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Staraya Krepost (Transnistrie)

Staraya Krepost une bière de Transnistrie. Trans … quoi ?!?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le chômage ne menace pas mon hobby de chasseur de bière: des festivals en veux-tu en voilà, des magasins de bières et des bars dont les offres se renouvellent sans cesse, des brasseries qui se créent encore plus vite que Messi enfile les buts et des brasseurs (ainsi que des amis) dont la générosité est de plus en plus grande. En bref: plaisir (beaucoup) et stress (un peu quand même) sont mon lot quotidien. Tout ça pour vous dire aussi qu’entre dégustations, mises à jour de ma page internet et boulot d’administrateur sur RateBeer, je commence à avoir passablement de peine à trouver le temps de pondre sur ce blog …

Mais revenons donc au sujet du titre. Ce ne sont pas moins de 197 nouvelles bières qui ont égayé mes papilles lors de ces deux derniers mois (105 en avril et 92 en mai). La Suisse – en partie grâce aux Solothurner Biertage – a bien évidemment écrasé toute concurrence au niveau du nombre avec 79 représentantes, devançant la Belgique (18) et les USA (12).

Bienvenue à deux nouveau pays: la Guyane française (avec la Jeune Gueule Weïti, une bière tout à fait honorable) et la Transnistrie, un état dont la reconnaissance est – comment dire – limitée, puisque seuls l’Ossétie du Sud, l’Abkhazie et l’Artsakh (eux-mêmes jouissant d’une reconnaissance très modeste …) la considèrent comme un État. Mais bon, comme à chaque fois, je me réfugie derrière les définitions de RateBeer et la Transnistrie constitue donc mon 164ème pays. Soit dit en passant, la bière – Staraya Krepost Klassicheskoe – était parfaitement buvable.

brew_23227D’autres pays rares se sont invités lors des deux derniers mois. La Moldavie principalement avec pas moins de 11 bières, la plupart des Lager disons … difficiles, mais aussi avec une bière de type belge de qualité honnête (la meilleure des 11 d’ailleurs): Persha Trapezne. Les deux bières éthiopiennes – Castel Beer et St. George Amber Beer – peuvent être trouvées en Suisse chez Beers’n’More. Finalement la Lituanie avec une bière forte (14%) et très intéressante: 13 Statinių (Tamsusis) de la brasserie Vilniaus Alus.

Quid des bières suisses ? Tout d’abord 7 nouvelles brasseries à signaler. Dans un ordre de préférence croissant:

Quant aux autres bières helvétiques des deux derniers mois, en voici un résumé non-exhaustif (si vous êtes friands de détails, voici pour rappel l’adresse où vous pouvez consulter mes 500 dernières bières: www.bov.ch/cgi-bin/shownewbeers).

  •  un super brasseur et un super houblon ne peuvent déboucher que sur une super bière: 523 Enigma Bliss;
  • très intéressantes nouveautés des Valaisans de 7Peaks avec en vedette la Cimes de l’Est;
  • le brewpub bernois Barbière continue de présenter qualité et innovation avec notamment la Green Bullet Nelson;
  • l’excellente collaboration entre Bad Attitude et le gypsy (je rigole …) Storm&Anchor – Daughter of Ashes – manque le podium du mois de mai pour un cheveu;
  • Old School Lake Side IPA

    Old School Lake Side IPA

    ce n’est pas le cas de Blackwell, 3ème du mois d’avril avec leur Nelson’s Sour Power Berliner Weisse. A noter aussi leur très bonne collaboration avec Full Measure: Nelson Terro{i}r!;

  • Bodensee fait encore mieux avec la sublime Van Meer, 2ème place du mois d’avril;
  • Brygger Øl ne voulant pas être en reste, Roger place sa superbe Saison Tonic sur la seconde marche du podium du mois de mai;
  • après les avoir fortement critiqué depuis leurs débuts ou presque, je dois avouer qu’ils m’ont très positivement surpris (pour la 2ème fois en 4 mois) avec leur Lucy IPA 14: il s’agit de Buechibärgerbier et il va me falloir passer en revue leur palette de bière à nouveau;
  • la prometteuse Brasserie des Coudres (Céligny, Genève) démontre son savoir avec sa superbe IPA, médaille de bronze du mois de mai;
  • toujours suivant le trend des IPA – et toujours très bon – Napf Müeti’s Hopfebombe;
  • Claude Degen, lui, prouve qu’il existe d’autres styles avec son Earl;
  • Officina della Birra confirme – si c’était nécessaire – ses qualités et sa créativité avec Castrum-Magnum et H2Ops;
  • pas moins de 7 nouvelles bières des Bernois d’Old School (Faulensee): pratiquement que du très bon et un véritable hymne aux houblons ! La meilleure d’entre-elles: Sun Storm III.
  • et finalement Trois Dames avec en vedettes l’Überliner Weisse (collaboration avec Barbière) et l’IPA Simcoe-Citra.
medallalight

Attention: produit très mauvais !

