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laurentina

la Laurentina (Mozambique)

Du travail plein les papilles ! Voilà en gros le résumé du mois d’avril passé lors duquel j’ai été confronté à 95 nouvelles bières dont plus du tiers lors des 12ème Solothurner Biertage.

Parmi les 13 pays représentés, c’est bien évidemment la Suisse qui écrase tous les autres et pour une fois non seulement sur le plan quantitatif (59), mais également qualitatif (j’y reviens plus tard). La Belgique avec 8 bières et le Danemark avec 5 arrivent loin derrière. A noter la présence d’un pays inhabituel, l’Irlande, avec deux bières de la brasserie Trouble, une de celle de Carlow et une autre de Galway Hooker. Mais surtout deux nouveaux pays (158ème et 159ème): le Mozambique avec la Laurentina Clara et Saint-Vincent-et-les-Grenadines avec la Hairoun ! La première nommée était totalement buvable, soi dit en passant, ce qui constitue déjà un exploit lorsqu’on parle de cette catégorie. Je ne m’étendrai pas par contre sur la Hairoun …

Or donc, la chasse aux bières suisses a été particulièrement florissante ! Je vais commencer d’abord par les nouvelles brasseries, qui ont été au nombre de cinq.

Tout d’abord Burg Braui situé à Gurzelen dans le canton de Berne et nouveau membre de l’excellente “mafia” thounoise. Je vous en dirai plus sur cette brasserie lorsque j’aurai goûté leurs autres bières, mais la Simcoe était déjà prometteuse. De même avec les Argoviens de JamesBRÄU (Mühlethal) dont l’Amarillo Cream Ale est fort correcte. La Füürbier des Lucernois de Wipfli-Bräu (Inwil) m’a laissé passablement de marbre et je vais donc attendre d’avoir goûté leurs autres bières avant de formuler mon avis à leur sujet.

RED ALL HDR

Sottobisio Red

Ma rencontre avec les Soleurois d’Oberdörfer Chäuerbräu a commencé sur une fausse note lors de la première journée des Solothurner Biertage, leur Lager étant manifestement salement piquée. C’est donc avec une certaine crainte que je me suis attaqué à leurs 3 autres produits, qui, heureusement, se sont avérés corrects bien que pas très excitants (si ce n’est la Pfäffer peut-être). Ce n’est que le samedi que je suis revenu sur la Lager – sur un conseil avisé de Richi “SIOS” Leder – pour constater 1) que le premier fût était effectivement un accident et que 2) il y a encore pas mal de laxisme concernant le contrôle de qualité dans ce genre de festival …

Bien qu’ayant entendu certaines critiques à leur sujet, j’ai été personnellement convaincu par les 3 bières de la brasserie tessinoise Sottobisio. La Red m’a laissé la meilleure impression, même si l’on peut certainement discuter de sa classification comme Imperial IPA. Une brasserie à suivre en tous les cas.

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Cathélaz, JamesBRÄU et Biermanufaktur Maienfeld

Voici maintenant un morceau choisi des 51 bières suisses restantes du mois passé (pour la liste complète et plus de détail, reportez-vous à ma liste de bières récemment goûtées):

