or IPA ? This is so right that one of the first thing having been done after the take-over of Hürlimann by Feldschlösschen is to discontinue the production of the legendary Samichlaus and from the Caesarus Imperator Heller Bock as well (the latter was produced for export only, so don’t be surprised if you don’t know it).

So nowadays you have to go with Locher and its Schnuggebock (but let’s be honest: a beer without any Bock characteristics), Sonnenbraü (Bock and Doppelbock; both subject to discussion  as well), Egger Bock (well …) or the brand new Rosengarten Schwyzer Bock Hell to find this style offered by a brewery of an important size.

Heller Bock are equally present as Dunkler Bock in Switzerland. This is mainly due to the fact that Swiss beer drinkers are supposedly afraid of dark beers (well, that’s at least what the big breweries and their marketing researches think to have found out).

The only Eisbocks I got from Switzerland were a test batch from the BFM (Alex le Rouge Eisbock, 14%) and the firstly commercialized but pretty modest what concerned alcohol content (7.5%) and quality: the Stadguet Eisbock.

So, it’s time to look at my top ten. Like last time, I will only consider here the beers which are still available. Otherwise, the Samichlaus would have crushed the opposition easily…

name brewery alc. comments
10th Oster Bock Raben Brau 6.6% a very unusual and loose interpretation of a Maibock – yet very good – showing notes of pumpkin and spices
Strättlige Bock Strättligen Bier 5.8% another quite free version presenting fruity and spicy tones and more hop character and bitterness as well
9th Barrique Maibock Schwarzbuebe Bier 9.5% an even more creative – and better – interpretation of the style: this strong and complex beer made its second fermentation for 2 weeks in a Sherry cask
6th Lago Mio Seeland Bräu 7% a very malty and characterful beer
Furgge Bock Hohgant 6.8% a Heller Bock showing notes of fruity and very aromatic hops
Maibock Gutknecht’s Hammer-Bier 7.5% a very tasty, fruity and malty Maibock
5th das Böhmische Haldemann 6% this Dunkler Bock is subtle, charming and very true to the style
4th Osterbock 2011 Haldemann 7.4% another great work from Fredy: a strong malty and chocolatey Doppelbock boosted by some fair hop presence
3rd St. Flannan Strättligen Bier 7.6% robust and accurate Doppelbock from Patrik !
2nd Maibock (M-Bock) Öufi 6.5% well-balanced, pleasant and true to the style
1st Adventsdoppelbock Gutknecht’s Hammer-Bier 6.8% darker in colour than usual, this beer is boosted with a total mastering by addition of lemon zest and cardamom

Si le nombre de bières que j’ai dégustées le mois passé – 56 – n’a rien d’inhabituel, c’est par contre le fait qu’elles provenaient de seulement 8 pays différents qui est notable. La raison en est assez simple puisque je me suis concentré sur les bières reçues de mes deux traders principaux (non, on ne parle pas ici de finance, heureusement !) : le suédois Per Forsgren et les « twin-tickers » suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider.

J’échange des bières avec Per depuis si longtemps que je ne me souviens plus quand cela a commencé (1999 ?). C’était en tous les cas avant le commencement de ratebeer en mai 2000. Per, tout comme moi, a sa propre page internet, sur laquelle il publie, dans le cadre d’un club (Ohhh… My Head…), les bières qu’il a bues. Et ceci depuis juin 1995, ce qui fait tout de même une éternité à l’échelle du world wide web. Per a été longtemps le numéro 1 des chasseurs de bières « en ligne » et a atteint le plateau mythique des 10’000 bières en mai 2007, devenant très probablement le premier non-Anglais à y parvenir. Il culmine aujourd’hui à plus de 15’000 bières et, même s’il s’est fait dépasser par la horde danoise, il reste le leader incontesté sur le nombre de bières en provenance de pays différents (194 !). Ce sont, bon an, mal an, 2 à 3 paquets que nous échangeons depuis plus de douze ans et c’est évidemment grâce à lui que je peux présenter une couverture plus que correcte de la Suède avec 252 bières testées à ce jour.

