Archive for June, 2013

Wer hier nicht irrtümlich auf meinem Blog gelandet ist und sich um die Bierszene in der Schweiz ein bisschen interessiert, weiss schon lange, dass die Zahl der gemeldeten Brauereien in den letzten Jahren markant gestiegen ist. Während in 1994 mit nur noch 30 aktiven Brauereien einen Tiefpunkt erreicht wurde, steht diese Zahl heute auf 387 ! Und kaum werdet ihr diese Zeilen lesen, dass es wieder mehr sein wird …

Hier ist eine Grafik, die die Entwicklung der Anzahl aktiven Brauereien in der Schweiz zeigt:

Entwicklung der Anzahl der Brauereien in der Schweiz seit 1850

Entwicklung der Anzahl der Brauereien in der Schweiz seit 1850

Wenn dies so weitergeht,  wird die Rekordzahl von 1885 – nämlich 530 – in 2018 geschlagen. Die Frage ist natürlich, ob dieses wahnsinnige Expansionstempo noch lange dauern wird oder ob wir bald eine Konsolidierungsphase erleben werden. Um auf diese schwierige Frage eine Antwort geben zu können – oder wenigstens probieren – muss man zuerst die letzten 20 Jahren genauer analysieren.

Die nächste Grafik zeigt die Anzahl von Neueröffnungen, Abbauen sowie den Bilanz pro Jahr: bilanzWas kann man aus dieser Grafik ableiten ?

Zuerst dass die Anzahl von Neueröffnungen seit 2005 massiv gestiegen ist und aktuell auf seinem höchsten Niveau steht. Dann aber dass seit 2008 die Anzahl von Schliessungen ebenfalls stark zugenommen hat und seitdem den Zuwachs der Aufbauen kompensiert. Der jährliche Nettobilanz bleibt also seit etwa 4 Jahren konstant auf circa +30 Brauereien.

In Anbetracht dieses letzten Punktes sowie der Tatsache, dass die Schweiz weltweit die grösste Dichte von Brauereien pro Einwohner hat (siehe auch meinen Artikel “Number of breweries worldwide“), tendiere ich zu denken, dass die Wachstumsphase bald Vergangenheit sein wird (vermutlich sogar vor 2020) und dass die Recordzahl vom Jahr 1885 nicht geschlagen wird.

Liste der registrierten Brauereien

Erstmals wurden die Inlandbrauereien in 1935 im Rahmen der Einführung der allgemeinen Getränkesteuer registriert. Ab 1956 wurde eine Nummerierung eingeführt. Diese wurde alphabetisch nach Kanton – also zuerst Aargau, dann Appenzell, usw… – zugeteilt. Diese Brauereiliste blieb leider sehr lange aus Datenschutzgründen nicht öffentlich. Seit 2001 probiere ich auf meiner Homepage sämtliche Schweizer Brauereien aufzulisten. Diese Aufgabe wurde plötzlich nach dem Inkrafttreten des neuen Biersteuergesetzes viel leichter, da seit September 2007 das Verzeichnis der steuerpflichtigen Inlandbrauereien auf der Seite der Eidgenössische Zollverwaltung publiziert ist.

Während den letzten Monaten habe ich mich bemüht, diese Liste zu vervollständigen und vor allem die fehlenden Nummern der heute geschlossenen Brauereien herauszufinden. Bis auf 13 wurde ich fündig, so dass ich jetzt die folgende “geheime” Seite mit gutem Gewissen offenbaren kann: “Swiss breweries sorted by registry number“.

Prost !

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Ølfestival København 2013

Ølfestival København 2013

Décidément, chaque fois que je pense avoir été particulièrement actif dans ma chasse aux nouvelles bières, je le suis encore plus le mois qui suit. La barre du mois d’avril, pourtant assez haut placée grâce aux Solothurner Biertage, a été reléguée au second rang par le mois de mai avec l’aide notoire du festival de Copenhague. Eh oui! Je me suis offert une petite virée dans l’un des 4 pays les plus créatifs et intéressants au niveau bière à l’heure actuelle. D’où l’explication pour les 110 bières qui ont égayé ce mois de mai pluvieux.

Parmi les 15 pays représentés c’est bien sûr le Danemark qui écrase toute concurrence avec presque la moitié des bières (53), suivi des USA (16) puis de la France et de la Finlande (6 chacune). A noter aussi la présence de deux pays peu ordinaires avec les Îles Féroé (Okkara Gull) et le Bélarus (Krinitsa Starazhytnae, plus facile à boire qu’à prononcer d’ailleurs).

