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Saint Bon-Chien World Tour au Moeder Lambic Fontainas

Le mois passé a été prolifique, c’est le moins que l’on puisse dire lorsqu’on épingle 101 nouvelles bières à son tableau de chasse ! A moins d’être Danois, bien sûr, dans quel cas ça fait plutôt vache maigre ;-) Mais pour moi, c’est franchement beaucoup. Une des raisons a été la très intéressante virée à Bruxelles à l’occasion de la Quintessence chez Cantillon et du Saint Bon-Chien World Tour au fameux bar Moeder Lambic.

Parmi les 16 pays différents, c’est évidemment comme très souvent la Suisse qui bombe le torse, forte de ses 35 représentants, devançant nettement la Belgique (17) et les USA (16).  Aucun nouveau pays au programme, mais un client assez rare avec l’Argentine et l’Antares Barley Wine.

J’ai découvert 3 nouvelles brasseries helvétiques. La meilleure d’entre-elles est sans doute celle des Argoviens de Patschiifig Bräu avec deux bières solides et bien faites à défaut d’être vraiment excitantes: la 407er Museums-Bier et la 73er Genie Bier. Les Bernois de Bières&Co quant à eux arrivent sur le marché avec un site internet pimpant, un service efficace et une certaine originalité dans les styles. Ils ne leur manquent plus que la qualité dans leurs produits et tout sera pour le mieux. Finalement, les 5 bières de Schümberg-Bräu (canton d’Argovie IMG_2660[1]également) font le grand écart, allant d’une excellente Kloster-Bier à une Pale Ale fort douteuse, les autres naviguant entre ces deux.

Parmi les autres bières suisses, je tiens tout d’abord à parler de mes deux brasseries préférées – BFM et Storm&Anchor – qui se disputent avec acharnement la première place de mon classement. Dans les 7 BFM et les 5 S&A découvertes le mois passé, il n’y a avait évidemment rien à jeter. La moins convaincante du lot a été la Saint Bon-Chien version Champagne, franchement trop douce à mon goût. Si l’on excepte celle qui a pris la 2ème place du mois, je conseille tout spécialement In A Galaxy Far Far Away de Storm&Anchor ainsi que la Saint Bon-Chien Grand Cru 2011 Sauvignon de la BFM. Et puis en fait, non: je vous conseille fortement de les goûter toutes ! Pour les bières de Tom, vous n’avez qu’à foncer au Erzbierschof le plus proche et pour les bières de Jérôme … et bien c’est la même adresse, mais il faudra attendre les 2, 3 et 4 octobre !

Voici encore quelques pensées sur les autres bières suisses du mois de mai:

  • IMG_2659[1]la brasserie bernoise de 523 se profile décidément comme un client de grande classe: sa Pale Ale est une vrai merveille;
  • excellente version au miel de la Montheysanne en provenance de la brasserie du même nom;
  • une fois n’est pas coutume, une bière de Egghubel ne m’a pas enthousiasmé: il s’agit de la Citra Single Hop IPA;
  • par contre, les Thounois (ou presque) de Burg Braui font très fort avec leur Porter et leur Citra. Chapeau !
  • Burgdorfer se profile gentiment comme spécialiste dans les styles dont ils n’ont aucune idée: après leur pseudo-stout (Schwingerbier) ils ont remis une couche avec la Henri Schiffmann, censée être une IPA. Mais c’est bien sûr … Allez les gars: laissez tomber et refaites-nous de bonnes lager !
  • Cathélaz ne faillit pas et offre une excellente Bière Noire au Poivre de Madagascar;
  • la ville de Thoune à l’honneur à nouveau avec l’excellente Black Panter de Frei’s Bier (non, la faute d’orthographe n’est pas de moi ;-));
  • correcte Bière de Noël de la brasserie fribourgeoise (Autavaux) Poyet;
  • Sudwerk – assez discret ces derniers temps de mon point de vue – refait parler d’elle et présente deux nouvelles bières plutôt réjouissantes: Wheat Harvest et Brown Ale;
  • Wipfli-Bräu s’en sort fort bien avec notamment une Gletscheriisbier très plaisante.

IMG_2610[1]Les Polonais ont joué placé dans la course aux plus mauvaises bières du mois avec la Karmi Poema di Caffé (Okocim) et la Dehelder Premium Lager (Van Pur), prouvant ainsi que les mots Poema et Premium doivent se traduire différemment chez eux … Le fond du fond leur a toutefois échappé puisque la Dark G-Free des Anglais de St. Peter’s a fait pire (oui, pas toujours facile de brasser sans gluten).