Comme certaines personnes m’ont fait remarquer que je devenais très gentil ces derniers temps, voici une (petite) liste des moins bonnes bières helvétiques des deux derniers mois: 3 Lacs Marylou, Sam’s Weizen Dunkel, Granicum Amber APA et Bertbier Chömifäger Altbier.

Mais ces bières, aussi douteuses aient-elles été, n’ont pas pu concurrencer les cancres des deux derniers mois, notamment la délégation moldave: Spicusor Blonda et Orasul Vechi (brasserie Bere Unitanc), Goldenburg (brassée par Beermaster) et Chisina Speciala Tare (Efes Vitanta). Si la Sornin Perle Verte (France) et l’Oettinger Radler (Allemagne) ont été fort mauvaises également, ni elles ni les Moldaves n’ont eu aucune chance face à l’immonde Medalla Light de la brasserie de Puerto Rico. J’en frémi encore rien que d’y repenser …

Finissons comme d’habitude par le top du top. Je vous ai déjà parler des meilleures bières suisses, voici celles des autres pays.

Struise Mocha Bomb

Struise Mocha Bomb

La Logsdon Oak-Aged Bretta (USA) est une Sour Ale à la forte personnalité et où les notes fruitées et acides dominent largement le côté boisé.Quant à L’Hopfenstopfer Monroe, c’est sans aucun doute la meilleure de la série Single Hop de la brasserie allemande Häffner. Un houblon vraiment impressionnant !

Difficile de ne pas retrouver les Belges de De Proef dans les sommets et les deux mois passés n’ont pas fait exception: la Mikkeller Single Hop Sorachi Ace IPA tout d’abord –  très fruitée, propre et complexe –  puis deux Imperial Stout de hautes factures, toutes les deux concocté en collaboration avec les Danois de To Øl: Goliat Imperial Coffee Stout et Liquid Confidence Cognac, deux bières de combat (respectivement 10.1 et 12.2% d’alcool) dont les noms livrent beaucoup d’indice sur ce que l’on peut en attendre.

Un autre gypsy à la fête avec Evil Twin faisant produire cette fois chez les Brésiliens de Tupiniquim (inconnu pour moi aussi, ne vous inquiétez pas …) sa Brazil Metro Man.

pirateEt une merveille de Marjo avec la Marjollica Frount’zzz the Never.Il doit bien exister un tutoriel permettant de comprendre les significations à plusieurs degrés des noms de bière de madame le Paradis 😉

Pour finir, voici les vainqueurs des deux mois précédents. La détonante, forte (13%) et hautement complexe Barrel Aged Bomb! des Américains de Prairies Artisans Ales s’impose lors du mois d’avril alors que la Black Damnation II Mocha Bomb (décidément, on vit une époque explosive…) remporte le mois de mai et me rappelle que ce n’est pas sans raison que c’est toujours une bière de la brasserie belge de Struise qui trône au sommet de ma liste des meilleures bières …

cheers !

 

Mosi Lager aus Sambia

Mosi Lager aus Sambia

Ferien und Pensionierung haben etwas gemeinsam: wenn man sie hat, hat man echt dann keine Zeit mehr zur Verfügung … Nein, pensioniert bin ich bei Weitem nicht, geniesse aber gerade die letzte von meinen 5 Wochen Ferien. Gut, das war meine miese Entschuldigung, um meinen letzten monatlichen Artikel weggelassen zu haben. Dafür habt ihr jetzt aber 2 Monaten zusammen fur den gleichen Preis.