Or donc, le mois de septembre a été à nouveau dominé par l’omniprésence de nouvelles bières suisses (24), mais a été aussi marqué par un grand nombre de bières du nord de l’Europe : Danemark (9), Suède (8) et Norvège (2). Parmi ces 3 pays, à noter avant tout deux excellentes Mikkeller que l’on retrouve sur le podium du mois (j’y reviendrai). Mais aussi quelques fameuses Eskilstuna (dont l’Artos Moderna Lager), la Sigtuna Summer IPA, l’Amager Rye King et la Hesjeøl de l’excellente brasserie norvégienne Haandbryggeriet.

24 nouvelles bières suisses donc, avec parmi celles-ci pas moins de 7 nouvelles brasseries. Nous trouvons d’abord et au-dessus du lot, la brasserie thurgovienne de Mausacker (je n’en attendais pas moins d’un excellent brasseur comme Beat Rohner), puis, toujours au-dessus de la moyenne la bernoise Mordicus et la valaisanne Bartis ; un peu plus loin et toujours dans le fort correct, les argoviens de Schoggi (je me suis laissé dire que le brasseur ressemble exactement au logo) et les bâlois de Zöbi ; puis dans la catégorie « passable », les genevois de Père Jakob et pour terminer dans la catégorie « il-y-a-encore-du-boulot », le brewpub schwytzois de Horseshoe.

Quoi d’autre en Suisse ? Et bien, j’ai pu constater l’inaltérable manque d’idées et de culot de brasseries telles Baar (1862 et Grill Mandli) et Felsenau (Amber, même si cette bière est fort bien faite), contrastant avec la créativité d’Haldemann (Darach Mòr 10 et 35), Herzbräu (Spezial Sud 777) et Trois Dames (Stout Menthe). Je vous laisse deviner lesquelles sont des micro-brasseries récentes et lesquelles sont plus que centenaires, ainsi que d’en tirer des conclusions …

Concernant les flops du mois, une mention spéciale va à l’Allemagne pour des bières plus que douteuses, telle la Carl Theodor Lager, la Ganter Spezial Export et les Kloster Scheyern Dunkel et Hell.

Dans le haut du tableau, on trouve, de manière réjouissante, beaucoup de monde et je n’en citerai que quelques-unes, sans revenir sur les bières déjà mentionnées. Tout d’abord deux autres créations des danois d’Amager, l’Imperial Brown Ale et la Sundby Stout, puis les inévitables Cigar City avec la Maduro Oatmeal Brown Ale ainsi que Jai Alai IPA qui prend la 2ème place du podium du mois. Et finalement, j’en parlais plus haut, le tir groupé des danois de Mikkeller aux 3ème respectivement 1ère places. Bon, danois, plus ou moins : en fait Mikkeller est le champion du monde des brassages chez d’autres brasseurs, tels Amager, Brewdog, De Molen, De Proef, Fanø, Gourmetbryggeriet, Jennings, Nøgne Ø et Ørbæk. La Mikkeller Black (Whisky Edition) est une Imperial Stout vieillie durant 3 mois en fûts à whisky et titrant bravement à 17,5%. Elle est brassée en Belgique chez De Proef. Alors oui, elle n’est ni subtile, ni légère, mais bon sang qu’elle est complexe ! Et le vainqueur du mois est également produite chez De Proef. La Mikkeller Stella 1 (étiquetée plus précisément « Festival Special Edition 2010 ») est un Imperial Porter titrant 8.4% d’alcool. Elle a été brassée spécialement pour le Københavns Ølfestival 2010 et est limitée à 1’170 bouteilles. Mis à part son format Magnum (hyper chiant à transporter et à stocker …), cette bière est un pur plaisir. Les notes de malts chocolatés se marient parfaitement à une quantité déraisonnable (mais tellement jouissive) de houblons. Extrêmement complexe, on y trouve des notes de café, de noix, de résine, de bois et de réglisse. En résumé : c’est si bon qu’on en vient à regretter qu’il n’y en a qu’un litre et demi …

Ursprünglich plante der Chefbrauer Gerry Farrell mit seiner brandneuen Brauerei Sudwerk in Pfäffikon, eine jährliche Produktion von 500 Hektoliter zu erreichen. So einfach zu schaffen, sollte dies, mit dem durch die beiden Giganten Heineken und Carlsberg geschlossenen Markt, wohl nicht sein.