Le niveau moyen du mois passé a été très élevé et il m’est bien sûr impossible de passer en revue toutes les bières qui le mériteraient. Voici donc un morceau choisi des plus braves d’entre-elles:

russianriverNous voici donc dans la dernière ligne droite aka le podium. Deux bières se partagent la seconde place. Il s’agit tout d’abord de la Cocoa Psycho de BrewDog, une impressionnante et complexe Imperial Stout titrant 10% et arborant 70 IBU. Clairement une réussite de mon point de vue. Puis la meilleure de la série spéciale de Saint Bon-Chien (je ne suis pas le seul de cet avis), j’ai nommé la superbe Abbaye de SBC 2012 Merlot Cabernet Sauvignon, un des meilleurs traitement en fûts du brave et légendaire chat.

Mais il y avait mieux. Et pas de peu en plus. C’est dans la brasserie Cantillon que je suis tombé amoureux de la Shadow of a Doubt de Russian River, un Imperial Porter titrant à 9.86%, amer, légèrement fumée, très sec et hautement complexe. Un bijou ! Et ce n’est pas Dave qui va me contredire …

cheers !

IMG_1683[1]Avec les traditionnels “Solothurner Biertage” au programme du mois, il était couru d’avance que j’allais avoir du boulot plein les papilles gustatives ! Et ça n’a pas manqué avec un total de 92 bières dont 61 helvétiques. Il est presque inutile donc de préciser que les 13 autres pays présents au menu n’ont fait que de la figuration, puisque la République tchèque, la France et les Pays-Bas suivent à des années-lumière avec 4 représentants chacun. Mais la quantité n’est bien sûr pas tout et la Suisse a-t-elle cette fois pu marquer sa présence au niveau qualité ? Qui lira … saura.

Avant de m’attarder plus longuement dans les détails des bières suisses ainsi que du top et du flop du mois passé, je tiens à souligner un événement – malheureusement de plus en plus rare – qui me tient toujours particulièrement à coeur: l’obtention d’un nouveau pays à mon tableau de chasse. Le numéro 157 est donc devenu réalité sous la forme de la Caybrew, une bière des Îles Caïmans. Bon, ok, j’entends des voix au fond de la salle contestant le status de pays à ce territoire d’outre-mer du Royaume-Uni. Ce à quoi je répondrai comme d’habitude que 1) la définition de pays est passablement plus compliquée qu’on croit et que 2) je me base pour ce faire sur la liste de Ratebeer. Na ! Quant à la qualité de la bière, je ne peux m’empêcher de dire qu’elle était caïman pas très bonne (elle était facile, je sais), mais que malgré tout, elle ne fait pas partie des 10 bières les moins bonnes du mois. Ce qui peut quand même faire franchement un peu soucis … Mais j’y reviendrai.

Or donc, la Suisse.

IMG_1685[1]3 nouvelles brasseries ont croisé mon chemin avec – par ordre d’appréciation croissante – tout d’abord Haxli Schwändli Bräu. Cette micro bernoise située à Heiligenschwendi (celui qui acquiesce machinalement avec l’air “ouais, je vois” est ou un postier ou bien un menteur … ou peut-être un des brasseurs, mais bon …) – rive nord du lac de Thoune donc – ne m’a pas convaincu avec sa Black Ale. Mais comme ils offrent un bon nombre de bières de styles intéressants, j’espère les rencontrer bientôt à nouveau. On monte d’un cran avec les Valaisans de Sunnegg (Grächen) qui étaient présents à Soleure: leur Maibock ainsi que leur Stout sont de bonnes bières; leur Wildsau par contre – une IPA – doit encore être améliorée. Et finalement une excellente surprise avec Doppelleu Brauwerkstatt (Winterthur) qui offrent de bonnes (Chopfab Amber et Chopfab Hell) à très bonne bières (Chopfab Trüeb) dans des genres inattendus (California Pale Ale, Australian Golden Ale, Belgian Wit, …) de la part d’une brasserie nouvelle et ambitieuse. Une brasserie à suivre donc de très près !

Impossible pour moi de passer en revue les 54 autres bières suisses restantes, mais je vous signale en passant que j’en détaillerai un bon nombre lors d’un très prochain article sur les récents Solothurner Biertage. En attendant, voici en vrac une liste de très bonnes bières suisses du mois passé trouvées ailleurs qu’à Soleure:

  • la Bockbier de Wabräu, une brasserie de la banlieue bernoise qui mérite décidément le détour.Logo_Straettligen_Bier
  • la Summit IPA – une solide bière titrant à 7% – des incontournables Sudwerk.
  • une série impressionnante et variée de bières des thounois de Strättligen: Wässeriflue (IPA), Chlummerehölzli (Saison), Pacifique Pale Ale (American Pale Ale), St. Andrews (Scotch Ale) et surtout la Brambödeli (une Wheat IPA) qui échoue de peu au pied de mon podium du mois.
  • la Storm&Anchor Black Beard, une Double IPA brune et fumée, excellente certes, mais qui n’est en fait que le prélude d’une tempête – c’est le cas de le dire – ou plutôt d’un tsunami qui va déferler sur le podium du mois. Ça vient tout de suite, après la pub …

Avant de parler du paradis, attardons-nous brièvement sur l’enfer, car, comme vous devez le savoir, même si une nouvelle bière reste pour un chasseur de bière … et bien une nouvelle bière, quand celle-ci est mauvaise, cela s’apparente un peu à une traversée du domaine de Belzébuth les pieds nus.

