Archive for April, 2012

Despite what Bavarians may pretend, the origins of Bock beers are lying in Lower Saxony in the town of Einbeck. From the 14th century the citizen of Einbeck had been given brewing rights and it seems that the first Bocks appeared then.

This beer seemed to have been originally top fermented and brewed with a large part of wheat. The word bock derived from Einbeck and also means goat, which explains the goats sometimes displayed on the labels. It has always designed a beer stronger than average. Nowadays Bocks are bottom fermented and have at least 5.3% alcohol.

The basic form – Dunkler Bock – is dark brown and very malty, mostly sweet and with a low hop character.

Another form is Heller Bock also called Maibock which is often presented between March and Mai, sometimes for Christmas. They have the same characteristics than  the basic bock, except than some earthiness or chocolateyness are absent , due to the use of pale malts instead of dark ones.

If the origins of Bocks may lead to discussion, those from Doppelbocks are clearly defined. This stronger version of traditional bocks was first brewed in Munich by the Paulaner monks. Usually dark in colour (a few pale one exist out there) they are intensely malty and toasty with in most cases some alcohol presence and a quite strong sweetness. They are ranging from 7% to 10% with still a low hop character (mostly below 30 IBUs). Lot of Doppelbocks are named “-ator” as a tribute to the original Paulaner Salvator. Switzerland does not make exception with the Zöbi-Nator or the Egghubel Luna Plenator.

Eisbock –  a very rare beer style – is produced by freezing a bock (or a doppelbock) and then removing the ice, thus concentrating the remaining beer. The result is an even stronger and sweeter product which is nicely suited as a dessert beer.

Weizenbock is a combination of weizen and bock which I personally estimate to belong to the Weizen family and hence not further consider here.

So, what about Bocks in Switzerland ?

First is to be said that amazingly – even if this beer style is a German tradition – no breweries from Romandie (the french-speaking part of the country) are producing (or have produced) a bock ! This will be corrected very soon though, considering the information I recently got…

The big breweries of the country are very precautious – to say the least – with bocks. So if Feldschlösschen, Heineken and Schützengarten are skipping this style, how could you except them to bring something bolder like stouts or IPA ? This is so right that one of the first thing having been done after the take-over of Hürlimann by Feldschlösschen is to discontinue the production of the legendary Samichlaus and from the Caesarus Imperator Heller Bock as well (the latter was produced for export only, so don’t be surprised if you don’t know it).

So nowadays you have to go with Locher and its Schnuggebock (but let’s be honest: a beer without any Bock characteristics), Sonnenbraü (Bock and Doppelbock; both subject to discussion  as well), Egger Bock (well …) or the brand new Rosengarten Schwyzer Bock Hell to find this style offered by a brewery of an important size.

Heller Bock are equally present as Dunkler Bock in Switzerland. This is mainly due to the fact that Swiss beer drinkers are supposedly afraid of dark beers (well, that’s at least what the big breweries and their marketing researches think to have found out).

The only Eisbocks I got from Switzerland were a test batch from the BFM (Alex le Rouge Eisbock, 14%) and the firstly commercialized but pretty modest what concerned alcohol content (7.5%) and quality: the Stadguet Eisbock.

So, it’s time to look at my top ten. Like last time, I will only consider here the beers which are still available. Otherwise, the Samichlaus would have crushed the opposition easily…

name brewery alc. comments
10th Oster Bock Raben Brau 6.6% a very unusual and loose interpretation of a Maibock – yet very good – showing notes of pumpkin and spices
Strättlige Bock Strättligen Bier 5.8% another quite free version presenting fruity and spicy tones and more hop character and bitterness as well
9th Barrique Maibock Schwarzbuebe Bier 9.5% an even more creative – and better – interpretation of the style: this strong and complex beer made its second fermentation for 2 weeks in a Sherry cask
6th Lago Mio Seeland Bräu 7% a very malty and characterful beer
Furgge Bock Hohgant 6.8% a Heller Bock showing notes of fruity and very aromatic hops
Maibock Gutknecht’s Hammer-Bier 7.5% a very tasty, fruity and malty Maibock
5th das Böhmische Haldemann 6% this Dunkler Bock is subtle, charming and very true to the style
4th Osterbock 2011 Haldemann 7.4% another great work from Fredy: a strong malty and chocolatey Doppelbock boosted by some fair hop presence
3rd St. Flannan Strättligen Bier 7.6% robust and accurate Doppelbock from Patrik !
2nd Maibock (M-Bock) Öufi 6.5% well-balanced, pleasant and true to the style
1st Adventsdoppelbock Gutknecht’s Hammer-Bier 6.8% darker in colour than usual, this beer is boosted with a total mastering by addition of lemon zest and cardamom

