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Est-ce la fatigue cumulée d’une année bien remplie ? Ou alors les traditionnelles fêtes de fin d’année avec leur lot d’apéro à tout va (où l’on trouve de tout mises à part de nouvelle bières) ? Quoiqu’il en soit, le résultat est là et bien là: “seules” 44 bières ont composé mon modeste programme du mois passé. Peut-être aurais-je du m’efforcer de croire à la fin du monde et vider ma cave afin de profiter au maximum ? 😉 Mais cette performance mensuelle toussotante ne m’a pas empêché d’atteindre une (nouvelle) année record. Dont je vous parlerai en détail dans un autre article …

Ce sont 11 pays qui ont constitué le programme des réjouissances avec, à leur tête, la Suisse, de retour au sommet après son absence exceptionnelle du podium au mois de novembre. Les 14 bières suisses s’imposent devant les 11 des Etats-Unis et les 8 de la Belgique.

faulenseeJ’ai eu la chance de découvrir une nouvelle brasserie suisse le mois passé: Old School. Située à Faulensee, sur la rive sud du lac de Thoune, à mi-chemin entre Interlaken et Thoune, elle peut être sans difficulté qualifiée d’inconstante. En effet, de très bonnes bières telles la Citronello (au Motueka – un houblon néo-zélandais – et épicée à la citronelle et à la lime), la Gary’s IPA (avec de l’Amarillo) et la Sir Rossi (une élégante Irish Ale) sont malheureusement accompagnées de grosses ratées comme la Weizen et la Lager, les deux bières les plus mauvaises du mois.

mausackerSinon, bonne à très bonne tenue générale des autres bières suisses avec notamment la Mausacker Hell du génial thurgovien Beat Rohner, la Bière Blonde Cuvée Spéciale du maître des épices, le vaudois Alain Cathélaz et – évidemment – la Belgian Pale Ale ainsi que la Motueka de Tom Strickler dont l’ascension de sa Storm&Anchor vers la première place de mon classement des brasseries suisses semble irrésistible.

Mais – car il y a un mais – la meilleure bière suisse du mois vient d’ailleurs. J’y reviendrai en abordant le podium.

A nouveau, le niveau global des produits dégustés a été très bon. Mises à part les deux bières de la brasserie Old School citées précédemment, peu d’autres m’ont déplu. Il y a eu encore la Mikkeller Pontus (brassée chez De Proef) – sorte de sirop contre la toux aux herbes médicinales – ainsi que l’Ammerndorfer Pils de la brasserie Dorn-Bräu,une bière d’une grossièreté navrante.

IMG_1593[1]Passons à présent aux bonnes choses !

Tout d’abord j’aimerais cité l’Exploité, une Stout assez douce et plaisamment complexe de la brasserie québecoise Brasseurs du Monde. Ensuite la Tramp Stamp, une IPA à la fois veloutée et solide des états-uniens de Clown Shoes (Massachusetts). Et finalement, que serait une liste de bonnes bières sans la présence des écossais de BrewDog ? Les voici donc avec leur “Hello, my Name is Beastie“, une Double IPA à laquelle ils ont rajouté – à part des tonnes de houblons – des mûres. Le résultat est franchement excellent !

Nous voici donc arrivé au podium avec, sur la troisième marche, la Cigar City Or. Cette solide Black IPA (11.2%) est la deuxième bière issue d’une collaboration autour de quatre produits des brasseries états-uniennes Hill Farmstead, Grassroots (les deux de Greensboro dans le Vermont) et Cigar City (Tampa, Floride). Les quatre bières ont été baptisées Either, Or, Neither et Nor. Les deux premières – des Black IPA – ont été brassées chez Cigar City, la Neither (une Double IPA) par Grassroots et Cigar City sur les installations des danois de Fanø (Grassroots étant un “client brewer” sans installation de production) et la Nor – également une Double IPA – par Hill Farmstead et Cigar City dans la brasserie du premier nommé. Si vous avez tout compris c’est que vous êtes très fort 😉 …