  • Comme à son habitude, l’Altes Tramdepot se donne de la peine et en a souvent: sa 5Teen – qu’on pourrait qualifier d’India Pale Lager – n’est qu’une soupe sur-houblonnée avec peu de caractère aromatique. Un bel exemple que plus n’est pas équivalent de mieux.
  • La Bertbier Jäger m’a un peu déçu de la part d’une brasserie capable de mieux faire.
  • La Saison Grapes de la BFM est un bijou qui manque le podium du mois pour un cheveu !
  • La Bier Factory Rapperswil Lager est la preuve – pour ceux qui en ont besoin, je n’en fait pas partie – qu’une Lager peut être autre chose qu’un liquide sans goût. Excellent boulot Stephen et Gabriel !
  • La Biermanufaktur Maienfeld (canton des Grisons) m’a conquis avec son IPA nommée 7304.
  • Les Tessinois de Bad Attitude (Birrificio Ticinese) ont frappé fort avec leur Williams Penny (une Two Penny vieillie en fût avec des poires) et leur Mad Saison (une sorte d’IPA belge qui cache dangereusement bien ses 12% d’alcool).
  • Les avis au sujet des Thurgoviens de Bodensee étaient fortement polarisés lors des Solothurner Biertage. Une conséquence sans doute d’avoir voulu présenter des styles audacieux tels que Gose ou Lambic. Quant à moi ? J’ai aimé ! Et en particulier la Joris, une “trappiste” qui n’a rien à envier à ses authentiques sœurs.
  • Buechibärgerbier … Hmmm, que dire en restant poli ? Si je peux presque comprendre que leur Kybergator – modeste mais parfaitement buvable – ait remporté sa catégorie au SIOS Trophy 2014, je reste par contre sans voix quand j’apprends que leur repoussante Frühlingsbier a réussi le même exploit ! Et je préfère ne même pas aborder la Golfer
  • Alain Cathélaz ne cesse de m’épater, car il est vraiment le maître des plantes et des épices. Sa Bière Blonde au Rhum, Citron Vert et Menthe n’a en rien terni sa réputation.
  • Agréable surprise chez les Divins Brasseurs (Sion) avec une très bonne Ambrée.
  • Déception avec la Gili Bräu 24er Noël.
  • Déception encore – mais légère –  avec Hardeggerperle qui me semble à bout de souffle: aussi bien leur Chrüterbier que leur Rauchbier restent en-deçà de ce qu’ils peuvent réaliser.
  • Déception toujours avec l’Hohgant Schwarzer Holunder (une bombe de diacétyle).
  • Et déception encore une fois avec la Dunkles de JungfrauBräu, une brasserie ici aussi capable de bien mieux.
  • Par contre, la bonne surprise de Soleure 2014 a été pour moi – avec Bodensee – les Lucernois de LuBB (Luzerner Bier Brauer): aussi bien leur Black Beauty que leur Bockbier m’ont bluffé !
  • Öufi ne m’a pas convaincu avec la Südfuess Bock et la Polaris.
  • Schwarzbuebe Bier est une brasserie souvent intéressante et j’ai été particulièrement satisfait par la Tonka Brownie.
  • Deux bières intéressantes et assez originales de Sunnegg: la Weizen et la Porter.
  • Bon travail – comme presque toujours – de la part d’UG Bräu avec la Nelson-IPA et la Chriesi.
  • UHB encore et toujours avec deux très bonnes IPA: la Hop Connection et la Mr. Nelson.
  • La Häxli Cascade d’Ackermann – brassée cette fois chez Unser Bier – m’a laissé dubitatif.
  • Même remarque quant aux Lucernois de Wiggerli et leur “das Dunkle“, ainsi que pour les Bâlois de zur Grünen Amsel avec leur Whisky Ale.

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Attention: très mauvais !

Quant au musée des horreurs, il a été peuplé de quelques perles ce mois-ci. Le groupe Carlsberg a fait particulièrement fort en trustant les 4 dernières places ! Tir groupé tout d’abord de leur joyau français – j’ai nommé Kronenbourg – avec la Grimbergen Printemps, un jus de sucre agrémenté de pomme et de gingembre, une véritable merveille pour les 6 – 9 ans. (Pour les plus courageux d’entre-vous, je conseille en passant dans le même créneau la Grimbergen Poire et la Grimbergen Rouge.). Puis avec la K Citron Vert et la K Fruit Rouge, deux cannettes dont on pense de prime abord que c’est leur packaging qui sera le plus horrible … mais non ! Le contenu fait encore plus fort …

Pas mal Kronenbourg, donc, mais bien sûr insuffisant face au dernier produit de Feldschlösschen, j’ai nommé la Cardinal Vodka & Citrus (décidément, la marque Cardinal s’en ramasse plein la tronche ces derniers temps …). Imbuvable, même à des fins scientifiques. Il est intéressant de noter les similitudes (au niveau emballage également) entre cet immonde breuvage et la Tuborg Skøl brassée chez Utenos (Lituanie) sous licence de … Kronenbourg. Même recette ? Sans doute: le monde est petit.

De l’autre côté du miroir – celui qui me motive chaque jour à me sacrifier corps et âme pour la bière (ok, j’exagère) – il y a bien sûr eu, mises à part les bières helvétiques énumérées ci-dessus, d’autres spécimens dont voici les principaux:

originalCeci nous amène par la force des choses au trio de tête qui – à la manière des mousquetaires – se présente sous la forme de 4 bières.

Deux d’entre-elles se partagent la 3ème place, la subtile et complexe Serendipity des américains de New Glarus et la Tripel Hop 2014 des légendaires belges de Duvel, houblonnée pour l’occasion avec du Mosaic.

Sortez le drapeau suisse pour fêter les deux premiers ! Et pas n’importe quelles brasseries, puisqu’il s’agit des deux qui se disputent avec acharnement la place de meilleure brasserie helvétique dans mon cœur et mes statistiques depuis environ deux ans. Pour cette fois-ci, Storm&Anchor doit courber l’échine – même si sa Citra Saison avait l’étoffe d’un vainqueur – face au virevoltant Jérôme Rebetez et sa BFM, tous les deux étant littéralement sur un petit nuage actuellement … C’est donc la puissante et complexe Procrastinator 2 qui s’impose lors du mois d’avril.

cheers !

