À peine ai-je eu le temps de jeter un coup d’oeil en arrière sur une très belle année 2011, qu’il faut se remettre au boulot: les nouvelles bières se bousculent au portillon !

Mise à part une dégustation à l’aveugle de 27 bières suisses (uniquement des lagers blondes de masse) dont j’ai eu pas mal de difficulté à me remettre sur pied – plus au niveau physique que mental; mes deux potes présents pourront témoigner que ça n’avait rien à voir avec un quelconque excès d’alcool ingéré ... – et sur laquelle je reviendrai en détail très bientôt, le mois s’est présenté de manière moyenne au niveau du nombre de bières (60), mais, et j’en suis fort aise, a été très bon au niveau de la qualité globale.

Parmi les treize pays ayant tutoyé mon gosier au mois de janvier, c’est à nouveau la Suisse qui se taille la part du lion quant au nombre avec exactement un tiers de toutes les bières. Suivent ensuite la France (7), l’Angleterre et les Pays-Bas (5). Mise à part le Chili, avec la très intéressante Kross 5, pas de pays inhabituels à signaler. D’ailleurs, à moins de creuser intensivement sur ratebeer.com et d’organiser un échange coûteux aussi bien en temps qu’en argent, mes chances de trouver une bière d’un pays nouveaux demeurent fort limitées.

Or donc, disais-je, la qualité a été très bonne ce mois-ci. Et il est réjouissant de constater que les bières suisses n’ont pas fait exception. Bien au contraire ! Certes, la nouvelle création de la brasserie neuchâteloise la Vouivre, dénommée de manière originale “la Blonde” (ce n’est même pas de l’ironie de ma part: leur 4 bières précédentes n’avaient aucun nom !), ainsi que l’Hopfendolde des peu probants Mondlinger Bräu n’ont pas été terribles, mais la valeur des autres a bien vite fait oublier ces deux bières mitigées. Il y a eu tout d’abord deux nouvelles merveilles de la brasserie zurichoise Gutknecht’s Hammer-Bier: la Morado-Maisbier (brassée à base de maïs violet) et l’Adventsdoppelbock où les épices telle la cardamome ainsi que l’écorce de citron ont été mariés à un bock généreux (6.8%) de manière absolument magistrale, ce qui la place ex-aequo sur la troisième marche de mon podium du mois. Hugo, le brasseur, confirme une nouvelle fois tout le bien que je pensais de son talent. Légèrement en deçà, mais toujours dans le très bon, on trouve deux nouvelles bières de Mein Emmental, ainsi que la Raben Brau Sommer et la Stozi-Bräu Columbus. En plus de ces confirmations sont venus s’ajouter deux nouveaux venus: les obwaldiens de villa urPur et les bernois de BrewBrothers (Heimberg, près de Thoune). Ces deux brasseries offrent des bières pleinement maîtrisées, de grande qualité et souvent très originales. A découvrir absolument !

Vue la qualité ce mois-ci, il serait indécent de ma part de parler de flop du mois en citant les 3 bières squattant le fond du classement. Je ne le ferai donc pas. Et ça me laissera de la place pour citer un peu plus de bières ayant marqué le mois.

Je commencerai tout d’abord par saluer la brasserie française du Mont Salève qui fait fort avec 4 bières franchement de bonnes factures. Pour celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus sur cette brasserie, je leur conseille l’excellent article que lui a consacré mon légendaire ami Laurent Mousson sur son blog “Front Helvétique de Libièration”: Sur les frontières. Cette brasserie n’a pas été la seule de son pays à marquer le mois de son empreinte puisque j’ai eu le plaisir de boire la très convaincante Sans Dessus Dessous produite par l’Agrivoise.

Puis, j’aimerais signaler la très bonne brasserie néerlandaise Emelisse qui m’a prouvé, si besoin était, avec son Imperial Doppelbock et sa Rauchbier qu’il n’y a avait pas que De Molen aux Pays-Bas.

Autre bijou du mois: l’Ignis & Flamma, une délicieuse IPA inspirée de la Vuur & Vlam de De Molen et brassée par les belges de Struise.

Nous voici donc arrivé au podium du mois. J’ai déjà parlé précédemment de l’Adventsdoppelbock de Gutknecht’s Hammer-Bier qui, avec 16.8 sur 20, partage la troisième place avec le robuste (et coûteux …) barley wine anglais Marble Special 2009.

Le haut du pavé est tenu ce mois-ci par le Canada. Si la brasserie le Naufrageur n’y a de peu pas eu accès malgré sa St.-Barnabé ou surtout sa Corte Real, ses compatriotes ont brillé encore plus fort. C’est ainsi que la Matt’s Sleepy Time, une sorte de croisement entre une Stout Impériale et une strong ale belge genre St-Bernardus,  de la brasserie ontarienne Beau’s All Natural m’a complétement séduit. Et finalement au sommet trône la Corne de Brume de la brasserie québecoise À l’Abri de la Tempête. Cette dernière est située dans les îles de la Madeleine, un archipel du Golf du Saint-Laurent. Alors je ne sais pas si leur brasserie est vraiment bien à l’abri d’une tempête dans une pareille localité, mais ce qui est sûr, c’est que leur bière est bien plus agréable que de s’en prendre une dans la tronche ! Un nez fort complexe (vanille, noisette, caramel, prunes ainsi que d’autres épices) et un corps robustement malté avec une douceur parfaitement équilibrée par une sèche amertume. Bref, la classe !

santé !

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