IMG_1595[1]La deuxième place me permet de revenir sur le point que j’ai laissé en suspens en peu plus haut: celui concernant la meilleure bière suisse du mois. Normalement, lorsqu’une personne qui m’est peu ou pas connue m’affirme “ça, c’est la meilleure bière de Suisse“, je rentre en mode “cause-toujours-tu-m’intéresses” affichant une diplomatie de façade tout en essayant de contenir une profonde condescendance … Bien sûr, les brasseurs de la bière en question sont bons voire même excellents puisqu’il s’agit d’Officina della Birra (Bioggio). Mais tout de même … Heureusement, grâce à l’insistance de cet anonyme éclairé (il a même été rechercher cette bière le surlendemain au Tessin afin de la remplacer chez Erzbierschof sur leurs étagères des “intouchables” !), j’ai eu l’occasion de me faire ma propre opinion. Le résultat est bluffant: cette Lisbeth, une sorte d’American Pale Ale titrant à 7.5%, est d’un équilibre et d’une complexité remarquable avec notamment une forte présence de houblons fruités, une solide amertume et des notes de miel et de sureau. La classe !

Ces nombreuses qualités n’ont toutefois juste pas suffi pour prendre la première place qui revient ce mois-ci à la Armand’4 Oude Geuze Winter des belges de 3 Fonteinen. Faite d’un assemblage de lambics vieux de 1, 2 et 3 ans et houblonnée avec du Challenger, cette bière est offerte en bouteille de champagne de 75 cl. Cette série unique de Geuze existe en quatre versions (Lente, Zomer, Herfst et Winter) et je me réjouis déjà de goûter les deux saisons qu’il me manque encore.

cheers !

Ni l’été et la chaleur qui perdurent, ni de légers soucis de santé n’ont pu vraiment freiner mon élan et mon enthousiasme de dégustateur. Il faut dire qu’il y en a des bonnes choses planquées dans ma cave !

Les 55 bières au programme du mois passé comptaient des porte-paroles de 15 pays différents. La Suède – avec 10 – a tenté sans succès de détrôner la Suisse, qui avec 15 bières est une fois de plus le pays le plus représenté. Viennent ensuite les Pays-Bas avec 5 bières – mais quelles bières ! j’y reviendrai plus tard.

Il vaut la peine de s’attarder un instant sur la Suède. Ce pays, qui vit parfois dans l’ombre de son exubérant et néanmoins excellent voisin danois, me semble trop souvent sous-estimé. Grâce à mes échanges réguliers depuis 16 ans avec le légendaire chasseur de bières Per Forsgren, j’ai la chance d’avoir – avec 305 bières – une vue d’ensemble plus que respectable de ce pays. La Suède possède avec des brasseries telles Närke (14ème dans mon classement personnel des brasseries), Nynäshamns ou Jämtlands des représentants de classe mondiale. Et ils ne sont de loin pas seuls, comme me l’ont confirmé le mois passé des bières comme Jädraås Jädra Jul, Kalle Blot, Lunda Piraten, Oppigårds Ekporter 2011, S:T Eriks India Pale Ale ou Train Station The Hoppy One. Ce n’est donc pas une surprise si la Suède pointe à la 6ème place de mon classement des pays.

Quid de la Suisse ?

Pas de nouvelle brasserie – ce n’est pas Noël tous les mois – et pas de mauvaises bières non plus – bon, la bière aux abricots des Divins Brasseurs était certes un peu à la limite … Donc  quoi ? Et bien surtout des confirmations. Tout d’abord que les bières de Danidrinks sont intéressantes (j’ai bu récemment la Lager 34 et la Black Mexican), donc si vous faites un tour à Berne, arrêtez-vous donc au bistrot Casa Marcello. Ensuite que la Brasserie de la Côte, bien que présentant toujours des bières de valeurs supérieures à la moyenne, semble toujours être en froid avec les houblons. Mais n’hésitez pas à essayer Le Trou Noir si vous la croisez. Autre confirmation, celle de l’excellence de Freddy Haldemann dont j’ai pu goûter 3 nouvelles versions de ses Darach Mòr,bières vieillies en fûts à whisky. Puis finalement la nouvelle bière de Sudwerk, la Liberator, une très bonne création venant compléter une gamme fort intéressante.

Il y a eu des horreurs de très haut niveau lors de ce mois d’août. Si la Valentins Weissbier Dunkel peut être juste poliment qualifiée de mauvaise, cet adjectif ne suffit largement plus pour décrire les deux bières suivantes, dont je n’ai pas réussi à déterminer laquelle était la pire. La Bofferding Lager Pils – une bière luxembourgeoise, fait rare – est un mélange de dissolvant et d’aspartam avec une texture huileuse et collante. N’imaginez même pas un instant finir votre verre ! La seconde, la Meteor Kochersberg, me ramène, avec ses notes de carton mouillé et de céréales âpres à en vomir, à une certaine réalité française, si loin des délices jubilatoires proposés entre autres par des brasseries telles Mont Salève, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune, l’Agrivoise, la Franche ou les Garrigues. Eh oui: un chasseur de bière ne rigole pas tous les jours !