So, das Pressecommuniqué des SBV (Schweizer Brauerei-Verband) mit den Zahlen vom Braujahr 2012/13 (1. Oktober 2012 bis 30. September 2013) wurde gerade veröffentlicht. Was ist hier zu sehen ? Eigentlich nichts Neues, da die Tendenzen von den letzten Jahren sich bestätigen.

Während den Bierimporten noch mehr als üblich zugenommen haben (+ 99’132 Hektoliter), hat sich der Inlandausstoss weiterhin reduziert und das nicht wenig nämlich um 143’019 hl. Der Gesamtbiermarkt hat also um 0.9% abgenommen. Hier eine Grafik, die die Entwicklung der Bierimporte und des Inlandausstosses darstellt:

import_inlandausstoss

In Anbetracht dessen, dass:

  • jährlich circa 30 Brauereien mehr gibt,
  • praktisch alle regionale und überregionale Brauereien ihre Produktion erhöht haben (Egger und Rugenbräu ausgenommen),
  • und die Bevölkerung immer mehr Interesse an gute Biere zeigt (was der Erfolg von sämtlichen Mikro-, Nanobrauereien und spezialisierten Bierbaren bestätigt)

können die grossen Verlierer eindeutig identifiziert werden, nämlich das Duopol Carlsberg und Heineken.

Die nächste Grafik zeigt die neue Aufteilung des Biermarktes:

swiss_markt_2013

Es ist zu bemerken, dass alle Zahlen belegbar sind, ausser die von Carlsberg und Heineken, die seit langen Zeiten ihre nicht mehr veröffentlichen. Die Summe aber des Marktanteils von diesen 2 Konsortien ist aber eindeutig und liegt bei 52.6% (Vorjahr 55.2%). Nur die Aufteilung zwischen diesen beiden musste ich – basierend auf Zahlen von Vorjahren – schätzen.

Der SBV – wo notabene nur 4 von ihren 16 Mitgliedern eine Abnahme ihrer Produktion hinnehmen müssten – hat natürlich wie immer schöne Erklärungen für diese unangenehme Situation, die einige Zeitungen als “Krise im Schweizer Biermarkt” betiteln haben. Was sind diese ?

Zuerst das schlechte Wetter.

Während ich bereit bin, diese Erklärung für die 0.9% Abnahme des Gesamtbiermarkts gelten zu lassen, wäre ich aber froh, wenn Herr Marcel Kreber – Direktor des SBV – mir erklären würde, wieso das schlechte Wetter keinen negativen Einfluss auf Importbiere hatte. Ganz im Gegenteil sogar ! “Hmm, heute ist es nicht sehr warm, ich werde also ein Sagres anstatt mein Feldschlösschen trinken“. Bitte … Dies ist also keine Erklärung für die Abnahme des Inlandausstosses.

Dann die Euroschwäche.

Ja, klar. Wobei mit einem Euro auf  1.70 wäre die Situation nicht besser. Die Tatsache bleibt: wenn man Massenbiere in der Schweiz produziert, kann man auf keinen Fall die importierten Billigbiere konkurrieren. Achtung: ich bin nach wie vor  überzeugt, dass Biermarken wie Eichhof oder Feldschlösschen besser als Karskrone, Kronenbourg oder Sagres sind. Aber der Preisunterschied, der sich manchmal um einen Faktor 3 oder 4 handelt, kann sich nicht rechtfertigen und dies vor allem nicht gegenüber das Zielpublikum, nämlich die absolute Mehrheit von ahnungslosen und uninteressierten Biertrinkern.

Und sonst ? Ahh, klar: die ominöse Stammtischkultur, die nicht mehr wie früher gepflegt wird, sowie die Rauchverbote.

Die zunehmende Tendenz, daheim zu trinken, ist nichts Neues. Dass dies die 2 Giganten frustriert, verstehe ich schon. Es genügt also nicht, eine halblegale Kontrolle über die Restaurante zu haben …

Die Inlandbrauereien geben sich aber kämpferisch” liest man im Pressecommuniqué. Und wie ? “Mit einer wachsenden Biervielfalt, grosser Innovationskraft und hohen Qualitätsansprüchen“. Ernsthaft ? Was ist bei Heineken/Carlsberg eine wachsende Biervielfalt ? Die etwa 40 geklonten Marken von Lagerbieren, die völlig austauschbar sind und sich durch den Braumeister nicht erkennen lassen ? Dann, wo ist die grosse Innovationskraft ? Das neue Cardinal Eve Spiced Mandarine und das Feldschlösschen Stark ? Und die Qualitätsansprüche ? Ist damit vielleicht das high gravity brewing Verfahren gemeint ? Naja … Und schlussendlich wird uns verzählt, dass der Ausbildungskurs zum Schweizer Bier-Sommelier eine Massnahme gegen Stagnation ist. Obwohl dieser Kurs ganz brav durch den SBV kontrolliert ist, muss man schon naïv sein, um zu denken, dass die Bier-Sommeliers Produkte aus den grossen Schweizer Brauereien hervorheben werden. Es sei denn natürlich, diese Bier-Sommeliers für den SBV arbeiten 😉