Ich war während Juni und Juli – mit 78 respektiv 63 neuen Bieren – anständig aktiv. Die Schweiz war erneut mit 35 Bieren die am meisten repräsentierte Nation, gefolgt durch Schottland (15, BrewDog lässt grüssen) und Belgien (13).  Aus Ländern, die selten zu begegnen sind, war vor allem Portugal interessant. Biere wie Sant’Ana LX Rye oder Mean Sardine Amura zeigen, dass ebenfalls dort eine positive Bewegung stattfindet. Der Höhepunkt im geographischen Thema war aber ganz klar ein neues Land mit Sambia und das Mosi Lager. Ein grausiges Bier nebenbei gesagt …

Neue Schweizer Brauereien konnte ich 3 entdecken. Von den Jurassiern von Blanche Pierre konnte ich nur eine Sorte – Cuivrée, ein leicht

Schmitte Bier Wagerad von Brauwerkstatt Jegenstorf

Schmitte Bier Wagerad von Brauwerkstatt Jegenstorf

überdurchschnittliches Bier  – verkosten. Unüblicherweise brauen sie vor allem für ein Restaurant und füllen wenig in Flaschen ab. Die Thurgauer von Riethof haben noch zu tun: während das Dunkel noch ok war, kann das Hell kaum getrunken werden. Noch extremer polarisiert wurde es bei den Wallisern von la Mule: einerseits ein sehr gutes 1798 und andererseits ein unkontrolliertes und schlechtes Ò Rünò.

Hier eine kleine Übersicht von den anderen Schweizer Bieren der letzten 2 Monaten:

IMG_3024Schlechte Biere gab es schon einige, vermutlich mehr als üblicherweise. Abgesehen von dem Letztgeborenen Bastard der Cardinal Eve Serie (gerade vorher erwähnt), sowie einigen anderen ominösen Radler wie Desperados Verde, Landi Farmer Panaché Lemon und Du Bocq Red Bocq, das schlechteste war Presidente Light aus der Dominikanischen Republik.

Wie immer aber, waren die guten Biere eindeutig zahlreicher und wie immer kann ich sie nicht alle durchgehen. Falls Interesse besteht, wisst ihr aber dass jederzeit meine letzten 500 getestete Biere hier anzusehen sind. Hier einige Höhepunkte:

IMG_2732Der Juni-Sieger habe ich schon früher erwähnt: es handelt sich um das Tripple Imperial Rye von Hugo “Hammer” Gutknecht. Ein beeindruckes, komplexes und sehr starkes Bier (16.8% !), das sich für ein Trappist Quadrupel ausgeben könnte.

Der Juli-Sieger – und bestes Bier der letzten 2 Monaten – kommt aus den Niederlanden und aus einer Kollaboration zwischen 2 genialen Brauereien: De Molen und Närke (Schweden). Hoch komplex und ebenfalls stark (11.1%), man könnte dieses Bier während 2 Stunden verkosten und immer wieder zusätzliche Charaktermerkmale entdecken. Die ziemlich hoche Süsse wird verblüffend durch eine späte Salzigkeit ausgewogen. Es handelt sich um das Goths & Vandals.

cheers !

En fait, j’aurais des tonnes d’excuses à faire valoir pour justifier le retard de ce rendez-vous mensuel. Mon récent voyage à Montreal, où j’ai eu la chance et l’honneur d’être invité comme juge au Mondial de la Bière – je reviendrai sans aucun doute là-dessus dans un prochain article – ne constitue qu’une excuse fort agréable. D’autres aléas de la vie l’ont été beaucoup moins.

Mais je suis ici pour parler de bière, donc allons-y

Après un mois d’avril fort chargé, le nombre de bières dégustées au mois de mai est retourné à la normale avec 58 unités. Sur les 15 pays du mois passé, c’est à nouveau la Suisse qui passe en tête avec 16 représentants. Les USA (10) et la Suède (8) viennent ensuite. A signaler deux pays inhabituels: l’Islande (avec une bière décente, la Borg Bríó) et l’Ethiopie (avec … comment dire … un truc pas terrible du tout sur lequel je reviendrai en abordant les flops).

So, what’s up in Switzerland ?

Tout d’abord de belles confirmations telle la Viper (une IPA de Degenbier) ou la Bad Attitude Rudolph (une American Strong Ale des très créatifs Birrificio Ticinese). Et – surtout! – deux superbes monstres de l’excellente brasserie Storm&Anchor, la Nelson (une Imperial IPA au Nelson Sauvin bien sûr) qui s’empare brillamment de la 2ème place du mois et l’India Ice Bock, un solide Eisbock surhoublonné qui titre fièrement à 20%, un taux d’alcool lui permettant de détrôner l’Abbaye de Saint Bon-Chien 2005 dans la catégorie de la bière la plus forte jamais brassée dans notre pays.