Retournons donc le classement de 180 degrés ! Qu’y voit-on ? Et bien tout d’abord le fait que ce n’est pas ce mois-ci que je parviendrai à convaincre les éventuels sceptiques de ma capacité à apprécier des bières légères et subtiles … En effet, la plus légère du podium titre à 9.25% ! Avec deux Imperial Stouts et une Imperial IPA, on a affaire à du gros calibre …

En troisième position, nous trouvons la Haver & Gort, une Imperial Stout de la brasserie néerlandaise De Molen. Ce beau bébé de 12.3% et 93 IBU a passé une bonne partie de sa maturation dans des fûts de whisky de la région Speyside. Les notes boisées, vanillées s’allient au malt rôti d’où les touches de café  dominent pour faire de cette bière une expérience somptueuse.

La brasserie Emelisse complète la forte présence des Néerlandais dans mon top avec leur White Label Imperial Russian Stout Peated Jack Daniels qui prend la deuxième place. Si le nom n’est pas vraiment court, il a l’avantage de presque tout dire. Cette bière aux notes tourbées dévoile une grande complexité (avec notamment des notes de caramel, de cerises et de réglisse) et un solide caractère avec ses 9.5% et ses 60 IBU.

Le vainqueur du mois est issu d’une triple collaboration américano-danoise, puisqu’il s’agit de la Neither, une Imperial IPA conçue par les américains de Cigar City (Floride) avec les “brasseurs sans brasserie” de Grassroots (Vermont) et brassée sur les installations de Fanø au Danemark. Oui, le monde est un grand village ! Cette fantastique bombe à houblons est superbement construite avec des notes de fruits tropicaux, une forte amertume et une finale très longue, sèche, légèrement épicée et divinement houblonnée. Il est fort dommage que cette bière n’ait été produite qu’à une seule reprise …

santé !

Si le nombre de bières que j’ai dégustées le mois passé – 56 – n’a rien d’inhabituel, c’est par contre le fait qu’elles provenaient de seulement 8 pays différents qui est notable. La raison en est assez simple puisque je me suis concentré sur les bières reçues de mes deux traders principaux (non, on ne parle pas ici de finance, heureusement !) : le suédois Per Forsgren et les « twin-tickers » suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider.

J’échange des bières avec Per depuis si longtemps que je ne me souviens plus quand cela a commencé (1999 ?). C’était en tous les cas avant le commencement de ratebeer en mai 2000. Per, tout comme moi, a sa propre page internet, sur laquelle il publie, dans le cadre d’un club (Ohhh… My Head…), les bières qu’il a bues. Et ceci depuis juin 1995, ce qui fait tout de même une éternité à l’échelle du world wide web. Per a été longtemps le numéro 1 des chasseurs de bières « en ligne » et a atteint le plateau mythique des 10’000 bières en mai 2007, devenant très probablement le premier non-Anglais à y parvenir. Il culmine aujourd’hui à plus de 15’000 bières et, même s’il s’est fait dépasser par la horde danoise, il reste le leader incontesté sur le nombre de bières en provenance de pays différents (194 !). Ce sont, bon an, mal an, 2 à 3 paquets que nous échangeons depuis plus de douze ans et c’est évidemment grâce à lui que je peux présenter une couverture plus que correcte de la Suède avec 252 bières testées à ce jour.

Or donc, le mois de septembre a été à nouveau dominé par l’omniprésence de nouvelles bières suisses (24), mais a été aussi marqué par un grand nombre de bières du nord de l’Europe : Danemark (9), Suède (8) et Norvège (2). Parmi ces 3 pays, à noter avant tout deux excellentes Mikkeller que l’on retrouve sur le podium du mois (j’y reviendrai). Mais aussi quelques fameuses Eskilstuna (dont l’Artos Moderna Lager), la Sigtuna Summer IPA, l’Amager Rye King et la Hesjeøl de l’excellente brasserie norvégienne Haandbryggeriet.