Kaum wurde aber die erste Flasche abgefüllt (Ende März 2011), kam Mitte Mai eine erfreuliche, allerdings ziemlich erstaunliche Nachricht: Sudwerk erhielt von Coop einen Auftrag über jährlich 180’000 Flaschen ! Die Biere sollen in sämtlichen Filialen in der Deutschschweiz und bei den grösseren Filialen in der Westschweiz verkauft werden. Mittlerweile wurde die Bestellung sogar auf 240’000 Flaschen erhöht !

Wie das ermöglicht wurde, weiss ich nicht; da müsste man Gerry Farrell direkt fragen. Tatsache ist, dass Sudwerk als erste Schweizer Mikrobrauerei es geschafft hat, wo bis jetzt andere, wie zum Beispiel Turbinenbräu, Unser Bier, Aare Bier und BFM, gescheitert sind, nämlich eine schweizweite Distribution ihres Produktes. Und nein! Striker Beer (das “nur” in der Deutschschweiz erhältlich ist) ist keine Mikrobrauerei: die Biere werden bei Falken gebraut.

Fairerweise darf ich aber die Graubündner von Biervision Monstein nicht vergessen: zwei Biere von dieser Mikrobrauerei, die jährlich 2’500 Hektoliter produziert, sind in über 300 Coop erhältlich. Das bringt uns auf dem zweiten wichtigen Punkt: dem Produkt selber.

Vor Sudwerk wurden schweizweit nur die üblichen, meist verkauften Biertypen vertrieben: Lager Hell, Weizen, Märzen, Pils (mit ein bisschen Phantasiekraft…) und … das wär’s langsam ! Es stimmt wohl, dass die zwei Biere von Biervision Monstein in dieser Liste nicht passen. Aber bitte: sowohl das Mungga, ein sogenanntes Kölsch, das man nie an einen Kölner auschenken darf, wie auch das monotone und atypische Stein+Bock haben etwas gemeinsam: die Qualität wurde ausserhalb der Flaschen vergessen.

Was bei Sudwerk also neu ist, ist das Qualität und ungewöhnliche Biertypen zusammenkommen. Und das Ganze wird in der Schweiz gebraut und weit vertrieben.

Das Western Rider, ein American Pale Ale, hat mir wirklich gefallen. Es ist sehr schön zwischen seinen Hopfen- und Malzcharakteristiken ausgewogen, was zu einem charaktervollen und sehr trinkbaren Bier führt. Das Gold Miner ist ein gut gehopftes Golden Ale, das als einzige Schwäche Spuren von Diacetyl zeigt. Das dritte Bier, das bald erhältlich sein sollte, Pioneer Porter, konnte ich noch nicht verkosten. Natürlich ist es nicht “das erste Porter-Bier der Schweiz” wie es regio.ch unwissend berichtet, es ist aber klar das erste Porter, das in der ganzen Schweiz verfügbar ist.

Der Werbespruch von Sudwerk lautet “Schweizerbier mal anders“. Schön und gut. Man muss aber präzisieren, dass das Schweizerbier seit mehreren Jahren “anders” als Lager Hell sein kann. Das haben uns, lange vor Sudwerk, Brauerein wie BFM, Sierrvoise, G48, Haldemann, Brasserie Artisanale de Fribourg, Officina della Birra, Altes Tramdepot, Rappi Bier Factory, Öufi, Faiseurs de Bière, Käppelijoch Bier, Brasserie Artisanale du Dérochet, Trois Dames, Strättligen Bier, BeSte, Degenbier, Sevibräu, Luterbächlihof, l’Enclave, UG-Bräu, Bières de Neuch, Brauerei.sh, UHB, Bief, Schwarzbuebe Bier, unter anderem, bewiesen. Obwohl alle diese Brauereien zusammen kaum 1% des in der Schweiz getrunkenen Biers produzieren, haben sie alle, und gewisse seit 15 Jahren, zu der Erziehung den Schweizer Biertrinkern und der Erneuerung der Schweizer Bierkultur beigetragen. Damit einmal, vielleicht, solche Biersorten nicht mehr als “anders” bezeichnet werden.