Puis il y a eu deux surprises positives de la part d’une brasserie dont je ne m’y attendais pas: Schützengarten. Aussi bien la Säntisbier – une lager blonde de caractère – que la Gallus 612 – une Ale (une première de la part d’une grande brasserie) assez intéressante – sont des bières de qualité supérieure à la moyenne.

Pas beaucoup de mauvaises bières dans le lot du mois passé, mais celles qui l’étaient non pas fait dans la dentelle. Tout d’abord la Winterbräu Apfel/Zimt de la brasserie allemande Barther tient plus du jus de pomme à la cannelle qu’autre chose. Ensuite, la St George Beer, une bière éthiopienne brassée par Kombolcha dans la ville du même nom, présente des notes de plastique et de solvant à faire peur même aux plus aguerris des peintres en bâtiments … Mais le pompon à été sans contestation possible la Farmer Sans Alcool, brassée pour Landi par une brasserie allemande indéterminée (il est vrai que quand on goûte au produit, on comprend leur volonté de rester incognito).

Un fait rare lors de ce mois de mai: deux bières se sont fait une place dans mon top ten de “my strongest beers” puisqu’en plus de l’India Ice Bock citée plus haut, j’ai également eu l’occasion de goûter à l’Octo-Pyroclastic Black IPA et ses 24% d’alcool de l’excellente brasserie française Fleurac.

Mise à part la deuxième place helvétique de la Storm&Anchor Nelson, nous retrouvons ce mois-ci des habitués au sommet. La troisième place revient aux norvégiens de Nøgne Ø avec leur superbe (et robust, 10% !) Imperial India Pale Ale alors que la fantastique Festival Smoked Black IPA (un style décidément en vogue) des néerlandais de De Molen s’empare clairement de la première position. Donc si vous ne connaissez pas encore ces bières, je ne peux que vous recommander chaudement de vous précipiter dessus à la prochaine occasion !

cheers !

For the third consecutive year I have been able to taste an average of two beers a day, even setting a personal best mark of new beers with 777 (the good twin of 666, probably).

After “vegetating” for years at about one new beer a day, I have now found my cruising speed. The fact I do have permanently between 100 and 200 new beers awaiting in my cellar proves I cannot (and don’t want) to rate faster. Those of you who think that an average of 2 new beers a day is a lot must be informed that the most prolific raters on ratebeer.com are producing numbers of a totally other level : notorious raters like fonefan, yespr or Ungstrup are tasting more than 3’000 beers each year and can even reach up to 6’000 ! One has to think twice about those numbers to realize what they represent: an average of 8 to 16 beers a day and this weeks after weeks, months after months ! Definitely not a performance I would be able to realize, not even during a single week.

So let’s come back to earth and respond to a recurrent question I got from people about my beer hobby: where on hell do you get all your beers from ? I have already addressed this 2 years ago on my homepage and I will do it again here. So there it is:

As you can see, the percentage of new beers obtained through trades is pretty high and has even increased during the last two years (was 32% in 2009). The kings in this category are the Swiss beertickers Philipp Sigg and Thomas Schneider with 122 beers. Many thanks to both ! One of the big differences with 2009 is that I am nowadays barely ordering beers on online shops (two years ago this category was accounting for one-fifth of my beers). The reason for it has one name: Erzbierschof ! This incredible and wonderful beer shop/bar has been my main resource in 2011 with a total of 154 different beers. Another difference is also the importance of beer festivals. As I said it in my FAQs, I’m not a festival guy. Nevertheless I have attended the last two events of the Mondial de la Bière in Strasbourg and, added to the beers from the traditional Solothurner Biertage, it constitutes 10% of my total.

bottles brought back from the Mondial de la Bière in Strasbourg

One major fact of 2011 is that it has been the first year where I have not been able to find a beer from a new country. I was close to it in 2010 already but was eventually able to get a beer from Senegal. Since then: nada. So don’t hesitate to send me some beers from Aruba, Georgia, Mozambique or whatever you have and I don’t 🙂

Talking about countries, it is no surprise that the one I had the most beers from has been Switzerland. It is not only my home but also – those who read my blog know it already – the country with the highest density of breweries per capita. Switzerland had also a clear lead with 227 beers, followed by Germany (131) and the USA (87).