Si je me sens vieux aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que je viens de fêter mon anniversaire.  Non, c’est plutôt parce que je mesure toute la distance parcourue ainsi que l’énorme changement qui est arrivé au monde de la bière.

En fait, j’ai énormément de chance que ma passion ait débuté pendant une période de vaches maigres (1987), à une époque où l’on se réjouissait de trouver une Leffe, une Gauloise ou une Guinness. Repenser à cette époque est salutaire, puisque cela permet d’apprécier à sa juste valeur l’incroyable diversité actuelle. Une attitude qui doit être bien difficile pour un “beer geek” pas-encore-sec-derrière-les-oreilles, voyageant d’une Imperial Stout à une Rauchbier en passant par une Sour Ale et autre Double IPA, sans réaliser la chance qu’il a.

C’est avec ces pensées en tête que je considère le bilan du mois de mars et la qualité franchement élevée de la grande majorité des 58 nouvelles bières qui m’ont accompagné. Ce n’est pas demain la veille que je risque d’être blasé par les merveilles que je verse dans mon verre !

58 bières donc, un chiffre correspondant bien à mon rythme de croisière, mais largement insuffisant pour faire baisser le stock de ma réserve. Au contraire: avec plus de 80 nouvelles bières récoltées le mois passé, ma cave menace de déborder …

Il devient répétitif de signaler que la Suisse – avec 14 – prend à nouveau la tête au nombre de bières représentées. Suivent la France (8, merci Laurent !) et la Suède (7, merci Per !). Sur les 15 différents pays du mois passé, seule l’Espagne est relativement inhabituelle. Et quand je dis Espagne, ce n’est vrai qu’à moitié, puisque cette bière à été produite à la brasserie basque de Naparbier à Pampelune, en collaboration avec les champions du “client brewing”, les danois d’Evil Twin. Le résultat, soit dit en passant, est une excellente American Pale Ale, une denrée encore fort rare au Royaume d’Espagne.

Revenons sur la Suède et la France qui, en plus de leur présence en nombre, ont fait très fort au niveau qualité !

Chez les Suèdois, ce sont avant tout la Drakens DIPA de Oppigårds ainsi que la Fimbulvinter des toujours excellents Närke qui m’ont le plus convaincu. Mais il ne faudrait pas oublier la S:t Eriks Vårlager, brassée sous contrat chez Slottskällans, ou la Oppigårds Spring Ale 2011.

Et les Français ! Ceux d’entre vous qui, lorsqu’on parle de bière, associent encore la France avec Kronenbourg ou autre Meteor ont probablement le cerveau obturé par des drêches … Et oui, ça bouge et plutôt bien chez nos voisins ! J’en veux pour preuve (entre autres) les excellentes microbrasseries à l’origine du Front Hexagonal de Libièration, ce dernier étant, je cite: “une initiative contre la relative torpeur et le cynisme qui touche le monde brassicole français“. Mais ces fervents partisans du houblon (y en a, mais pas que !) que sont Matten, la Franche, l’Agrivoise, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune et Garrigues ne sont pas les seuls à symboliser le renouveau français, en témoigne par exemple la géniale brasserie du Mont Salève à la frontière suisse (dommage pour nous, il manquait peu …). J’ai pu, grâce à Laurent Mousson, déguster 4 nouvelles bières, cette fois encore très convaincantes, de cette étonnante brasserie. La Tourbée, une bière fumée, devançant de peu la Special Bitter et la Sorachi Ace Bitter (stupéfiante de goûts et d’arômes à seulement 2,5% !) dans mes notes. D’autres merveilles encore avec la brasserie de la Pleine Lune et ses “Il était lune fois”, des variations single hop que j’ai pu goûter en Nelson Sauvin (la grande classe !) et Cascade. Et je reviendrai un peu plus tard sur la meilleure bière française du mois, puisqu’elle a atteint le podium.