IMG_1691[1]Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis effectivement brûlé les pieds le mois passé ! La faute, à moi bien sûr – et c’est bien fait dirons les mauvaises langues – mais surtout à une petite virée en France voisine. Sérieusement: vous avez déjà fait attention à la qualité des bières présentées dans un supermarché Casino ou Trois Mousquetaires ? Franchement, ça fait peur … Entre les lagers surchargées pour alcooliques genre Atlas Intens, Dagsbier Forte ou Brauperle Super Strong et les mixtures à la Tequila pour ados attardés (Desperados Fuego, Fischer Merida, Kingsbräu Tekiros), les occasions de tourner de l’œil n’ont pas manqué ! Quel sens du sacrifice que le mien … Bref, au plus profond du côté obscur, ce sont les Lituaniens d’Utenos avec leur innommable Tuborg Skøll – de la Tuborg mélangée à de la Vodka, imaginez-vous – qui imposent leur loi devant la Tekiros précitée (brassée chez Saint-Omer) et la consternante Karlsberg Blonde Pur Malt. Et oui: je confirme, j’ai acheté ce trio d’artistes en France. Encore heureux que j’aie évité les taxes douanières …

IMG_1698[1]Refermons cette parenthèse douloureuse mais néanmoins nécessaire (il ne faudrait quand même pas qu’un historien du 38ème siècle se penchant sur les us et coutumes de notre époque en déduise fallacieusement qu’on se fendait la gueule avec chaque bière, non mais !). Bon, quoi d’autre ? Ah oui ! Tout d’abord un joli tir groupé de la brasserie tchèque Purkmistr (Plzen) avec 4 bières (Polotmavý, Světlý, Tmavý Ležák et Písař Pšeničné Kvasnicovéaux qualités indéniables. Puis l’inévitable De Molen bien sûr avec la Spik & Span, une savoureuse Golden Ale pouvant presque prétendre être une IPA. Une bière fort rare ensuite, produite en Norvège chez Nøgne Ø, envoyée par bateau dans des fûts à whisky en Australie pour être finalement embouteillée chez Bridge Road et ramenée depuis ces terres lointaines par les fameux “twin-tickers” Thomas et Philipp: l’Aurora Borealis, une Quadrupel forte et complexe affichant fièrement 14.9% d’alcool. Et finalement la seule (!) bière non-Suisse à être parvenue à se faire une place dans le top 10 du mois: l’excellente Mikkeller Grand Theft Orange des Danois d’Amager, une bière originale et complexe vieillie en fûts de Grand Marnier.

Ceci nous mène donc au fameux tsunami … En effet, si la domination helvétique au niveau de la quantité (un classique) mais aussi de la qualité (ça par contre, c’est beaucoup plus rare) a été écrasante, que dire de la brasserie qui a mis tout le monde d’accord sur le podium ? Vous l’avez sans IMG_1669[1]doute déjà deviné, il s’agit bien sûr de l’extraordinaire Storm&Anchor !

La Ryepa – une IPA brassée avec une portion de seigle, le jeu de mot ne vous aura pas échappé – allie précision et caractère de manière fascinante, l’âpreté du seigle apportant une dimension supplémentaire fort intéressante. La deuxième place revient à la très exclusive Sailor Grave Oaked, une version “barrel aged” de l’original où les notes boisées complètent de manière envoûtante les arômes de vanille, sirop d’érable et chocolat. Pour terminer, c’est la Oat – une Stout à l’avoine – qui l’emporte, un véritable délice de noisette et de café combiné à une solide présence de houblons et 7.1% d’alcool.

Franchement, vous avez encore des doutes sur la qualité des bières suisses après tout cela ?

cheers !

holland_glIt’s high time for me to have a look back at 2012 !

The first thing that can be said is that I have set a new personal record with 834 different beers tasted. It’s the eighth consecutive year that this happens, so while I used to pretend having reached my maximum pace, I think the best to do for me now is to shut up …

The  number of countries has been close to the one in 2011 with 35 (+1). But unlike 2011 which has been one of the very rare years without beers from new countries, I got that time lucky enough to score 3 “country points”: Dominica, Andorra and Monaco.

Considering the number of beers foreach country it’s no surprise to see (again) Switzerland on top with 243 (which means I could reach 2000 swiss beers next December). On position 2 we find the USA with 94, then Canada (82), Sweden (78) and Belgium (61).