Netherlands has been my favourite country of 2011, topping a list of 34 names and followed closely by Canada and Denmark. Far away, on the bottom, Hungary can be met.

The most represented brewery has been Brewdog with a solid number of 19 different beers, De Proef (13), De Molen (12) and the Swedes from Eskilstuna (12) come just after.

The days when the beer world was mainly an ocean of lagers is gone. This is confirmed by the most represented style of all my 777 beers from last year: IPA with 42 representatives. Don’t you think this to be a good news ? Well, I, for myself, definitely do. While talking about beer styles, my favourites in 2011 (considering only those with a minimum of 5 beers tasted) have been Baltic Porter, Sour Ale and American Strong Ale. On the other side, Pale Lager, Dunkel and Dunkelweizen failed – as usual – to please me.

As always, I would like to take a closer look at the beers and breweries from Switzerland. During the last 12 months, I have been able to drink beers from 28 new breweries. If some of them, like Tardiv, Mondlinger Bräu or Vieux Chemin, have been deeply disappointing, most of the others have shown above average qualities. My best new Swiss brewery from 2011 is – without surprise – Sudwerk. You can read more about them in this article from August. Second place goes to Rietgassbräu, a microbrewery from Rheineck in the canton of St-Gallen. I had unfortunately only one beer from them, a superb Schwarzbier. Engadiner Bier from Pontresina takes place three thanks to 4 interesting and clearly mastered beers. The race for the best Swiss beers of 2011 led to a triumph of the Brasserie des Franches-Montagnes: the Abbaye de Saint Bon-Chien 2010, a particularly marvelous vintage (see also Beer of the Month (March)), got first place, while its cousin, the Abbaye de Saint Bon-Chien Grand Cru, matured in San Giovese Barrel, placed second. A deserved third place goes to the Mamba, an IPA from the highly skilled Claude Degen, brewer of Degenbier.

My highest rated beer from 2011 has been the wonderful Stella 1 from the Danes of Mikkeller (brewed in Belgium at De Proef). You can read more details about this beer in my article “Bière du mois (septembre)”. I have already talked about the beer which takes the second place, as it is the legendary Abbaye de Saint Bon-Chien, 2010 vintage. Placed on second rank as well, the best representative of all 87 beers from the USA I got last year: the Angel’s Share Bourbon Barrel from the Californians of the Lost Abbey. This beer, a solid Barley Wine showing 12.5% alcohol,  is the same base beer as The Angel’s Share but is aged in Whiskey barrels instead of Brandy barrels.

Isn’t this a nice podium ?

cheers and happy New Year to you all !

Et voilà: une nouvelle année s’est écoulée ! Avant de revenir sur les bières qui ont marqué mon année 2011 dans un prochain article, je vais tout d’abord vous parler de mon mois de décembre.

Après un mois de novembre très pragmatique où je me suis (ef)forcé de cibler les bières de ma cave ayant le plus faible potentiel de garde, celui de décembre a été plus désordonné. Et plus jouissif par la même occasion ! 61 bières en provenance de 15 pays ont peuplé mes longues soirées en ce début d’hiver.

Comme la plupart du temps, c’est la Suisse avec 13 nouvelles bières qui vire en tête, suivie par la Belgique et la Suède avec 7 chacune. Notons parmi les autres pays le Pays de Galle avec 4 bières fort respectables de la brasserie Otley, les Etats-Unis avec 5 bières dont l’Ommegang Three Philosophers (ainsi qu’une autre apparaissant dans mon top 3 et sur laquelle je reviendrai plus loin), l’Ecosse avec notamment 2 solides bières de la brasserie Fyne Ales (Maverick et Highlander) et  4 bières anglaises dont l’excellente Barnsley Gold de Acorn, mais aussi le Danemark qui, en plus d’offrir le vainqueur du mois, marque sa présence avec la Kissmeyer No. 7 Honey Porter, brassée sous contract par Fanø, et la Christianshavn Pale Ale des excellents brasseurs d’Amager.

7 bières suèdoises disais-je donc, grâce bien entendu au légendaire Per Forsgren, mon plus ancien et plus fidèle “trader”. A côté de très bonnes bières issues de brasseries confirmées, comme la Stenstrand Sommar Ale de Nynäshamns et la Harvest Ale de Sigtuna, on trouve également la fort plaisante Jädraöl Trädgårdspilsner en provenance de Jädraås (le tout s’écrivant comme ça se prononce … ou peut-être l’inverse).