Malgré un mois helvétique très modeste au niveau quantitatif, j’ai toutefois réussi à mettre la main sur une nouvelle brasserie suisse: les zougois d’Einhornbräu, situé à Hünenberg, un bled apparemment pas facile à trouver … Leur Chlosterli est une bière correcte, sans plus. A noter également la très bonne Saxonne, une bière aux abricots de la brasserie valaisanne Bartis.

IMG_1714[1]Dans les abîmes infernaux du mois passé nous trouvons –  comme souvent – quelques boissons démoniaques. Tout d’abord deux bières de masse américaines mauvaises à souhait: la Yuengling Traditional Lager, un produit de la plus vieille brasserie étasunienne encore en activité (il serait peut-être temps de mettre la clef sous le paillasson, les gars!), une bière idéal pour aller au cinéma puisqu’elle pue déjà le pop-corn … et la Landshark Lager du géant Anheuser-Busch, un produit qui concurrence farouchement sa grande soeur la Bud sur le plan de la médiocrité. Mais les efforts de ces deux bières n’ont pas suffi pour prendre la place de cancre du mois, car la Kellegen Prestige des navrants français de Saverne (qui appartient au groupe allemand Karlsberg) était tout simplement imbattable ! Et de leur part, ce genre d’exploit ne me surprend même plus et ce depuis longtemps …

Le nombre de bières de qualité qui mériteraient d’être citées dans ces lignes étant trop élevé, je me vois forcé de faire des choix. Voici tout d’abord quelques-unes bières qui m’ont le plus impressionné à Copenhague:

IMG_1769[1]Ceux d’entre-vous qui sont attentifs auront remarqué deux choses: 1) il n’y a pratiquement que des stouts et des IPA/DIPA dans ma liste et 2) les danois sont les champions du monde des “gypsy brewers” ! Pour rappel, un brasseur “gypsy” (je ne suis pas sûr qu’un terme existe en français, en tous les cas il m’échappe pour l’instant) est un brasseur qui ne possède pas d’installation de brassage et qui fait produire ses recettes par d’autres brasseries. Le plus connu d’entre tous étant Mikkeller.

Il y a bien sûr eu d’autres merveilles en dehors de mes deux jours au Danemark. Tout d’abord la Sour in the Rye des américains de The Bruery, une superbe sour beer alliant à merveille épices, bretts, seigle et vieillissement en fût à vin rouge. Puis la BrewDog El Dorado, à mon avis la meilleure des 4 bières de la dernière série “IPA is Dead”. Et enfin deux bijoux en provenance d’Italie: la Zona Cesarini de Toccalmatto – une IPA houblonnée au Sorachi Ace et au Pacific Gem – et la Beerbrugna de l’excellent Valter Loverier, brasseur de LoverBeer – une sour beer de grande classe !

Il est maintenant temps d’aborder le podium qui voit un triomphe de l’excellente brasserie Amager – la meilleure du Danemark à mon avis – avec les places une et trois. La bière qui vient s’intercaler entre ces deux péchés capitaux mérite vraiment qu’on s’y attarde quelques instants.

Et un autre péché capital: la gourmandise !

Et un autre péché capital: la gourmandise !

Elle provient d’un brewpub de Gulfport en Floride – Peg’s Cantina – et j’ai eu la chance de la découvrir au bar Mikkeller & Friends (probablement la 1ère fois que cette bière sortait des USA). Il s’agit de la G.O.O.D. RareR DOS, une Imperial Stout vieillie en fût de rhum pour un résultat puissant et complexe. Elle est d’ailleurs actuellement classée 36ème sur Ratebeer, un fait qui n’est pas à négliger.

La numéro 3 du mois est donc l’Amager the Sinner Series Gluttony, une Double IPA très sèche, très amère et généreuse en houblons fruités, en bref une bière incitant vraiment à la gourmandise !

Le vainqueur provient donc de la même brasserie et c’est une solide Imperial Stout: the Sinner Series Pride. Ce breuvage peut effectivement se permettre d’arborer avec orgueil ses 10% d’alcool et sa complexité avec ses notes de whisky, de pruneaux, de cerises et de café noir, ainsi qu’une robuste amertume et une touche salée. Difficile dans ces cas-là de résister à la tentation !

cheers !