Was jetzt ? Interessant wird sicher die Reaktion der Konsumenten sein. Diese scheint jetzt extrem positiv zu sein, man muss aber minimum ein Jahr abwarten, bis Schlüsse gezogen werden können. Ein Erfolg wurde sicher Coop motivieren, weitere “ungewöhnliche” Schweizer Biere im Sortiment zu nehmen. Das könnte eine Chance für einige der oben erwähnten Brauereien sein.

Noch was: Sudwerk muss vorsichtig agieren und mittelfristig nach anderen wichtigen Vertriebskanälen forschen. Eine zu hohe Abhängigkeit an einen Vertreiber ist nicht gesund. Und dies nicht nur wegen einem allfälligen Preisdruck.

Beaucoup de travail ce mois-ci, puisque j’ai du faire face à pas moins de 92 nouvelles bières ! Mais, n’écoutant que mon courage, j’ai rempli mon devoir sans me plaindre un seul instant (il faut savoir se sacrifier pour la communauté ;-)).

Plaisanterie mise à part, la raison principale pour ce nombre élevé (enfin, élevé pour moi, car j’en connais d’autres qui tournent régulièrement à plus de 200 par mois …) est une dégustation de 8 heures et 29 bières en compagnie des “beertickers” suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider (7’400 respectivement 5’800 bières à leur tableau de chasse, pour ceux que ça intéresse). Oui, 29 c’est un peu beaucoup, surtout quand on veut prendre des notes. Mais finallement, avec beaucoup d’eau, un minimum de concentration et surtout une certaine routine, c’est parfaitement faisable.

Quand on regarde la répartition des pays parmi ces 92 bières, pas de surprises: c’est à nouveau la Suisse qui sort vainqueur avec pas moins de 27 bières (ce qui m’a permis de passer discrètement la barre des 1’400 bières suisses).  A nouveau d’excellentes découvertes avec entre autres Strättligen St.Flannan (un superbe doppelbock), Strättligen St. Lupulus (une IPA 100% Simcoe), les 3 impressionantes Stillman’s Darach Mòr, des bières vieillies en fûts de whisky et produites par l’excellente micro-brasserie Haldemann, mais aussi des nouveaux venus, tels les Argoviens de Reinecke Bräu et leur Irish Stout, les Saint-Gallois de Rietgassbräu et leur Ladina Schwarzgold ou la nouvelle brasserie de Pontresina Engadiner Bier.

Puis, derrière la Suisse on trouve l’Allemagne avec 15 nouvelles bières dont la très intéressante “1809 Berliner Style Weisse“, une Berliner Weisse traditionelle (tiens ? on s’en serait presque douté …) créée par le professeur Fritz Briem de l’académie brassicole de Doemens et produite apparemment sur les installations de test se trouvant sur place.

Au chapitre déceptions, c’est sans contestation possible l’Ale de Noël de la géniale brasserie Trois Dames qui remporte la palme. C’est la première fois que je suis confronté à une création de Raphaël Mettler ne me convenant pas: cette bière transpire Noël et sa cohorte d’épices (notamment le gingembre) de manière tout simplement exagérée. Mais cette bière n’est, et de loin, pas la pire que j’aie rencontré le mois dernier! Notons tout d’abord la nouvelle Cardinal Draft Lime Cut, un jus de sucre à l’arome de produit à vaisselle qui devrait plaire aux enfants de moins de 12 ans (et encore, pas tous) et probablement la première bière de la marque à être brassée par Feldschlösschen à Rheinfelden étant donnée la fermeture des installations de Fribourg. A propos de cette bière, il est encore intéressant de noter que Tuborg (appartenant à Carlsberg tout comme Feldschlösschen et donc la marque Cardinal) produit une bière “Lime Cut” depuis l’année passée. Il n’y a donc qu’un tout petit pas à franchir pour imaginer qu’il s’agit ici de la même recette.