La Belgique, sur laquelle je jette un regard condescendant depuis quelques années, s’est rappelée à mon bon souvenir: 7 bières toutes de grande qualité, avec à leur tête la Monk’s Stout de Dupont suivie de deux superbes van Viven, la Blond et l’Imperial IPA.

Quant aux 15 bières suisses, 3 d’entre elles trustent malheureusement le fond du classement; j’y reviendrai plus loin. Le reste ? Surtout du moyen, mais aussi quelques très bonnes choses comme la délicieuse Blackout de Degenbier (qui doit regretter l’annulation du concours “Schweizer Bier des Jahres” …), le solide Barley Wine nommé Holzfass-Bier No 2 signé des thurgoviens de Brauhaus Sternen ainsi que la bière de Noël des excellents Sudwerk, la Santa’s Reserve. A noter également la très respectable Ende de Turbinen qui est à ma connaissance pour l’instant la plus grande brasserie du pays à avoir produit une IPA. Même si cela reste en quantité limitée.

Aborder les flops du mois ne permet malheureusement pas de quitter la Suisse … La Zurich Airport, qui n’a de Brown Ale que le nom, est une bière fort pauvre en goût et qui est offerte comme son nom l’indique dans l’aéroport de Zurich/Kloten. Mais elle n’est pas brassée à cet endroit puisqu’elle est produite par les Argoviens de Kündig-Bräu (habitués à faire mieux, soit dit en passant). Même déception de la part des créatifs brasseurs du Brauage du Garage à la Plage avec leur Eilean, une Scottish Ale brassée avec de la bruyère en lieu et place du houblon. Le résultat n’est pour moi pas au rendez-vous. Mais le sommet (ou plutôt le fond) du mois appartient à la Randenbräu Zwickel de la toute nouvelle brasserie Mondlinger Bräu (située à Flurlingen dans le canton de Zurich) avec une bière totallement immature, trop carbonique et présentant des notes désagréables de légumes.

Nous voici donc finalement arrivé au podium du mois avec un trio représentant parfaitement les pays se trouvant actuellement au sommet de la planète Bière. Par contre, et de manière étonnante, aucune trace ce mois-ci des styles les plus en vogue, tels IPA, Imperial Stout ou autres Sour Ale. Mais reprenons dans l’ordre.

La Temporis de la brasserie italienne Croce di Malto (dans la ville de Trecate au nord du pays) est une bière produite notamment à partir d’herbes et d’épices. Elle développe un arôme très floral et une forte présence en bouche, une respectable amertume ainsi que de longues notes fruitées et épicées dans l’arrière-goût. Elle titre à 6,8% et est superbement équilibrée.

L’excellente brasserie Short’s de Bellaire dans le Michigan frappe à nouveau très fort avec leur impressionnante Sustenance Black Beer. Cette Schwarzbier (si si, c’est une fermentation basse) présente un équilibre fascinant entre son fort houblonnage, ses malts rôtis partant sur le café et un corps bien plus robuste que ne pourrait le laisser supposer ses 6% d’alcool. Une bière qui se laisserait boire par litres !

Les danois et “client brewers” notoires d’Evil Twin sont de retour dans mon palmarès, cette fois-ci sur la plus haute marche du podium, avec une bière dont le nom à lui seul est déjà tout un programme: Soft Xmas aka Pretty Please With A Cherry On Top. Cette bière est une Stout impériale titrant à 10,9% et brassée avec de la vanille et des griottes par la brasserie Amager. On pourrait la classer comme Imperial Stout (ce qui contradirait mon affirmation d’il y a trois chapitres …), mais je rejoins volontiers la décision de Ratebeer de la déclarer comme bière aux fruits, tant l’ajout de cerise à de l’influence sur cette bière. La première gorgée est franchement surprenante tant les composantes de ce breuvage semblent partir dans différentes directions et à cet instant la confusion règne quant à savoir si on va aimer cette bière ou pas. Mais cette période ne dure pas et bien vite, comme par enchantement, les diverses caractéristiques  se rejoignent pour offrir un profil certes inhabituel, mais surtout complexe, robuste et extrèmement plaisant. Une merveille dangereusement buvable, surtout avec un tel degré d’alcool.

cheers !

