stoziAfin d’égayer quelque peu les longues journées d’un hiver qui – à mon goût tout du moins – s’éternise, j’ai déclenché le turbo. Non pas de ma voiture, dont les modestes 100 CV suffisent déjà largement à attraper des amendes plus facilement que la grippe, mais de mon rythme de dégustation.

Ce sont donc 74 bières en provenance de 11 pays que ma vue, mon adorat, mon goût et moi-même avons passé en revue le mois passé. Comme dans la majorité des cas c’est la Suisse qui se taille la part du lion au niveau quantité avec 19 bières représentées. Suivent la Belgique (15) et les USA (13), constituant ainsi le même trio que lors du mois de janvier, mais dans un autre ordre.

Aucun pays rare ni aucune nouvelle brasserie suisse découverte, est-ce à dire que le mois a été fastidieux ? Ce serait aller un peu vite en besogne que de l’affirmer !

img_0149_369Rares sont les mois où je ne parle pas de Storm&Anchor et celui-ci ne fait pas exception. Si la Saison a été (relativement) en-deça de ce qu’on peut attendre de la part de Tom Strickler, la Columbus a été absolument enthousiasmante, manquant le podium du mois pour un cheveu en faveur d’une autre bière suisse sur laquelle je reviendrai plus tard. Parmi les autres bonnes bières du pays, je citerai encore la Robust Porter de Gutknecht’s Hammer-Bier, la Stozi-Bräu Black Amber et la BrewBrothers the Bright. Il y a eu bien sûr aussi du fort douteux (BrewBrothers Rauchbier), du pas terrible (Old School Irish Brown Ale) et du “ça passe tout juste” (Öufi Südfuss).

Fort heureusement – et contrairement au mois précédent – , les bières de mon pays sont parvenues à éviter (certes tout juste) le podium des cancres… Sur ce dernier nous trouvons la poussièreuse et bizarre St. Stefanus Blonde des belges de van Steenberge, la Karjala III des finlandais d’Hartwall (une lager de masse dans toute sa splendeur) et finalement – la pire de toutes avec une bonne marge – la Royal Classic des danois de Royal Unibrew. Leur nom ne vous dit rien ? Pensez à Faxe, Ceres ou Albani, je suis sûr que vous avez déjà croisé une de leurs fameuses marques …

nogne-oIl y a eu une nouvelle fois beaucoup d’excellentes bières et, bien entendu, un bon nombre a échoué au pied du podium. Je citerai tout d’abord trois bières belges en commençant par l’excellente version limitée de Drie Fonteinen, l’Armand’4 Oude Geuze Zomer (un lambic qui se décline également magnifiquement dans les trois autres saisons: Herfst, Lente et Winter), ainsi que deux merveilles de Mikkeller made in De Proef, la Bedow Autumn Porter et la Milk Stout où le lactose se marie superbement avec les houblons. IMG_1608[1]On retrouve ensuite Mikkeller, mais cette fois-ci plus au nord en collaboration avec les norvégiens de Nøgne Ø pour la George! Barrel Aged Cognac Edition (excellente, même si elle reste à mon avis en-deçà de la version Calvados). Autre bière digne d’intérêt et issue également d’une collaboration entre trois brasseries américaines cette fois: la Saison du Buff. Celle que j’ai pu goûter a été brassée chez Victory, mais il en existe deux autres versions produites chez les autres acteurs de cette collaboration: Dogfish Head et Stone.

Nous voici donc arrivé à l’heure du podium.

J’ai déjà dévoilé plus haut la nationalité – helvétique – du numéro trois. Il s’agit d’un habitué et de son célèbre chat sanctifié (ou était-ce béatifié ?), la nouvelle version Grand Cru Rosé de la Saint Bon-Chien de la Brasserie des Franches-Montagnes. Une version vieillie dans quatre barriques de vins blancs et rouges, particulièrement élégante et complexe.carnevale-ale

Puisqu’on parle d’élégance et de caractère, la numéro deux du mois n’en manque pas. La Carnevale Ale des Californiens de Port Brewing est une superbe Saison boostée aux brettanomyces, particulièrement complexe et rafraichissante.

Et, finalement, la victoire revient à la bière néerlandaise Mühle & Bahnhof de De Molen. Cette bière est basée sur un style traditionnel allemand très populaire au 19ème siècle dans la région de Leipzig: Gose. Une fermentation lactique complète la fermentation classique et donne à la bière des notes douces et acides avec parfois – comme c’est le cas ici – une touche salée plus ou moins marquée. La Gose avait totalement disparue pendant 20 ans dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais effectue un petit retour depuis. Une expèrience à ne manquer en aucun cas !

cheers!

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