J’ai toutefois rencontré pire durant le mois avec (à nouveau !) 2 bières hongroises imbuvables, la Kanizsai Sör de la brasserie Dreher (appartenant au géant SABMiller) et la Borsodi Arany Sas. Je me pose vraiment la question de savoir si la Hongrie brasse une bière digne de ce nom !

Pivotons maintenant de 180° pour contempler les merveilles du mois: mon trio gagnant est constitué de 3 bières des Etats-Unis. Une issue qui devenait inévitable à force de commander des bières chez le formidable Erzbierschof ! Et ceci d’autant plus que j’ai enfin pu mettre la main sur des bières de la très réputée brasserie de Tampa, Cigar City. On trouve donc à la 3ème place leur Either Black Ale, une très robuste Black IPA, titrant à 11,2% et aux arômes de houblons, de chocolat et de miel. La Mirror Mirror, un Barley Wine contemplatif de la brasserie Deschutes dans l’Oregon s’intercale à la 2ème place.

Et c’est donc une bière de Cigar City, l’Humidor Series Cedar Aged India Pale Ale qui trône au sommet.  Comme son nom l’indique, cette IPA a été vieillie en fûts, non pas de chêne comme cela se fait habituellement, mais de cèdre. Ce type de bois s’intègre de manière plus subtile et permet une meilleure expression des composantes de la bière, ici principalement du houblonnage fort généreux.

Pour ceux qui ne connaissent pas les bières de Cigar City, je me permets de me répéter: elles sont en vente chez Erzbierschof ! Vous attendez quoi pour en acheter ?


Die jetzt traditionellen und für jeden Bierliebhaber unumgänglichen Biertage fanden für das 9. folgende Jahr von 28. bis am 30. April in der historischen Solothurner Rythalle statt.

Diese Veranstaltung versammelte heuer 20 Kleinbrauereien aus der Schweiz (die grösste war Felsenau mit ihren 10‘000 Hektolitern) und präsentierte damit eine Auswahl von etwa 100 Bieren.

Dass in diesem Anlass nicht unbedingt die gedämpfte Atmosphäre einer Weinausstellung herrscht, weiss mittlerweile jede Person, die vor Ort nach 19 Uhr anwesend war. Die massive Präsenz von ahnungslosen und vor allem uninteressierten Leuten, deren einziges Ziel sich zu besaufen ist, sowie die teilweise betäubende Musik sind Bedingungen auf die ich persönlich gern verzichten würde. Immerhin ist der allgegenwärtige Rauch jetzt verbannt…
Obwohl … was das Interesse anbelangt: mir wurde in den letzten 2 Jahren gesagt, dass die Neugier für Spezialitäten, wie zum Beispiel Stout oder IPA, bei den Besuchern gestiegen ist. In welchem Ausmass weiss ich nicht; erfreulich ist es aber auf jeden Fall.

Treffpunkt

Nichtsdestotrotz sind die Solothurner Biertage ganz klar einen Treffpunkt für Bierexperten. Dieses Jahr konnte ich also wieder einer breiten Palette von Prominenzen aus der Schweizer Bierwelt begegnen.

Zuerst natürlich viele Brauer, wie Freddy Haldemann, Jérôme Rebetez, Stephen Hart, Raphael Mettler, Ulrich Bosiger, Christian Schenkl, Beat Rohner, Claude Degen und Michael Hanreich. Dann ist es immer ein Vergnügen, sich mit Biertage- und Öufi-Chef Alex Künzle zu unterhalten. Und es waren noch viele Personen, die alle zusammen ein gigantisches Fachwissen tragen: Biersommelier und „Erzbierschof“ Anton Flükiger; EBCU-Vizepräsident und lebende Bierenzyklopädie Laurent Mousson; GFB-Vizepräsident Toni Hutter; Heimbrauer-Idol Richi Leder; ehemaliger Brauer Lars Hovind; Biergenuss Redaktor Reto Rudolf; Bierjäger Philipp Sigg und Thomas Schneider; Bierjägerin beerlady; Bier-Globetrotter Pascal Sauser und die Sammler Hansruedi Giger und Bruno Sidler.