Vor etwa 6 Jahren habe ich mal prognostiziert, dass sich Carlsberg (oder Heineken) aus der Schweiz zurückziehen wird. Ich glaube an meine Prognose heute umso mehr, denn beide Firmen einerseits mit den Preisen von den Importbieren nie mitmachen werden können und andererseits unfähig sind (im Gegenteil zu Schützengarten oder Felsenau zum Beispiel) Innovationen auf dem Markt zu bringen. Und, angenommen dass es plötzlich ein Feldschlösschen Double IPA geben würde, wer würde das trinken ? Nicht der Stammtisch Trinker, das interessiert ihn nicht. Und auch nicht der neugierige Biertrinker, da bei ihm das Image von Feldberg und Heineksschen bis in alle Ewigkeit zu negativ ist.

cheers !

IMG_2079[1]L’année continue sur un rythme d’enfer avec un mois d’août joyeusement composé de 93 nouvelles bières. 2013 sera donc – je touche quand même du bois, une luxation des papilles gustatives est si vite arrivée … – la 8ème année consécutive durant laquelle j’aurai dégusté plus de nouvelles bières que l’année précédente. Et peut-être aussi la première avec un total de 1000 …

Sur les 11 pays différents rencontrés le mois passé, la Suisse écrase tout sur son passage avec une armada de 51 bières ! Elle laisse la Belgique loin derrière avec 17 (dont 15 de chez De Proef) et la Suède avec 10. Parmi les pays relativement rares, je citerai l’Autriche avec la (bonne) Benno Trappistenbier de Stift Engelszell et le Japon avec la CBC Celebration Ale de Baird (une bonne bière, mais un peu gentille pour une soi-disant Imperial IPA).

J’ai eu à nouveau la chance de découvrir 4 nouvelles brasseries suisses. Celle qui m’a laissé la meilleure impression est la brasserie des 5 Quatre Mille (Zinal) où qualité et créativité sont au rendez-vous. Très bonne également la seule bière que j’ai eu de Bodensee, la Winterblues Medizinalbräu. Ce n’est pas une surprise puisque le brasseur, Stefan Gysel, a sévi brillamment pendant quelques années chez les excellents Beste. Les Soleurois de Guldibräu se situent un peu en deçà des deux brasseries précitées mais toutefois au-dessus de la moyenne suisse. A noter avant tout l’intéressante Obscura, une bière à la vanille. Puis, finalement la brasserie l’Éphémère avec une bière plutôt douteuse – la Cellule Grise – qui me donne déjà des soucis en pensant aux 3 autres de leurs bières qui attendent dans ma cave …IMG_2089[1]

Voici en vrac quelques réflexions non-exhaustives (mais pas loin) sur les autres bières suisses dégustées le mois passé. Il y a eu:

IMG_2081Si la Cardinal Absinth a remporté haut la main le titre de plus mauvaise bière du mois, il y a eu toutefois un certain nombre de concurrents sérieux. Je pense surtout à la Gordon Finest Titanium de John Martin – un tord-boyaux qui donne une nouvelle dimension à l’adjectif “finest” – mais aussi la médiocre Esprit de la Province de la brasserie du Trio ou la fort décevante Pastrami on Rye de Pipeworks (une soupe d’épices difficilement buvable).

Heureusement, les bonnes bières ont été légion ! Voici tout d’abord celles qui ont échoué de peu au pied du podium: Toccalmatto Grand Cru (Italie), Renaissance 8 Wired SuperConductor (Nouvelle-Zélande), deux bières de De Proef – évidemment – la Mikkeller Hop Series Citra et la Mikkeller Stella 4 (une Imperial Milk Stout assez impressionnante), deux américaines avec la Froggy Style Wheat Porter de Pipeworks et la Goodnight Bodacious de Short’s, puis finalement trois bières suédoises: Sigtuna Equilibrium, Eskilstuna Black IPA et Ängö Bistra Årens Cikoriaporter.

IMG_2063[1]Parmi les trois premières bières du mois, nous retrouvons deux connaissances. Tout d’abord le tandem De Proef/Mikkeller – encore eux – 3ème avec la Spontancherry Frederiksdal, un lambic à la cerise de belle facture. S’intercalant entre nos habitués, nous trouvons une Carlsberg ! Mais bien sûr pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la Carnegie Porter Special 75th Anniversary. Ce Porter légendaire, disponible en deux versions – 3.5% et 5.5% – a été ici joyeusement revisité avec notamment un taux d’alcool boosté à 8.8% et un conditionnement en fûts à bourbon. Le résultat est un vrai régal, certes, mais insuffisant pour battre l’indétrônable Storm&Anchor et sa Black Powder, une Stout Impériale dopée aux piments et au cacao. Franchement, je vais faire une pause avec les bières de Tom afin de laisser une chance aux autres … Et en considérant mon programme du mois de septembre – Mondial de la Bière de Mulhouse et Unterländer Biertage – ça va se bousculer au portillon …

cheers !

