Archive for October, 2011

For those of you who don’t know it yet, I have to say it again: the little beer world of Switzerland is far from being static ! Do you need a proof ? So take these 8 days from mid-October…

It began with the opening festivity of the new Napf brewery (October 7th to 9th).  Martin Bühler and Ruedi Schütz first started back in 2005, taking over the former Stadhaus Huttwil and founding the Brauerei Napf GmbH. After almost 5 years in Huttwil they decided to go a step further by becoming fully professional and moved their brewery to Walterswil, in a 4-floor building formerly used by the retailer Landi.

Walterswil is a little village located in the rural north-east part of the canton of Bern and about 10 kilometers away from Huttwil. No need to say I had to switch-on my GPS to find it … I had unfortunately not much time on my hands the first evening, but it has been just enough to taste a pretty interesting Walterswiler Zwickel, to exchange words with people like Öufi-Chef Alex Künzle or UHB brewer Ueli Bösiger, as well to visit the pretty nice new brewery’s installations.

During the 18 months needed for the brewery’s move (yes, people from Bern are reputed to be very slow …) the about 1’000 hectoliters production have been brewed at Felsenau. Napf offers a line-up of 6 beers based on the German tradition: the Napfgold, a pale lager I personally enjoyed but which may present to much diacetyl if you are unlucky; the previously mentioned Walterswiler Zwickel; a decent Dunkel but in which the evil diacetyl tends also to be too present; the nice Füürwehrbräu, a smoked beer; the unconvincing (at least the last time I got it) and hoppy Doppelbock Müeti’s Hopfebock and finally the top-fermented Schwarze Spinne, a Schwarzbier brewed partially with maize.

I’m sure Ruedi and Martin have enough potential to stabilize their beers, increase their production and offer more creations in the future. Good luck guys !

On the same day came an announcement for a new beer magazine: biergenuss. This magazine, written in German, will be released quarterly. It will contain interviews, presentation of breweries, results from tasting, reviews of books, news, ideas for cooking with beer and much more.

A very welcomed idea which should close a deep gap leaved partially by the discontinued and very uneven “Courrier de l’Orge” from the Association des Buveurs d’Orge. Here also, all my wishes of success go to editor-in-chief and publisher Reto Rudolf.

And then, one week later on October 14th, a little event took place in Crissier (a municipality located west of Lausanne) in front of the beer shop Au Grain d’Orge in honour of the publication of the first brewery guide of the French-speaking part of Switzerland (“Brasseries artisanales de Suisse romande“). The first ? Regular visitors of my Switzerland Beer Guide may disagree, so let me say the first in hardcopy form 😉

Six breweries were present at this festivity, (almost) one from each canton of Romandy: les Murailles (Genève), Bière Buse (Vaud), l’Enclave and Freiburger Biermanufaktur (Fribourg), Bières de Neuch (Neuchâtel) and BFM (Jura). Incontestably a selection of very good breweries ! This has resulted in an interesting and pleasant evening which even the deadly cold temperature has not been able to spoil.

Finally, some words about the guide: it is a very informative and well-designed book from which, unfortunately to my mind, every comments and reviews are deliberately absent. And in the present-days, chances are high that this guide could be very soon out-of-date, so I hope the editor is willing to publish future updates !

Si le nombre de bières que j’ai dégustées le mois passé – 56 – n’a rien d’inhabituel, c’est par contre le fait qu’elles provenaient de seulement 8 pays différents qui est notable. La raison en est assez simple puisque je me suis concentré sur les bières reçues de mes deux traders principaux (non, on ne parle pas ici de finance, heureusement !) : le suédois Per Forsgren et les « twin-tickers » suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider.

J’échange des bières avec Per depuis si longtemps que je ne me souviens plus quand cela a commencé (1999 ?). C’était en tous les cas avant le commencement de ratebeer en mai 2000. Per, tout comme moi, a sa propre page internet, sur laquelle il publie, dans le cadre d’un club (Ohhh… My Head…), les bières qu’il a bues. Et ceci depuis juin 1995, ce qui fait tout de même une éternité à l’échelle du world wide web. Per a été longtemps le numéro 1 des chasseurs de bières « en ligne » et a atteint le plateau mythique des 10’000 bières en mai 2007, devenant très probablement le premier non-Anglais à y parvenir. Il culmine aujourd’hui à plus de 15’000 bières et, même s’il s’est fait dépasser par la horde danoise, il reste le leader incontesté sur le nombre de bières en provenance de pays différents (194 !). Ce sont, bon an, mal an, 2 à 3 paquets que nous échangeons depuis plus de douze ans et c’est évidemment grâce à lui que je peux présenter une couverture plus que correcte de la Suède avec 252 bières testées à ce jour.