3%20fonteinen%20logoMy favourite country of 2012 – with a minimum of 5 beers rated – is the same as the year before: Netherlands ! Very surely a bias due to the fact that the only beers (or almost) I’m drinking from this country are from the excellent De Molen and Emelisse … The followers are Norway (really close), Denmark, Scotland, Brazil and the USA. If you are surprised about the strong performance of Norway, then think about Haandbryggeriet and Nøgne Ø. And, yes, I’m surprised about the presence of Brazil too … only because I forgot the nice beers I had from them at the Mondial de la Bière in Montreal: so remember breweries names like Bodebrown, Colorado or Bierland. At the bottom of this country ranking, you can find Austria and Argentina.

For the first time I tried to put in comparison my country ranking with their average alcohol content. The correlation is impressive ! Effectively, the first 2 countries are the same with the Netherlands (8.3%) and Norway (8.2%) taking one and two and the analogies go further as Brazil and Scotland take 4th place (8%). BrauWerk-BW-logo-BrauWerk-GmbH-62554-2011So considering that Heineken Switzerland just discontinued its stronger beer – which had an impressive 6% alcohol content ! – arguing that people want lighter brews, I must, once again, accept the fact I feel differently. But dont’ worry: I can assume that matter of fact :-))

In the category of the most represented breweries we can meet the same ones as last year, just in another order ! De Proef is now first with 24 beers (second in 2011), De Molen is second with 21 (third last year) and BrewDog is third with 18 (took first place in 2011 with 19). For those of you wondering about De Proef, don’t forget that most of Mikkeller beers are brewed there and that I put the beers under their location of production, so this explains that ;-)

The top 5 breweries of 2012 – with a minimum of 3 beers – shows a nice mixture of countries with 3 Fonteinen (Belgium) on top, followed by Fanø (Denmark), Storm&Anchor (Switzerland), Dieu du Ciel! (Canada) and S:t Eriks (Sweden). I bet most of you don’t really know the last name on this list, do you ?

stormanchorThe most represented beer style is – like in 2011 – IPA. A very large win with 73 beers. Considering my favourite styles in 2012 (with a minimum of 5 beers) we can see Imperial Stout first followed by Imperial IPA, Black IPA, Barley Wine and Baltic Porter (the winner from last year). On the other side of the scale you will see Pale Lager at the bottom, then Dunkel, Fruit beers, English Pale Ale (surprising …) and Amber Ale.

As always, let’s now take a closer look at Switzlerland.

IMG_1594[1]Last year I have discovered beers from 20 new breweries. If some of them – like Walliseller Bier, Condémines or Muschtibräu – have been pretty bad, most of them were above average. The best new brewery of 2012 is Brauwerk from Oberweningen in the canton of Zurich. Second place goes to villa urPur (St. Niklausen, Obwalden) and third to BrewBrothers (Heimberg, Bern). Good breweries for sure but none of those three were able to make it into the top 5 of the best Swiss breweries of 2012. The win in this category belongs without surprise to the amazing Storm&Anchor just ahead of Officina della Birra. Further we have BFM on third place, Sudwerk fourth and Strättligen Bier fifth. Isn’t this a nice list ?

beer_104410It is pretty logical to meet brews from the aforementioned breweries while talking about the best Swiss beers of 2012. The win goes to the impressive Lisbeth from Officina della Birra while Storm&Anchor Nelson and BFM Abbaye Saint Bon-Chien 2011 take second respectively third place.

And finally, my overall highest rated beer from 2012 has been the exceptional Dieu du Ciel! Péché Bourbon with 19.2 points. The second place belongs to the BrewDog Tokyo Rising Sun Highland Edition while we can find plenty of wonderful beers on place three: A l’Abri de la Tempête Corne de Brume (Canada), Struise St. Amatus Oostvleteren 12 and 3 Fonteinen Armand’4 Oude Geuze Winter (both from Belgium), De Molen Festival Smoked Black IPA (Netherlands), Fanø Grassroots/Cigar City Neither and Amager Hoppin’ Frog Frog Hops to Amager (both from Denmark).

And now it’s no more time to look back but rather to get excited about what 2013 will bring !

cheers !

Ni l’été et la chaleur qui perdurent, ni de légers soucis de santé n’ont pu vraiment freiner mon élan et mon enthousiasme de dégustateur. Il faut dire qu’il y en a des bonnes choses planquées dans ma cave !

Les 55 bières au programme du mois passé comptaient des porte-paroles de 15 pays différents. La Suède – avec 10 – a tenté sans succès de détrôner la Suisse, qui avec 15 bières est une fois de plus le pays le plus représenté. Viennent ensuite les Pays-Bas avec 5 bières – mais quelles bières ! j’y reviendrai plus tard.