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne le mois de février a été triste, froid et stressant.  Trois adjectifs n’ayant rien à voir avec les bières qui m’ont accompagné tout au long de ces 29 jours et qui n’ont pu qu’au plus freiner légérement mon ardeur de geek de la bière. Après tout, la vie continue jusqu’à ce qu’elle s’arrête (citation méconnue du seigneur de La Palice ;-)).

Le programme du mois précédant a donc été constitué de 48 bières en provenance de 14 pays.  La Suisse – ça devient banal – a formé le gros de la troupe avec 12 bières, suivie par les USA (10) et la Suède (5). Quelques rares contrées au menu avec l’Autriche (difficile de trouver des bières de ce pays malgré le fait d’être voisins), le Laos, la Lettonie et le Pays de Galles. Et quant on en vient à parler des flops,  c’est sans grande surprise que je dois constater que les 5 cancres du mois proviennent des 3 premiers nommés …

L’Autriche, bien que ne partageant pas l’obédience aveugle de l’Allemagne pour la Reinheitsgebot et donc les limitations qui en découlent, passe pourtant pour l’instant complétement à côté de la révolution qui touche le monde de la bière. Et n’est pas capable non plus de présenter des lagers du niveau de son grand frère germanique. Les 3 Frastanz (s’Dunkle, s’Klenne et s’Honig) que j’ai goûtées récemment peuvent être au mieux qualifiées d’insignifiantes.

La Muižnieku de la brasserie lettone Aldaris – appartenant à Carlsberg – est une pseudo-Dunkel fort douteuse offrant des arômes d’herbes médicinales et de légumes.

La Beerlao Dark de la brasserie Lao, appartenant à Carlsberg – non ce n’est pas l’écho … et sûrement pas un hasard non plus – n’était pas seulement inclassable dans le moindre style, mais présentait surtout des notes écoeurantes de beurre, de caramel et de légumes. Une prestation qui lui vaut sans problème la dernière place du mois.

Quid des bières suisses ?

Huit des douze de ce mois provenaient de la nouvelle microbrasserie d’Yvorne, Cathélaz. Une gamme étoffée et des produits globalement plus que satisfaisants malgré leurs tendances à être parfois un peu “verts” et souvent légérement surchargés en gaz carbonique. Le potentiel est là, c’est indéniable.

A côté de cette nouveauté, nous trouvons deux confirmations (si tant est que ce soit encore nécessaire) avec les superbes Sudwerk Wright Flight et villa urPur Elfe, deux parfaits exemples du fait qu’il est possible de brasser des Weizen qui soient excellentes et intéressantes.

De bonnes choses donc côté helvétique, insuffisant toutefois pour atteindre le podium. Au pied de celui-ci nous trouvons d’autres excellentes bières telles la Dobbel Dose des norvégiens de Haandbryggeriet – une robuste Imperial India Pale Ale -,  la voluptueuse Too Cream Stout des américains de Dark Horse ou un admirable Doppelbock des norvégiens (encore!) de Nøgne Ø, der Kollaborator.

Sur la troisième marche du podium, nous retrouvons une brasserie américaine dont je n’avais plus croisé la route depuis quelques années: Rogue Ales. Leur Captain Sigs Deadliest Ale est une IPA titrant à 6.2% et présentant 80 IBU.

Une fois n’est pas coutume, il y a deux vainqueurs ce mois-ci.

Tout d’abord un habitué des honneurs avec la brasserie écossaise BrewDog et son Avery Brown Dredge. Elle a été brassée par trois écrivains britanniques spécialistes de la bière, Zak Avery, Pete Brown et Mark Dredge. Ils ont choisi de produire une Imperial Pilsner (ou une Strong lager généreusement houblonnée si vous préférez) et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette bière – 7.5% et 59 IBU – est très convaincante !

A égalité donc, on trouve la Södvik Säsong de la brasserie suèdoise Ängö. Cette bière, titrant à 6.5%, est superbement bien faite, équilibrée et présente des notes de poires ainsi que la touche attendue de poussière et d’écurie, un classique dans le style Saison et très certainement obtenu ici aussi grâce à l’addition de levures brettanomyces.

Je ne sais pas vous, mais moi, cet article m’a donné soif …

A votre santé !

Die neuesten Zahlen des Schweizer Biermarkts, nämlich vom Braujahr 2010/11 (1. Oktober bis 30. September), wurden gerade publiziert. Was sagen uns diese Zahlen ?