Or donc, le mois de septembre a été à nouveau dominé par l’omniprésence de nouvelles bières suisses (24), mais a été aussi marqué par un grand nombre de bières du nord de l’Europe : Danemark (9), Suède (8) et Norvège (2). Parmi ces 3 pays, à noter avant tout deux excellentes Mikkeller que l’on retrouve sur le podium du mois (j’y reviendrai). Mais aussi quelques fameuses Eskilstuna (dont l’Artos Moderna Lager), la Sigtuna Summer IPA, l’Amager Rye King et la Hesjeøl de l’excellente brasserie norvégienne Haandbryggeriet.

24 nouvelles bières suisses donc, avec parmi celles-ci pas moins de 7 nouvelles brasseries. Nous trouvons d’abord et au-dessus du lot, la brasserie thurgovienne de Mausacker (je n’en attendais pas moins d’un excellent brasseur comme Beat Rohner), puis, toujours au-dessus de la moyenne la bernoise Mordicus et la valaisanne Bartis ; un peu plus loin et toujours dans le fort correct, les argoviens de Schoggi (je me suis laissé dire que le brasseur ressemble exactement au logo) et les bâlois de Zöbi ; puis dans la catégorie « passable », les genevois de Père Jakob et pour terminer dans la catégorie « il-y-a-encore-du-boulot », le brewpub schwytzois de Horseshoe.

Quoi d’autre en Suisse ? Et bien, j’ai pu constater l’inaltérable manque d’idées et de culot de brasseries telles Baar (1862 et Grill Mandli) et Felsenau (Amber, même si cette bière est fort bien faite), contrastant avec la créativité d’Haldemann (Darach Mòr 10 et 35), Herzbräu (Spezial Sud 777) et Trois Dames (Stout Menthe). Je vous laisse deviner lesquelles sont des micro-brasseries récentes et lesquelles sont plus que centenaires, ainsi que d’en tirer des conclusions …

Concernant les flops du mois, une mention spéciale va à l’Allemagne pour des bières plus que douteuses, telle la Carl Theodor Lager, la Ganter Spezial Export et les Kloster Scheyern Dunkel et Hell.

Dans le haut du tableau, on trouve, de manière réjouissante, beaucoup de monde et je n’en citerai que quelques-unes, sans revenir sur les bières déjà mentionnées. Tout d’abord deux autres créations des danois d’Amager, l’Imperial Brown Ale et la Sundby Stout, puis les inévitables Cigar City avec la Maduro Oatmeal Brown Ale ainsi que Jai Alai IPA qui prend la 2ème place du podium du mois. Et finalement, j’en parlais plus haut, le tir groupé des danois de Mikkeller aux 3ème respectivement 1ère places. Bon, danois, plus ou moins : en fait Mikkeller est le champion du monde des brassages chez d’autres brasseurs, tels Amager, Brewdog, De Molen, De Proef, Fanø, Gourmetbryggeriet, Jennings, Nøgne Ø et Ørbæk. La Mikkeller Black (Whisky Edition) est une Imperial Stout vieillie durant 3 mois en fûts à whisky et titrant bravement à 17,5%. Elle est brassée en Belgique chez De Proef. Alors oui, elle n’est ni subtile, ni légère, mais bon sang qu’elle est complexe ! Et le vainqueur du mois est également produite chez De Proef. La Mikkeller Stella 1 (étiquetée plus précisément « Festival Special Edition 2010 ») est un Imperial Porter titrant 8.4% d’alcool. Elle a été brassée spécialement pour le Københavns Ølfestival 2010 et est limitée à 1’170 bouteilles. Mis à part son format Magnum (hyper chiant à transporter et à stocker …), cette bière est un pur plaisir. Les notes de malts chocolatés se marient parfaitement à une quantité déraisonnable (mais tellement jouissive) de houblons. Extrêmement complexe, on y trouve des notes de café, de noix, de résine, de bois et de réglisse. En résumé : c’est si bon qu’on en vient à regretter qu’il n’y en a qu’un litre et demi …