die Teilnehmer

20 Brauereien waren bei dieser 9. Edition anwesend. Zum ersten Mal dabei war die exzellente Brauerei Hohgant aus Schangnau, die ich vor einigen Monaten besucht habe.
Wie gewöhnlich blieb ich meinem Prinzip treu und fokussierte mich ausschliesslich auf die von mir noch unbekannten Biere. Dies hatte zum Nachteil, dass ich meine 3 Lieblings Schweizer Brauereien, die alle vor Ort waren, nämlich BFM, Trois Dames und Rappi Bier Factory, gänzlich ignorieren „müsste“ (die Welt ist bekanntlich nicht immer perfekt …)

Den Tiefpunkt teilten sich Fahrtwind (ehemaliges Mobile-Bräu) und die Solothurner von Buechibärgerbier. Während ich seit langen Zeiten nichts Gutes von den Winterthurern mehr erwarte (das haarsträubende Fahrtwind Caramel war die x-te Bestätigung), muss ich hingegen zugeben, dass ich von den 3 neuen Bieren von Buechibärgerbier enttäuscht wurde. Weil das Hanf Bier noch trinkbar war, waren das Pseudo-Dunkel, Schlossfrüsch genannt, und vor allem das widerliche Grabefrüsch (Reste eines missglückten Sudes ?) einfach beschämend.
Kaum besser waren das Knüxx Bozen (ein fraglicher Weizenbock), das scheue geschmacklose Honigbier von Hardeggerperle, das kuriose Festbier von Hasli und das unausgewogene Granicum Rauchbier.

So werdet ihr sagen, gab es nichts Gutes ? Doch, doch … fangen wir mal mit der Brauerei Napf (die ihre Installationen seit bald 2 Jahren von Huttwil nach Walterswil umzieht…) und ihr interessantes rauchiges Füürwehrbräu an. Dann gab das aromatische und schmackhafte Seeland Bräu Märzen. Erstaunlich war nicht die gute Qualität dieses Bieres (die Nidauer sind einfach prima!), sondern die Tatsache, dass ich nach Solothurn fahren musste, um ein neues Bier zu finden, das aus einer von mir 4 Kilometer entfernten Brauerei stammt. Sowas kann sich ergeben: ich habe mir sogar einmal ein von mir unbekanntes Schweizer Bier aus den Vereinigten Staaten schicken lassen. Allerdings handelte es sich um das verstorbene Caesarus Imperator von Hürlimann, ein Bier das ich in der Schweiz nie finden konnte.

So, zurück zum Thema und zu den besten Bieren, die ich in der Rythalle probieren konnte.
Ja, das Hohgant Honig ist ein sehr gut gebrautes Bier, aber die Produkte von Haldemann waren einfach nicht zu schlagen ! Dass Freddy ein sehr begabter Brauer ist, weiss ich seit März 2003, als ich zum ersten Mal seine Biere verkostet habe. Leider entschied Freddy wenig später, seine Biere … wie kann ich es sagen … zu planieren. Sein Ziel war es, die Mehrheit der Leuten anzusprechen, was ihm vorher mit seinen anspruchsvollen Bieren nicht gelang.

Seinen Entscheid bedauerte ich natürlich, aber jede Person muss wohl seinen Weg selber finden. Fairerweise muss man aber auch gestehen, dass die Schweizer Biertrinker damals für seine Biere gar nicht bereit waren. Heute hat sich einerseits die Situation ein bisschen entwickelt und andererseits (vor allem ?) hat Freddy sicher festgestellt, dass der Weg der Kompromisse allein in die falsche Richtung geht.
Lange Rede, kurzer Sinn: das Resultat ist da ! Das Böhmische: ein subtiler jedoch kraftvoller Dunkler Bock, der man gern literweise trinken könnte; das Pale Ale, ein sehr aromatisches und hopfenbetontes 7,2% Bier, das ich als englischer strong ale bezeichnen würde; das Schwarzbier, vollmundig, malzig und stark und schlussendlich das wunderbare Osterbock 2011, ein komplexer, malziger und hopfenbetonter 7,4%Doppelbock.