Il vaut la peine de s’attarder un instant sur la Suède. Ce pays, qui vit parfois dans l’ombre de son exubérant et néanmoins excellent voisin danois, me semble trop souvent sous-estimé. Grâce à mes échanges réguliers depuis 16 ans avec le légendaire chasseur de bières Per Forsgren, j’ai la chance d’avoir – avec 305 bières – une vue d’ensemble plus que respectable de ce pays. La Suède possède avec des brasseries telles Närke (14ème dans mon classement personnel des brasseries), Nynäshamns ou Jämtlands des représentants de classe mondiale. Et ils ne sont de loin pas seuls, comme me l’ont confirmé le mois passé des bières comme Jädraås Jädra Jul, Kalle Blot, Lunda Piraten, Oppigårds Ekporter 2011, S:T Eriks India Pale Ale ou Train Station The Hoppy One. Ce n’est donc pas une surprise si la Suède pointe à la 6ème place de mon classement des pays.

Quid de la Suisse ?

Pas de nouvelle brasserie – ce n’est pas Noël tous les mois – et pas de mauvaises bières non plus – bon, la bière aux abricots des Divins Brasseurs était certes un peu à la limite … Donc  quoi ? Et bien surtout des confirmations. Tout d’abord que les bières de Danidrinks sont intéressantes (j’ai bu récemment la Lager 34 et la Black Mexican), donc si vous faites un tour à Berne, arrêtez-vous donc au bistrot Casa Marcello. Ensuite que la Brasserie de la Côte, bien que présentant toujours des bières de valeurs supérieures à la moyenne, semble toujours être en froid avec les houblons. Mais n’hésitez pas à essayer Le Trou Noir si vous la croisez. Autre confirmation, celle de l’excellence de Freddy Haldemann dont j’ai pu goûter 3 nouvelles versions de ses Darach Mòr,bières vieillies en fûts à whisky. Puis finalement la nouvelle bière de Sudwerk, la Liberator, une très bonne création venant compléter une gamme fort intéressante.

Il y a eu des horreurs de très haut niveau lors de ce mois d’août. Si la Valentins Weissbier Dunkel peut être juste poliment qualifiée de mauvaise, cet adjectif ne suffit largement plus pour décrire les deux bières suivantes, dont je n’ai pas réussi à déterminer laquelle était la pire. La Bofferding Lager Pils – une bière luxembourgeoise, fait rare – est un mélange de dissolvant et d’aspartam avec une texture huileuse et collante. N’imaginez même pas un instant finir votre verre ! La seconde, la Meteor Kochersberg, me ramène, avec ses notes de carton mouillé et de céréales âpres à en vomir, à une certaine réalité française, si loin des délices jubilatoires proposés entre autres par des brasseries telles Mont Salève, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune, l’Agrivoise, la Franche ou les Garrigues. Eh oui: un chasseur de bière ne rigole pas tous les jours !

Retournons donc le classement de 180 degrés ! Qu’y voit-on ? Et bien tout d’abord le fait que ce n’est pas ce mois-ci que je parviendrai à convaincre les éventuels sceptiques de ma capacité à apprécier des bières légères et subtiles … En effet, la plus légère du podium titre à 9.25% ! Avec deux Imperial Stouts et une Imperial IPA, on a affaire à du gros calibre …

En troisième position, nous trouvons la Haver & Gort, une Imperial Stout de la brasserie néerlandaise De Molen. Ce beau bébé de 12.3% et 93 IBU a passé une bonne partie de sa maturation dans des fûts de whisky de la région Speyside. Les notes boisées, vanillées s’allient au malt rôti d’où les touches de café  dominent pour faire de cette bière une expérience somptueuse.

La brasserie Emelisse complète la forte présence des Néerlandais dans mon top avec leur White Label Imperial Russian Stout Peated Jack Daniels qui prend la deuxième place. Si le nom n’est pas vraiment court, il a l’avantage de presque tout dire. Cette bière aux notes tourbées dévoile une grande complexité (avec notamment des notes de caramel, de cerises et de réglisse) et un solide caractère avec ses 9.5% et ses 60 IBU.

Le vainqueur du mois est issu d’une triple collaboration américano-danoise, puisqu’il s’agit de la Neither, une Imperial IPA conçue par les américains de Cigar City (Floride) avec les “brasseurs sans brasserie” de Grassroots (Vermont) et brassée sur les installations de Fanø au Danemark. Oui, le monde est un grand village ! Cette fantastique bombe à houblons est superbement construite avec des notes de fruits tropicaux, une forte amertume et une finale très longue, sèche, légèrement épicée et divinement houblonnée. Il est fort dommage que cette bière n’ait été produite qu’à une seule reprise …

santé !

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne le mois de février a été triste, froid et stressant.  Trois adjectifs n’ayant rien à voir avec les bières qui m’ont accompagné tout au long de ces 29 jours et qui n’ont pu qu’au plus freiner légérement mon ardeur de geek de la bière. Après tout, la vie continue jusqu’à ce qu’elle s’arrête (citation méconnue du seigneur de La Palice ;-)).