Les bières suisses du mois passé ont été peut-être globalement un peu moins fringantes qu’à l’accoutumée. La faute en incombe principalement à deux bières qui pointent en fond de classement. Si la qualité, disons modérée, de la Celsius Mécabricot de la brasserie artisanale d’Ayent n’est pas vraiment une surprise, celle encore plus modeste de la Stiär Biär äs Dunkels est par contre fortement décevante de la part d’une brasserie habituée à beaucoup mieux faire.

J’ai pu découvrir deux nouvelles brasseries suisses le mois passé, toutes deux en provenance du canton de Zurich. Talchern Bräu, avec son unique et très convaincante création, nommée de manière très imaginative Original, et Bierzunft Wehntal qui, bien que présentant un potentiel certain, a encore du chemin à faire.

Des excellentes bières suisses il y en a eu, même si elles sont restées en deça du podium. Tout d’abord bien sûr le nouveau millésime à la gloire du légendaire chat béatifié (ou était-ce sanctifié ?) de la BFM, j’ai nommé l’Abbaye de Saint Bon-Chien 2011, qui, fidèle à ses prédécesseurs, fait très fort. Puis le solide Old Harbour Porter de UHB, un autre synonyme pour qualité. Et enfin la très plaisante Bodemünzi, brassée chez Trois Dames (encore une brasserie avec laquelle on peut difficilement se tromper) pour la société ProMurten.

Avant d’aborder le podium, j’aimerais encore vous signaler deux excellentes bières l’ayant manqué de peu. La Burly Gourd (Provisions Series) des californiens de The Bruery est une Sweet Stout boostée à la courge et vieillie sur des copeaux de cèdre. Oui, je sais, ça peut faire un peu peur dit comme cela, mais ne vous inquiétez pas: je vous assure que ça fonctionne très bien! Puis l’Imperial Russian Stout des fameux néerlandais d’Emelisse qui dégage les sinus avec ses 11% d’alcool et ses 75 EBU. Et au cas où vous vous diriez “Waouh, il me faut ces bières !”, vous savez bien sûr où les trouver. Non ? Mais voyons: Erzbierschof  évidemment !

La troisième place revient à Hoppin’ Frog avec sa Barrel Aged Naked Evil BBW (où BBW signifie Belgian-style Barley Wine, rien que ça !). Cette bière, brassée à l’occasion du 5ème anniversaire de la brasserie, a été fermentée avec des levures anglaises et belges et vieillie dans des fûts à whiskey. Alors je ne saurais vous dire si cette bière, qui titre à 11.3%, est vraiment un Barley Wine dans le plus pur style belge (il faudrait d’abord qu’on me l’explique…), mais je peux par contre vous assurer que c’est une beauté complexe et très plaisante !

Pour la seconde place, nous retrouvons la France et la brasserie de la Pleine Lune. Enfin, presque. Ces derniers ont foncé plein nord et s’en sont allés brasser à Blaringhem dans le Nord-Pas-de-Calais à la brasserie du Pays Flamand. De cette collaboration est ressortie une bière presque aussi lumineuse que son nom: Super Nova. Cette India Pale Ale qui titre à 6.2% est une bombe à houblon qui réussi le tour de force d’être équilibrée, complexe, rafraichissante et pleine de caractère. La grande classe !

Si la Westvleteren 12 est une bière de légende, je suis d’avis que l’Oostvleteren 12 Sint Amatus – ma gagnante du mois – le mériterait également. Produite par De Struise, une brasserie belge pour le moins audacieuse et créative, cette bière est une Abt/Quadrupel (ou devrais-je dire Belgian-style Barley Wine ?) qui titre à 10.5% et a été vieillie dans des fûts de bourbon en provenance du Kentucky. Cette bière est un véritable feu d’artifice que l’on pourrait savourer pendant deux heures en y trouvant sans cesse de nouveaux arômes ! Et ne me dites pas que vous ne savez pas où trouver cette merveille …

A votre santé !