Zuerst dass die Bierimporte weiterhin stark zulegen (+69‘284 Hektoliter), eine Tendenz, die seit dem Jahr 2000 praktisch konstant ist. Dann dass sich der Inlandausstoss um 38‘306 hl reduziert hat, was daraus ein bescheidenes Wachstum des gesamten Konsums von 0.7% resultiert. Die Entwicklung dieser zwei Werten über den letzten 20 Jahren sieht folgendermassen aus:

Der Pro-Kopf-Konsum in der Schweiz hat sich zwischen 1991 (71 Liter) und 2005 (54.8 Liter) massiv reduziert, was den sehr negativen Trend der Schweizer Produktion zum grössten Teil erklärt. Diese sah kurz danach besser aus, schrumpft aber wieder seit 2008. Da in den letzten 3 Jahren 100 neuen Brauereien eröffnet wurden und gleichzeitig die meisten Klein- und Mittelbrauereien ihre Produktion erhöht haben (wie zum Beispiel Schützengarten, Locher, Müller, Egger, Felsenau, um nur die grösseren Brauereien zu nennen), sind die (grossen) Verlierer einfach zu finden. Weiss das jemand ? Jawohl: Carlsberg (Feldschlösschen/Valaisanne) und Heineken Switzerland (Calanda/Eichhof) ! (die Frage war zu einfach, es gibt also keinen Preis zu gewinnen :-)).

Kaum bekannt ist die Tatsache, dass die beiden Giganten schon lange keine Zahlen mehr über ihre Produktion kommunizieren. Eine Zahl wird immer wieder in den Medien publiziert, nämlich dass die beiden zusammen 70% des Schweizer Biermarkts produzieren. Das ist ein totaler Quatsch, der vermutlich aus einer damals realistischen Schätzung vom Jahr 2000 herkommt. Gemäss meinen Schätzungen können diese zwei auf keinen Fall mehr als 60% darstellen. Etwas zwischen 57% und 58% scheint mir realistisch zu sein. Wie komme ich darauf ? Einfach mit einem Art Reverse Engineering: ich nehme alle Zahlen, die bekannt sind und der Rest gehört einfach zu Carlsberg und Heineken.

Nota bene Nr. 1: dies könnte wohl in Zukunft immer schwieriger werden, wenn man betrachtet, dass sogar Brauereien wie Egger, Felsenau oder Rugenbräu jetzt ihre Biermengen aus Konkurrenzgründen“ nur gerundet bekannt geben … Wie bitte ?!?
Nota bene Nr.2: dass meine Schätzungen ziemlich vollwertig sind, hat mir kürzlich eine sehr gut informierte Person bestätigt.

Hier also die Marktanteile in der Schweiz in 2011, made in Bov:

Was passiert also genau ? Jedes Jahr verzichtet circa 1% der Konsumenten auf seine Stange Feldschlösschen, Calanda, Cardinal, Tell, Gurten, Warteck, Halden Gut, Ittinger Klosterbräu oder wie alle diese ähnlichen Produkte mögen heissen und fliehen in 2 entgegengesetzte Richtungen.

Die erste Kategorie sind Leute für die Bier nichts anderes als ein Durstlöscher ist. Diese verschonen ihre Portemonnaie und entscheiden sich für billige Importprodukte (hauptsächlich die 5dl Dosen aus Deutschland).

Die zweite Kategorie bevorzugt zunehmend die Biere von kleineren Schweizer Brauereien. Sei es weil diese besser schmecken (was aber nicht immer der Fall ist) oder weil das Image der beiden Giganten negativ auffällt (fehlende regionale Identität sowie unzählige Übernahmen und Stellenabbau).

Was machen Heineken und Carlsberg dagegen ? Praktisch nichts ! Ihre Passivität ist wirklich verwunderlich. Sie motzen über dem landesweiten Rauchverbot in den meisten Restaurants und Bars, und bedauern, dass ihre Biervielfalt nicht wahrgenommen wird. Dabei realisieren sie nicht, dass Dutzende von geklonten Lager Hell bei weitem keine Biervielfalt darstellen … Umso besser für die Kleinbraureien ! Diese Lage ist aber mittelfristig für die Niederländer und die Dänen nicht tragbar. Ich gehe also davon aus, dass sie in den nächsten 10 Jahren entweder eine oder mehrere mittelgrosse Brauereien übernommen werden oder aber, dass sie aus dem Schweizer Biermarkt aussteigen.

Wer will mit mir wetten ?

cheers !

Ursprünglich plante der Chefbrauer Gerry Farrell mit seiner brandneuen Brauerei Sudwerk in Pfäffikon, eine jährliche Produktion von 500 Hektoliter zu erreichen. So einfach zu schaffen, sollte dies, mit dem durch die beiden Giganten Heineken und Carlsberg geschlossenen Markt, wohl nicht sein.