Le programme du mois précédant a donc été constitué de 48 bières en provenance de 14 pays.  La Suisse – ça devient banal – a formé le gros de la troupe avec 12 bières, suivie par les USA (10) et la Suède (5). Quelques rares contrées au menu avec l’Autriche (difficile de trouver des bières de ce pays malgré le fait d’être voisins), le Laos, la Lettonie et le Pays de Galles. Et quant on en vient à parler des flops,  c’est sans grande surprise que je dois constater que les 5 cancres du mois proviennent des 3 premiers nommés …

L’Autriche, bien que ne partageant pas l’obédience aveugle de l’Allemagne pour la Reinheitsgebot et donc les limitations qui en découlent, passe pourtant pour l’instant complétement à côté de la révolution qui touche le monde de la bière. Et n’est pas capable non plus de présenter des lagers du niveau de son grand frère germanique. Les 3 Frastanz (s’Dunkle, s’Klenne et s’Honig) que j’ai goûtées récemment peuvent être au mieux qualifiées d’insignifiantes.

La Muižnieku de la brasserie lettone Aldaris – appartenant à Carlsberg – est une pseudo-Dunkel fort douteuse offrant des arômes d’herbes médicinales et de légumes.

La Beerlao Dark de la brasserie Lao, appartenant à Carlsberg – non ce n’est pas l’écho … et sûrement pas un hasard non plus – n’était pas seulement inclassable dans le moindre style, mais présentait surtout des notes écoeurantes de beurre, de caramel et de légumes. Une prestation qui lui vaut sans problème la dernière place du mois.

Quid des bières suisses ?

Huit des douze de ce mois provenaient de la nouvelle microbrasserie d’Yvorne, Cathélaz. Une gamme étoffée et des produits globalement plus que satisfaisants malgré leurs tendances à être parfois un peu “verts” et souvent légérement surchargés en gaz carbonique. Le potentiel est là, c’est indéniable.

A côté de cette nouveauté, nous trouvons deux confirmations (si tant est que ce soit encore nécessaire) avec les superbes Sudwerk Wright Flight et villa urPur Elfe, deux parfaits exemples du fait qu’il est possible de brasser des Weizen qui soient excellentes et intéressantes.

De bonnes choses donc côté helvétique, insuffisant toutefois pour atteindre le podium. Au pied de celui-ci nous trouvons d’autres excellentes bières telles la Dobbel Dose des norvégiens de Haandbryggeriet – une robuste Imperial India Pale Ale -,  la voluptueuse Too Cream Stout des américains de Dark Horse ou un admirable Doppelbock des norvégiens (encore!) de Nøgne Ø, der Kollaborator.

Sur la troisième marche du podium, nous retrouvons une brasserie américaine dont je n’avais plus croisé la route depuis quelques années: Rogue Ales. Leur Captain Sigs Deadliest Ale est une IPA titrant à 6.2% et présentant 80 IBU.

Une fois n’est pas coutume, il y a deux vainqueurs ce mois-ci.

Tout d’abord un habitué des honneurs avec la brasserie écossaise BrewDog et son Avery Brown Dredge. Elle a été brassée par trois écrivains britanniques spécialistes de la bière, Zak Avery, Pete Brown et Mark Dredge. Ils ont choisi de produire une Imperial Pilsner (ou une Strong lager généreusement houblonnée si vous préférez) et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette bière – 7.5% et 59 IBU – est très convaincante !

A égalité donc, on trouve la Södvik Säsong de la brasserie suèdoise Ängö. Cette bière, titrant à 6.5%, est superbement bien faite, équilibrée et présente des notes de poires ainsi que la touche attendue de poussière et d’écurie, un classique dans le style Saison et très certainement obtenu ici aussi grâce à l’addition de levures brettanomyces.

Je ne sais pas vous, mais moi, cet article m’a donné soif …

A votre santé !

For the third consecutive year I have been able to taste an average of two beers a day, even setting a personal best mark of new beers with 777 (the good twin of 666, probably).

After “vegetating” for years at about one new beer a day, I have now found my cruising speed. The fact I do have permanently between 100 and 200 new beers awaiting in my cellar proves I cannot (and don’t want) to rate faster. Those of you who think that an average of 2 new beers a day is a lot must be informed that the most prolific raters on ratebeer.com are producing numbers of a totally other level : notorious raters like fonefan, yespr or Ungstrup are tasting more than 3’000 beers each year and can even reach up to 6’000 ! One has to think twice about those numbers to realize what they represent: an average of 8 to 16 beers a day and this weeks after weeks, months after months ! Definitely not a performance I would be able to realize, not even during a single week.