24 nouvelles bières suisses donc, avec parmi celles-ci pas moins de 7 nouvelles brasseries. Nous trouvons d’abord et au-dessus du lot, la brasserie thurgovienne de Mausacker (je n’en attendais pas moins d’un excellent brasseur comme Beat Rohner), puis, toujours au-dessus de la moyenne la bernoise Mordicus et la valaisanne Bartis ; un peu plus loin et toujours dans le fort correct, les argoviens de Schoggi (je me suis laissé dire que le brasseur ressemble exactement au logo) et les bâlois de Zöbi ; puis dans la catégorie « passable », les genevois de Père Jakob et pour terminer dans la catégorie « il-y-a-encore-du-boulot », le brewpub schwytzois de Horseshoe.

Quoi d’autre en Suisse ? Et bien, j’ai pu constater l’inaltérable manque d’idées et de culot de brasseries telles Baar (1862 et Grill Mandli) et Felsenau (Amber, même si cette bière est fort bien faite), contrastant avec la créativité d’Haldemann (Darach Mòr 10 et 35), Herzbräu (Spezial Sud 777) et Trois Dames (Stout Menthe). Je vous laisse deviner lesquelles sont des micro-brasseries récentes et lesquelles sont plus que centenaires, ainsi que d’en tirer des conclusions …

Concernant les flops du mois, une mention spéciale va à l’Allemagne pour des bières plus que douteuses, telle la Carl Theodor Lager, la Ganter Spezial Export et les Kloster Scheyern Dunkel et Hell.

Dans le haut du tableau, on trouve, de manière réjouissante, beaucoup de monde et je n’en citerai que quelques-unes, sans revenir sur les bières déjà mentionnées. Tout d’abord deux autres créations des danois d’Amager, l’Imperial Brown Ale et la Sundby Stout, puis les inévitables Cigar City avec la Maduro Oatmeal Brown Ale ainsi que Jai Alai IPA qui prend la 2ème place du podium du mois. Et finalement, j’en parlais plus haut, le tir groupé des danois de Mikkeller aux 3ème respectivement 1ère places. Bon, danois, plus ou moins : en fait Mikkeller est le champion du monde des brassages chez d’autres brasseurs, tels Amager, Brewdog, De Molen, De Proef, Fanø, Gourmetbryggeriet, Jennings, Nøgne Ø et Ørbæk. La Mikkeller Black (Whisky Edition) est une Imperial Stout vieillie durant 3 mois en fûts à whisky et titrant bravement à 17,5%. Elle est brassée en Belgique chez De Proef. Alors oui, elle n’est ni subtile, ni légère, mais bon sang qu’elle est complexe ! Et le vainqueur du mois est également produite chez De Proef. La Mikkeller Stella 1 (étiquetée plus précisément « Festival Special Edition 2010 ») est un Imperial Porter titrant 8.4% d’alcool. Elle a été brassée spécialement pour le Københavns Ølfestival 2010 et est limitée à 1’170 bouteilles. Mis à part son format Magnum (hyper chiant à transporter et à stocker …), cette bière est un pur plaisir. Les notes de malts chocolatés se marient parfaitement à une quantité déraisonnable (mais tellement jouissive) de houblons. Extrêmement complexe, on y trouve des notes de café, de noix, de résine, de bois et de réglisse. En résumé : c’est si bon qu’on en vient à regretter qu’il n’y en a qu’un litre et demi …

Der beste Bierladen der ganzen Schweiz zu sein war für Erzbierschof nicht genug. Nein, seit dem 13. September ist Erzbierschof ebenfalls Synonym für beste Bierbar in der Schweiz !

Gelegen in Liebefeld, eine kleine Ortschaft unmittelbar neben Bern, ist die Erzbierschof’s Bar für alle Bierliebhaber ein absolutes Muss !

8 Zapfhanen bieten eine sorgfältig abwechslungsreiche Selektion mit, zurzeit, Klassikern wie Chimay Tripel und Andechs Weissbier, die mit einer prächtigen Auswahl der Schweizer Biervielfalt zusammenleben: das neue Felsenau Amber, Locher Naturperle, UHB Sinner’s Ale, Trois Dames Pacifique Ale, Trois Dames Stout Menthe und BFM Abbaye de Saint Bon-Chien (ja, unglaublich aber wahr: das legendäre Saint Bon-Chien on tap !).