Kaum wurde aber die erste Flasche abgefüllt (Ende März 2011), kam Mitte Mai eine erfreuliche, allerdings ziemlich erstaunliche Nachricht: Sudwerk erhielt von Coop einen Auftrag über jährlich 180’000 Flaschen ! Die Biere sollen in sämtlichen Filialen in der Deutschschweiz und bei den grösseren Filialen in der Westschweiz verkauft werden. Mittlerweile wurde die Bestellung sogar auf 240’000 Flaschen erhöht !

Wie das ermöglicht wurde, weiss ich nicht; da müsste man Gerry Farrell direkt fragen. Tatsache ist, dass Sudwerk als erste Schweizer Mikrobrauerei es geschafft hat, wo bis jetzt andere, wie zum Beispiel Turbinenbräu, Unser Bier, Aare Bier und BFM, gescheitert sind, nämlich eine schweizweite Distribution ihres Produktes. Und nein! Striker Beer (das “nur” in der Deutschschweiz erhältlich ist) ist keine Mikrobrauerei: die Biere werden bei Falken gebraut.

Fairerweise darf ich aber die Graubündner von Biervision Monstein nicht vergessen: zwei Biere von dieser Mikrobrauerei, die jährlich 2’500 Hektoliter produziert, sind in über 300 Coop erhältlich. Das bringt uns auf dem zweiten wichtigen Punkt: dem Produkt selber.

Vor Sudwerk wurden schweizweit nur die üblichen, meist verkauften Biertypen vertrieben: Lager Hell, Weizen, Märzen, Pils (mit ein bisschen Phantasiekraft…) und … das wär’s langsam ! Es stimmt wohl, dass die zwei Biere von Biervision Monstein in dieser Liste nicht passen. Aber bitte: sowohl das Mungga, ein sogenanntes Kölsch, das man nie an einen Kölner auschenken darf, wie auch das monotone und atypische Stein+Bock haben etwas gemeinsam: die Qualität wurde ausserhalb der Flaschen vergessen.

Was bei Sudwerk also neu ist, ist das Qualität und ungewöhnliche Biertypen zusammenkommen. Und das Ganze wird in der Schweiz gebraut und weit vertrieben.

Das Western Rider, ein American Pale Ale, hat mir wirklich gefallen. Es ist sehr schön zwischen seinen Hopfen- und Malzcharakteristiken ausgewogen, was zu einem charaktervollen und sehr trinkbaren Bier führt. Das Gold Miner ist ein gut gehopftes Golden Ale, das als einzige Schwäche Spuren von Diacetyl zeigt. Das dritte Bier, das bald erhältlich sein sollte, Pioneer Porter, konnte ich noch nicht verkosten. Natürlich ist es nicht “das erste Porter-Bier der Schweiz” wie es regio.ch unwissend berichtet, es ist aber klar das erste Porter, das in der ganzen Schweiz verfügbar ist.

Der Werbespruch von Sudwerk lautet “Schweizerbier mal anders“. Schön und gut. Man muss aber präzisieren, dass das Schweizerbier seit mehreren Jahren “anders” als Lager Hell sein kann. Das haben uns, lange vor Sudwerk, Brauerein wie BFM, Sierrvoise, G48, Haldemann, Brasserie Artisanale de Fribourg, Officina della Birra, Altes Tramdepot, Rappi Bier Factory, Öufi, Faiseurs de Bière, Käppelijoch Bier, Brasserie Artisanale du Dérochet, Trois Dames, Strättligen Bier, BeSte, Degenbier, Sevibräu, Luterbächlihof, l’Enclave, UG-Bräu, Bières de Neuch, Brauerei.sh, UHB, Bief, Schwarzbuebe Bier, unter anderem, bewiesen. Obwohl alle diese Brauereien zusammen kaum 1% des in der Schweiz getrunkenen Biers produzieren, haben sie alle, und gewisse seit 15 Jahren, zu der Erziehung den Schweizer Biertrinkern und der Erneuerung der Schweizer Bierkultur beigetragen. Damit einmal, vielleicht, solche Biersorten nicht mehr als “anders” bezeichnet werden.

Was jetzt ? Interessant wird sicher die Reaktion der Konsumenten sein. Diese scheint jetzt extrem positiv zu sein, man muss aber minimum ein Jahr abwarten, bis Schlüsse gezogen werden können. Ein Erfolg wurde sicher Coop motivieren, weitere “ungewöhnliche” Schweizer Biere im Sortiment zu nehmen. Das könnte eine Chance für einige der oben erwähnten Brauereien sein.

Noch was: Sudwerk muss vorsichtig agieren und mittelfristig nach anderen wichtigen Vertriebskanälen forschen. Eine zu hohe Abhängigkeit an einen Vertreiber ist nicht gesund. Und dies nicht nur wegen einem allfälligen Preisdruck.