So let’s come back to earth and respond to a recurrent question I got from people about my beer hobby: where on hell do you get all your beers from ? I have already addressed this 2 years ago on my homepage and I will do it again here. So there it is:

As you can see, the percentage of new beers obtained through trades is pretty high and has even increased during the last two years (was 32% in 2009). The kings in this category are the Swiss beertickers Philipp Sigg and Thomas Schneider with 122 beers. Many thanks to both ! One of the big differences with 2009 is that I am nowadays barely ordering beers on online shops (two years ago this category was accounting for one-fifth of my beers). The reason for it has one name: Erzbierschof ! This incredible and wonderful beer shop/bar has been my main resource in 2011 with a total of 154 different beers. Another difference is also the importance of beer festivals. As I said it in my FAQs, I’m not a festival guy. Nevertheless I have attended the last two events of the Mondial de la Bière in Strasbourg and, added to the beers from the traditional Solothurner Biertage, it constitutes 10% of my total.

bottles brought back from the Mondial de la Bière in Strasbourg

One major fact of 2011 is that it has been the first year where I have not been able to find a beer from a new country. I was close to it in 2010 already but was eventually able to get a beer from Senegal. Since then: nada. So don’t hesitate to send me some beers from Aruba, Georgia, Mozambique or whatever you have and I don’t :-)

Talking about countries, it is no surprise that the one I had the most beers from has been Switzerland. It is not only my home but also – those who read my blog know it already – the country with the highest density of breweries per capita. Switzerland had also a clear lead with 227 beers, followed by Germany (131) and the USA (87).

Netherlands has been my favourite country of 2011, topping a list of 34 names and followed closely by Canada and Denmark. Far away, on the bottom, Hungary can be met.

The most represented brewery has been Brewdog with a solid number of 19 different beers, De Proef (13), De Molen (12) and the Swedes from Eskilstuna (12) come just after.

The days when the beer world was mainly an ocean of lagers is gone. This is confirmed by the most represented style of all my 777 beers from last year: IPA with 42 representatives. Don’t you think this to be a good news ? Well, I, for myself, definitely do. While talking about beer styles, my favourites in 2011 (considering only those with a minimum of 5 beers tasted) have been Baltic Porter, Sour Ale and American Strong Ale. On the other side, Pale Lager, Dunkel and Dunkelweizen failed – as usual – to please me.

As always, I would like to take a closer look at the beers and breweries from Switzerland. During the last 12 months, I have been able to drink beers from 28 new breweries. If some of them, like Tardiv, Mondlinger Bräu or Vieux Chemin, have been deeply disappointing, most of the others have shown above average qualities. My best new Swiss brewery from 2011 is – without surprise – Sudwerk. You can read more about them in this article from August. Second place goes to Rietgassbräu, a microbrewery from Rheineck in the canton of St-Gallen. I had unfortunately only one beer from them, a superb Schwarzbier. Engadiner Bier from Pontresina takes place three thanks to 4 interesting and clearly mastered beers. The race for the best Swiss beers of 2011 led to a triumph of the Brasserie des Franches-Montagnes: the Abbaye de Saint Bon-Chien 2010, a particularly marvelous vintage (see also Beer of the Month (March)), got first place, while its cousin, the Abbaye de Saint Bon-Chien Grand Cru, matured in San Giovese Barrel, placed second. A deserved third place goes to the Mamba, an IPA from the highly skilled Claude Degen, brewer of Degenbier.

My highest rated beer from 2011 has been the wonderful Stella 1 from the Danes of Mikkeller (brewed in Belgium at De Proef). You can read more details about this beer in my article “Bière du mois (septembre)”. I have already talked about the beer which takes the second place, as it is the legendary Abbaye de Saint Bon-Chien, 2010 vintage. Placed on second rank as well, the best representative of all 87 beers from the USA I got last year: the Angel’s Share Bourbon Barrel from the Californians of the Lost Abbey. This beer, a solid Barley Wine showing 12.5% alcohol,  is the same base beer as The Angel’s Share but is aged in Whiskey barrels instead of Brandy barrels.

Isn’t this a nice podium ?

cheers and happy New Year to you all !

Et voilà: une nouvelle année s’est écoulée ! Avant de revenir sur les bières qui ont marqué mon année 2011 dans un prochain article, je vais tout d’abord vous parler de mon mois de décembre.

Après un mois de novembre très pragmatique où je me suis (ef)forcé de cibler les bières de ma cave ayant le plus faible potentiel de garde, celui de décembre a été plus désordonné. Et plus jouissif par la même occasion ! 61 bières en provenance de 15 pays ont peuplé mes longues soirées en ce début d’hiver.

Comme la plupart du temps, c’est la Suisse avec 13 nouvelles bières qui vire en tête, suivie par la Belgique et la Suède avec 7 chacune. Notons parmi les autres pays le Pays de Galle avec 4 bières fort respectables de la brasserie Otley, les Etats-Unis avec 5 bières dont l’Ommegang Three Philosophers (ainsi qu’une autre apparaissant dans mon top 3 et sur laquelle je reviendrai plus loin), l’Ecosse avec notamment 2 solides bières de la brasserie Fyne Ales (Maverick et Highlander) et  4 bières anglaises dont l’excellente Barnsley Gold de Acorn, mais aussi le Danemark qui, en plus d’offrir le vainqueur du mois, marque sa présence avec la Kissmeyer No. 7 Honey Porter, brassée sous contract par Fanø, et la Christianshavn Pale Ale des excellents brasseurs d’Amager.