Diese Fassbiere stellen aber nur die Vorspeisen dar: die Flaschenbierauswahl ist einfach einmalig ! Man findet, unter anderem, Biere aus US-Brauereien wie Port Brewing, Cigar City, Hoppin’ Frog und Southern Tier, die Schotten von Brewdog, die Niederländer aus De Molen, die Belgier aus Cantillon und 3 Fonteinen, die Dänen aus Evil Twin und Beer Here, die Südafrikaner aus Bierwerk, einige Klassiker aus Deutschland wie Schneider Weisse, Köstritzer, Schlenkerla, Weihenstephan und Hacker-Pschorr sowie Schweizer Biere wie Burgdorfer, Felsenau, Egger, The Stillman’s Darach Mòr (Haldemann), Trois Dames und BFM. Diese Flaschen können direkt an der Bar getrunken werden oder mit nach Hause genommen werden.

Das Ganze in einer gemütlichen und schön dekorierten Bar, mit Poolbillard, Tischfussball, Darts, Internet Terminal und viele passionierten Gästen.

Alles in allem gibt es also genug Gründe, um die Erzbierschof’s Bar mehrmals zu besuchen …

Parmi les 76 bières dégustées lors du mois qui vient de s’écouler, la Suisse a repris la main, si ce n’est au niveau du podium, du moins au nombre de bières par pays. Ce sont en effet 29 nouvelles bières made in Switzerland qui sont tombées dans mon escarcelle. Et parmi celles-ci, comme à l’accoutumée, du très bon, du bon et du … un petit peu de moins bon.

Voyons ceci de plus près et dans le désordre:
Tout d’abord, j’ai découvert pas moins de 4 nouvelles brasseries le mois dernier.

  • Hasebärgbraui (Udligenswil, canton de Lucerne), chez qui j’ai commandé 3 bières via la page internet, présente des produits correctement faits, mais qui sont toutefois fort difficiles à identifier et à placer dans un style. Je ne suis certes pas un taliban des styles de bières (mes ratings tiennent très peu compte du fait qu’une bière corresponde à un style ou pas), mais il est quand même pas mal de savoir où l’on va.
  • La toute nouvelle brasserie fribourgeoise (non, ils n’ont pas repris les locaux de Cardinal …): la Brasserie du Chauve. Le brasseur, qui doit maintenant définitivement oublier l’option des implants capillaires, a vécu plusieurs années en Nouvelle-Zélande, d’où il est revenu avec un amour pour le houblon et les ales anglo-saxonnes. De bonnes bières (stout et black IPA entre autres) à essayer absolument. A noter que la ville de Fribourg à maintenant 3 brasseries présentant une belle complémentarité: les “anciens” de la BAF (brasserie artisanale de Fribourg), la Freiburger Biermanufaktur (très orientée Reinheitsgebot) et maintenant donc la Brasserie du Chauve.
  • Ce sont carrément 6 bières qu’offrent les Bernois de Mein Emmental (Konolfigen). Ici aussi, les styles ne sont pas forcément facile à cerner, mais en fait c’est plutôt un compliment quand on parle d’une brasserie suisse-allemande ;-). Du bon et du moins bon, mais l’enthousiasme et le potentiel sont là (et pas seulement à cause de leur excellente page internet). Ne manquez pas la Äs Fyschter’s, une stout fort bien faite.
  • Puis finalement (et enfin, car ça faisait un moment que je cherchais leurs bières), Storm&Anchor de Winterthur. Cette brasserie, qui n’est, il faut le préciser, pas (encore) commerciale et donc pas enregistrée à l’Administration Fédérale des Douanes, offrent des bières de types anglo-américains. Celles-ci ont un fort potentiel mais sont, pour certaines d’entre-elles en tous cas,  présentées trop jeunes. La Kodiak, un barley wine titrant à 11%, m’a fait forte impression.

A noter ensuite 4 nouvelles excellentes bières de Gutknecht’s Hammer-Bier, une brasserie qui évolue certes dans la zone d’attraction gravitationnelle du trou noir des styles germaniques, mais alors à un haut niveau ! Mention spéciale ici à leur Märzen-Bier.

De l’autre côté de l’espace-temps, on trouve la nouvelle plaisanterie de Feldschlösschen, l’Amber, mûrie sur bois de chêne. Oui, oui: sur bois de chêne. Vous ne pensiez tout de même pas qu’ils allaient employer des fûts, non ?