Beaucoup de travail ce mois-ci, puisque j’ai du faire face à pas moins de 92 nouvelles bières ! Mais, n’écoutant que mon courage, j’ai rempli mon devoir sans me plaindre un seul instant (il faut savoir se sacrifier pour la communauté ;-)).

Plaisanterie mise à part, la raison principale pour ce nombre élevé (enfin, élevé pour moi, car j’en connais d’autres qui tournent régulièrement à plus de 200 par mois …) est une dégustation de 8 heures et 29 bières en compagnie des “beertickers” suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider (7’400 respectivement 5’800 bières à leur tableau de chasse, pour ceux que ça intéresse). Oui, 29 c’est un peu beaucoup, surtout quand on veut prendre des notes. Mais finallement, avec beaucoup d’eau, un minimum de concentration et surtout une certaine routine, c’est parfaitement faisable.

Quand on regarde la répartition des pays parmi ces 92 bières, pas de surprises: c’est à nouveau la Suisse qui sort vainqueur avec pas moins de 27 bières (ce qui m’a permis de passer discrètement la barre des 1’400 bières suisses).  A nouveau d’excellentes découvertes avec entre autres Strättligen St.Flannan (un superbe doppelbock), Strättligen St. Lupulus (une IPA 100% Simcoe), les 3 impressionantes Stillman’s Darach Mòr, des bières vieillies en fûts de whisky et produites par l’excellente micro-brasserie Haldemann, mais aussi des nouveaux venus, tels les Argoviens de Reinecke Bräu et leur Irish Stout, les Saint-Gallois de Rietgassbräu et leur Ladina Schwarzgold ou la nouvelle brasserie de Pontresina Engadiner Bier.

Puis, derrière la Suisse on trouve l’Allemagne avec 15 nouvelles bières dont la très intéressante “1809 Berliner Style Weisse“, une Berliner Weisse traditionelle (tiens ? on s’en serait presque douté …) créée par le professeur Fritz Briem de l’académie brassicole de Doemens et produite apparemment sur les installations de test se trouvant sur place.

Au chapitre déceptions, c’est sans contestation possible l’Ale de Noël de la géniale brasserie Trois Dames qui remporte la palme. C’est la première fois que je suis confronté à une création de Raphaël Mettler ne me convenant pas: cette bière transpire Noël et sa cohorte d’épices (notamment le gingembre) de manière tout simplement exagérée. Mais cette bière n’est, et de loin, pas la pire que j’aie rencontré le mois dernier! Notons tout d’abord la nouvelle Cardinal Draft Lime Cut, un jus de sucre à l’arome de produit à vaisselle qui devrait plaire aux enfants de moins de 12 ans (et encore, pas tous) et probablement la première bière de la marque à être brassée par Feldschlösschen à Rheinfelden étant donnée la fermeture des installations de Fribourg. A propos de cette bière, il est encore intéressant de noter que Tuborg (appartenant à Carlsberg tout comme Feldschlösschen et donc la marque Cardinal) produit une bière “Lime Cut” depuis l’année passée. Il n’y a donc qu’un tout petit pas à franchir pour imaginer qu’il s’agit ici de la même recette.

J’ai toutefois rencontré pire durant le mois avec (à nouveau !) 2 bières hongroises imbuvables, la Kanizsai Sör de la brasserie Dreher (appartenant au géant SABMiller) et la Borsodi Arany Sas. Je me pose vraiment la question de savoir si la Hongrie brasse une bière digne de ce nom !

Pivotons maintenant de 180° pour contempler les merveilles du mois: mon trio gagnant est constitué de 3 bières des Etats-Unis. Une issue qui devenait inévitable à force de commander des bières chez le formidable Erzbierschof ! Et ceci d’autant plus que j’ai enfin pu mettre la main sur des bières de la très réputée brasserie de Tampa, Cigar City. On trouve donc à la 3ème place leur Either Black Ale, une très robuste Black IPA, titrant à 11,2% et aux arômes de houblons, de chocolat et de miel. La Mirror Mirror, un Barley Wine contemplatif de la brasserie Deschutes dans l’Oregon s’intercale à la 2ème place.

Et c’est donc une bière de Cigar City, l’Humidor Series Cedar Aged India Pale Ale qui trône au sommet.  Comme son nom l’indique, cette IPA a été vieillie en fûts, non pas de chêne comme cela se fait habituellement, mais de cèdre. Ce type de bois s’intègre de manière plus subtile et permet une meilleure expression des composantes de la bière, ici principalement du houblonnage fort généreux.

Pour ceux qui ne connaissent pas les bières de Cigar City, je me permets de me répéter: elles sont en vente chez Erzbierschof ! Vous attendez quoi pour en acheter ?