7 bières suèdoises disais-je donc, grâce bien entendu au légendaire Per Forsgren, mon plus ancien et plus fidèle “trader”. A côté de très bonnes bières issues de brasseries confirmées, comme la Stenstrand Sommar Ale de Nynäshamns et la Harvest Ale de Sigtuna, on trouve également la fort plaisante Jädraöl Trädgårdspilsner en provenance de Jädraås (le tout s’écrivant comme ça se prononce … ou peut-être l’inverse).

La Belgique, sur laquelle je jette un regard condescendant depuis quelques années, s’est rappelée à mon bon souvenir: 7 bières toutes de grande qualité, avec à leur tête la Monk’s Stout de Dupont suivie de deux superbes van Viven, la Blond et l’Imperial IPA.

Quant aux 15 bières suisses, 3 d’entre elles trustent malheureusement le fond du classement; j’y reviendrai plus loin. Le reste ? Surtout du moyen, mais aussi quelques très bonnes choses comme la délicieuse Blackout de Degenbier (qui doit regretter l’annulation du concours “Schweizer Bier des Jahres” …), le solide Barley Wine nommé Holzfass-Bier No 2 signé des thurgoviens de Brauhaus Sternen ainsi que la bière de Noël des excellents Sudwerk, la Santa’s Reserve. A noter également la très respectable Ende de Turbinen qui est à ma connaissance pour l’instant la plus grande brasserie du pays à avoir produit une IPA. Même si cela reste en quantité limitée.

Aborder les flops du mois ne permet malheureusement pas de quitter la Suisse … La Zurich Airport, qui n’a de Brown Ale que le nom, est une bière fort pauvre en goût et qui est offerte comme son nom l’indique dans l’aéroport de Zurich/Kloten. Mais elle n’est pas brassée à cet endroit puisqu’elle est produite par les Argoviens de Kündig-Bräu (habitués à faire mieux, soit dit en passant). Même déception de la part des créatifs brasseurs du Brauage du Garage à la Plage avec leur Eilean, une Scottish Ale brassée avec de la bruyère en lieu et place du houblon. Le résultat n’est pour moi pas au rendez-vous. Mais le sommet (ou plutôt le fond) du mois appartient à la Randenbräu Zwickel de la toute nouvelle brasserie Mondlinger Bräu (située à Flurlingen dans le canton de Zurich) avec une bière totallement immature, trop carbonique et présentant des notes désagréables de légumes.

Nous voici donc finalement arrivé au podium du mois avec un trio représentant parfaitement les pays se trouvant actuellement au sommet de la planète Bière. Par contre, et de manière étonnante, aucune trace ce mois-ci des styles les plus en vogue, tels IPA, Imperial Stout ou autres Sour Ale. Mais reprenons dans l’ordre.

La Temporis de la brasserie italienne Croce di Malto (dans la ville de Trecate au nord du pays) est une bière produite notamment à partir d’herbes et d’épices. Elle développe un arôme très floral et une forte présence en bouche, une respectable amertume ainsi que de longues notes fruitées et épicées dans l’arrière-goût. Elle titre à 6,8% et est superbement équilibrée.

L’excellente brasserie Short’s de Bellaire dans le Michigan frappe à nouveau très fort avec leur impressionnante Sustenance Black Beer. Cette Schwarzbier (si si, c’est une fermentation basse) présente un équilibre fascinant entre son fort houblonnage, ses malts rôtis partant sur le café et un corps bien plus robuste que ne pourrait le laisser supposer ses 6% d’alcool. Une bière qui se laisserait boire par litres !

Les danois et “client brewers” notoires d’Evil Twin sont de retour dans mon palmarès, cette fois-ci sur la plus haute marche du podium, avec une bière dont le nom à lui seul est déjà tout un programme: Soft Xmas aka Pretty Please With A Cherry On Top. Cette bière est une Stout impériale titrant à 10,9% et brassée avec de la vanille et des griottes par la brasserie Amager. On pourrait la classer comme Imperial Stout (ce qui contradirait mon affirmation d’il y a trois chapitres …), mais je rejoins volontiers la décision de Ratebeer de la déclarer comme bière aux fruits, tant l’ajout de cerise à de l’influence sur cette bière. La première gorgée est franchement surprenante tant les composantes de ce breuvage semblent partir dans différentes directions et à cet instant la confusion règne quant à savoir si on va aimer cette bière ou pas. Mais cette période ne dure pas et bien vite, comme par enchantement, les diverses caractéristiques  se rejoignent pour offrir un profil certes inhabituel, mais surtout complexe, robuste et extrèmement plaisant. Une merveille dangereusement buvable, surtout avec un tel degré d’alcool.

cheers !