Retournons encore une fois la table pour finir par 3 superbes bières suisses:

Quittons maintenant la Suisse. Au chapitre flop du mois, c’est sans contestation possible la brasserie espagnole Masia Agullons qui l’emporte. Sa Pura Pale montrait des notes évidentes de DMS et sa Dalmoru était asphyxiée sous une tonne de coriandre. Fort décevant, considérant surtout la bonne, voire très bonne tenue de route des autres bières de cette brasserie, notamment la Setembre.

Avant de m’attaquer au podium du mois, j’aimerais encore citer 2 excellentes bières (afin que vous ne les manquiez pas lors de votre prochain passage au bar Erzbierschof ;-)): la Tres Blueberry Stout des américains de Dark Horse et la Bitch Please des as du marketing écossais Brewdog (brassée en collaboration avec la fabuleuse brasserie de l’Indiana, Three Floyds).

Or donc, le podium. La 3ème place revient à une bière relativement classique et qui m’a échappé pendant fort longtemps: la Kriek Mariage Parfait de la brasserie Boon. Peu de choses à en dire, si ce n’est qu’il s’agit d’un excellent lambic, comme la plupart des bières qu’ils brassent. La 2ème place revient à la Sea Bass de la fantastique brasserie Cigar City. Une sour ale complexe qui a également été ma 7000 ème bière dégustée (voir aussi ici).

C’est une bière italienne qui s’impose ce mois-ci et elle provient d’une brasserie qui m’était inconnue jusqu’alors: la LoverBeer BeerBera. Le brasseur, Valter Loverier, brasseur amateur de longue date, à récemment franchi le pas du professionnalisme. Ce brasseur jouit d’une très grande réputation parmi ses pairs et je comprends parfaitement pourquoi après avoir goûté quelques-unes de ses créations. La bière en question mériterait une rubrique à elle seule. Il s’agit d’une sorte d’hybridation issue d’un croisement entre le monde de la bière et celui du vin: en effet, aucune levure à bière n’est utilisée et la fermentation s’effectue, lentement, à partir de levures sauvages contenues dans du moût de barbera qui est rajouté à la bière de départ. Le tout est complété d’une maturation en fûts de chêne (non, on n’est pas chez Feldschlösschen ici …). Le résultat est tout simplement superbe !

Beer number 7000

Posted: August 19, 2011 in Beer tasting
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That’s right: I have just reached a new milestone with my 7’000th beer sampled very recently. I know it may sounds weird to some of you, but, yes, I do count every different beer I drink. This is just part of my beerhunting passion.

It’s not that I’m the kind of “my-list-is-bigger-than-yours” guy (there are a lot of people much faster than me in this sport), but having a lot to show is definitely part of any collecting hobby. Even if you, like me, don’t collect something physical. And even more if this hobby has turned to an obsession…  Am I obsessed with beer sampling ? Well, I suppose I am, but I can live with this fact without problems, so what ?

Beer hunting has never been so easy, so exciting but, in a way, also so frustrating that since the last decade.

It’s definitely easy. The beer revolution, started in the seventies, has now hit many countries, including Switzerland. The number of breweries and beers is exploding and I’m lucky enough to live in the country with the highest density of breweries per capita (see also “Number of Breweries Worldwide“). With the internet you can find today every beer shops, breweries and bars you could never dream about. Somebody who would decide to start today could find more than one thousand beers without going out of Switzerland. A blatant contrast with the situation I lived in the beginning when finding 100 different beers was a real challenge.

Exciting it is, of course ! The variety and quality of the beers as well as the creativity of the brewers are light-years higher than what they were before.

And frustrating it can be, particularly when you realize that there are some great beers out there that you will never be able to taste. The number of them is just too high now to get them all. I can remember days and even weeks in the nineties, during them I was just unable to find a new beer. Nowadays, my cellar is constantly containing between 80 and 150 new beers, waiting patiently to be sampled.

Here is a chart showing my number of beers sampled during the last 24 years and clearly demonstrating the impact of the better availability and higher number of beers on my sampling rate:

And the curve from the last 3 years could be even more vertical if I were only able to drink faster 😉
By the way, my choice for number 7000 went to Cigar City Sea Bass: a complex sour ale, a great beer from a great brewery.

Beaucoup de travail ce mois-ci, puisque j’ai du faire face à pas moins de 92 nouvelles bières ! Mais, n’écoutant que mon courage, j’ai rempli mon devoir sans me plaindre un seul instant (il faut savoir se sacrifier pour la communauté ;-)).