Sind das nicht gute Gründe genug, um die nächsten Solothurner Biertage nicht zu verpassen ?

Traditionnellement, le mois d’avril est pour moi une période faste.

En effet, c’est alors que se déroulent les maintenant traditionnels «Solothurner Biertage» (sur lesquels je reviendrai en détail une autre fois), donc l’occasion parfaite de goûter une quinzaine de nouvelles bières suisses, mais aussi d’échanger ou de partager quelques raretés entre amis.
Toutefois, et contrairement à l’année passée, mon podium du mois ne contient aucune bière dégustée lors de ce festival. Seules quatre bières de la brasserie Haldemann sont sorties du lot de manière très positives, à savoir les robustes Osterbock 2011, Schwarzbier, Pale Ale et das Böhmische.

Sur l’autre rive par contre, celle qui vous fait parfois regretter d’avoir décidé de goûter toutes les bières passant à votre portée, les nominés issus des «Solothurner Biertage» sont malheureusement (mais sans surprise) plus nombreux. On peut y retrouver l’habituelle dernière monstrueuse création de la brasserie Fahrtwind (anciennement Mobile-Bräu), une bière outrageusement boostée au caramel , la fade et insignifiante Honigbier de Hardeggerperle (pourtant capable de mieux faire) et la douteuse Knüxx Bozen. Mais dans la catégorie des flops, la mention spéciale est attribuée aux soleurois de Buechibärgerbier pour l’ensemble de leur œuvre …

Si 19 des 72 nouvelles bières testées ce mois-ci l’ont été lors du festival soleurois, la majorité des autres provenaient de divers échanges effectués en Suisse et avec la Finlande. La moitié a donc été constituée de bières suisses et la qualité de celles-ci a été comme d’habitude : fluctuante. Les fort mauvaises Rolpibrau Winter (infectée ?) ou autres Gletscher Bräu (brassée très vraisemblablement par Ramseier) ont pu être compensées par des bières telle la Patrona Sint Su Belge des Schaffhousois de Brauage du Garage à la Plage (ce nom n’arrête pas de me surprendre …) ainsi que la superbe Degenbier Cobra Spezial, la méritoire « Schweizer Bier des Jahres 2011 » (là aussi, j’y reviendrai une autre fois).

13 pays se sont partagés mes verres à bière lors ce mois d’avril, parmi lesquels des hôtes inhabituels tels le Chili (avec la satisfaisante Szot Pilsener) et le Kazakhstan dont l’imbuvable Shakhterskoe Sirasi de la brasserie Efes Karaganda m’a prouvée que la légendaire incapacité brassicole de l’époque soviétique a bel et bien survécu …

Un mot final sur mon trio vainqueur de ce mois. Il devient habituel d’y trouver une bière des États-Unis et ceci en grande partie grâce à l’excellent « Bierladen » Erzbierschof. Pas d’exception donc cette fois-ci avec la 3ème place de la Red Barn Ale de la brasserie californienne Lost Abbey, une bière de type « Saison » alliant les brettanomyces à diverses épices, tels le poivre noir, le gingembre et la graine du paradis. En 2ème position on retrouve ma seule bière belge dégustée ce mois-ci, l’excellente et solide (10%) Corne du Bois des Pendus Triple de la brasserie Ébly, située dans la petite localité du même nom. Quant au vainqueur du mois, il provient de la brasserie néerlandaise De Molen, également habituée à figurer dams mes classements. La somptueuse Kopi Loewak, une stout impériale titrant à 9.5% est faite avec du café kopi luwak, produit principalement en Indonésie et étant l’un des plus chers du monde (environ 1’000 $ le kilo).  Le résultat est une bière au nez certes dominé par le café mais fort complexe tout de même avec un corps robuste et une amertume qui l’est tout autant. Un vrai nectar !

Vous pouvez retrouver ici toutes mes bières du mois depuis février 1997. Bonne chance …