Plaisanterie mise à part, la raison principale pour ce nombre élevé (enfin, élevé pour moi, car j’en connais d’autres qui tournent régulièrement à plus de 200 par mois …) est une dégustation de 8 heures et 29 bières en compagnie des “beertickers” suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider (7’400 respectivement 5’800 bières à leur tableau de chasse, pour ceux que ça intéresse). Oui, 29 c’est un peu beaucoup, surtout quand on veut prendre des notes. Mais finallement, avec beaucoup d’eau, un minimum de concentration et surtout une certaine routine, c’est parfaitement faisable.

Quand on regarde la répartition des pays parmi ces 92 bières, pas de surprises: c’est à nouveau la Suisse qui sort vainqueur avec pas moins de 27 bières (ce qui m’a permis de passer discrètement la barre des 1’400 bières suisses).  A nouveau d’excellentes découvertes avec entre autres Strättligen St.Flannan (un superbe doppelbock), Strättligen St. Lupulus (une IPA 100% Simcoe), les 3 impressionantes Stillman’s Darach Mòr, des bières vieillies en fûts de whisky et produites par l’excellente micro-brasserie Haldemann, mais aussi des nouveaux venus, tels les Argoviens de Reinecke Bräu et leur Irish Stout, les Saint-Gallois de Rietgassbräu et leur Ladina Schwarzgold ou la nouvelle brasserie de Pontresina Engadiner Bier.

Puis, derrière la Suisse on trouve l’Allemagne avec 15 nouvelles bières dont la très intéressante “1809 Berliner Style Weisse“, une Berliner Weisse traditionelle (tiens ? on s’en serait presque douté …) créée par le professeur Fritz Briem de l’académie brassicole de Doemens et produite apparemment sur les installations de test se trouvant sur place.

Au chapitre déceptions, c’est sans contestation possible l’Ale de Noël de la géniale brasserie Trois Dames qui remporte la palme. C’est la première fois que je suis confronté à une création de Raphaël Mettler ne me convenant pas: cette bière transpire Noël et sa cohorte d’épices (notamment le gingembre) de manière tout simplement exagérée. Mais cette bière n’est, et de loin, pas la pire que j’aie rencontré le mois dernier! Notons tout d’abord la nouvelle Cardinal Draft Lime Cut, un jus de sucre à l’arome de produit à vaisselle qui devrait plaire aux enfants de moins de 12 ans (et encore, pas tous) et probablement la première bière de la marque à être brassée par Feldschlösschen à Rheinfelden étant donnée la fermeture des installations de Fribourg. A propos de cette bière, il est encore intéressant de noter que Tuborg (appartenant à Carlsberg tout comme Feldschlösschen et donc la marque Cardinal) produit une bière “Lime Cut” depuis l’année passée. Il n’y a donc qu’un tout petit pas à franchir pour imaginer qu’il s’agit ici de la même recette.

J’ai toutefois rencontré pire durant le mois avec (à nouveau !) 2 bières hongroises imbuvables, la Kanizsai Sör de la brasserie Dreher (appartenant au géant SABMiller) et la Borsodi Arany Sas. Je me pose vraiment la question de savoir si la Hongrie brasse une bière digne de ce nom !

Pivotons maintenant de 180° pour contempler les merveilles du mois: mon trio gagnant est constitué de 3 bières des Etats-Unis. Une issue qui devenait inévitable à force de commander des bières chez le formidable Erzbierschof ! Et ceci d’autant plus que j’ai enfin pu mettre la main sur des bières de la très réputée brasserie de Tampa, Cigar City. On trouve donc à la 3ème place leur Either Black Ale, une très robuste Black IPA, titrant à 11,2% et aux arômes de houblons, de chocolat et de miel. La Mirror Mirror, un Barley Wine contemplatif de la brasserie Deschutes dans l’Oregon s’intercale à la 2ème place.

Et c’est donc une bière de Cigar City, l’Humidor Series Cedar Aged India Pale Ale qui trône au sommet.  Comme son nom l’indique, cette IPA a été vieillie en fûts, non pas de chêne comme cela se fait habituellement, mais de cèdre. Ce type de bois s’intègre de manière plus subtile et permet une meilleure expression des composantes de la bière, ici principalement du houblonnage fort généreux.

Pour ceux qui ne connaissent pas les bières de Cigar City, je me permets de me répéter: elles sont en vente chez Erzbierschof ! Vous attendez quoi pour en acheter ?