Parmi les 76 bières dégustées lors du mois qui vient de s’écouler, la Suisse a repris la main, si ce n’est au niveau du podium, du moins au nombre de bières par pays. Ce sont en effet 29 nouvelles bières made in Switzerland qui sont tombées dans mon escarcelle. Et parmi celles-ci, comme à l’accoutumée, du très bon, du bon et du … un petit peu de moins bon.

Voyons ceci de plus près et dans le désordre:
Tout d’abord, j’ai découvert pas moins de 4 nouvelles brasseries le mois dernier.

  • Hasebärgbraui (Udligenswil, canton de Lucerne), chez qui j’ai commandé 3 bières via la page internet, présente des produits correctement faits, mais qui sont toutefois fort difficiles à identifier et à placer dans un style. Je ne suis certes pas un taliban des styles de bières (mes ratings tiennent très peu compte du fait qu’une bière corresponde à un style ou pas), mais il est quand même pas mal de savoir où l’on va.
  • La toute nouvelle brasserie fribourgeoise (non, ils n’ont pas repris les locaux de Cardinal …): la Brasserie du Chauve. Le brasseur, qui doit maintenant définitivement oublier l’option des implants capillaires, a vécu plusieurs années en Nouvelle-Zélande, d’où il est revenu avec un amour pour le houblon et les ales anglo-saxonnes. De bonnes bières (stout et black IPA entre autres) à essayer absolument. A noter que la ville de Fribourg à maintenant 3 brasseries présentant une belle complémentarité: les “anciens” de la BAF (brasserie artisanale de Fribourg), la Freiburger Biermanufaktur (très orientée Reinheitsgebot) et maintenant donc la Brasserie du Chauve.
  • Ce sont carrément 6 bières qu’offrent les Bernois de Mein Emmental (Konolfigen). Ici aussi, les styles ne sont pas forcément facile à cerner, mais en fait c’est plutôt un compliment quand on parle d’une brasserie suisse-allemande ;-). Du bon et du moins bon, mais l’enthousiasme et le potentiel sont là (et pas seulement à cause de leur excellente page internet). Ne manquez pas la Äs Fyschter’s, une stout fort bien faite.
  • Puis finalement (et enfin, car ça faisait un moment que je cherchais leurs bières), Storm&Anchor de Winterthur. Cette brasserie, qui n’est, il faut le préciser, pas (encore) commerciale et donc pas enregistrée à l’Administration Fédérale des Douanes, offrent des bières de types anglo-américains. Celles-ci ont un fort potentiel mais sont, pour certaines d’entre-elles en tous cas,  présentées trop jeunes. La Kodiak, un barley wine titrant à 11%, m’a fait forte impression.

A noter ensuite 4 nouvelles excellentes bières de Gutknecht’s Hammer-Bier, une brasserie qui évolue certes dans la zone d’attraction gravitationnelle du trou noir des styles germaniques, mais alors à un haut niveau ! Mention spéciale ici à leur Märzen-Bier.

De l’autre côté de l’espace-temps, on trouve la nouvelle plaisanterie de Feldschlösschen, l’Amber, mûrie sur bois de chêne. Oui, oui: sur bois de chêne. Vous ne pensiez tout de même pas qu’ils allaient employer des fûts, non ?

Retournons encore une fois la table pour finir par 3 superbes bières suisses:

Quittons maintenant la Suisse. Au chapitre flop du mois, c’est sans contestation possible la brasserie espagnole Masia Agullons qui l’emporte. Sa Pura Pale montrait des notes évidentes de DMS et sa Dalmoru était asphyxiée sous une tonne de coriandre. Fort décevant, considérant surtout la bonne, voire très bonne tenue de route des autres bières de cette brasserie, notamment la Setembre.

Avant de m’attaquer au podium du mois, j’aimerais encore citer 2 excellentes bières (afin que vous ne les manquiez pas lors de votre prochain passage au bar Erzbierschof ;-)): la Tres Blueberry Stout des américains de Dark Horse et la Bitch Please des as du marketing écossais Brewdog (brassée en collaboration avec la fabuleuse brasserie de l’Indiana, Three Floyds).

Or donc, le podium. La 3ème place revient à une bière relativement classique et qui m’a échappé pendant fort longtemps: la Kriek Mariage Parfait de la brasserie Boon. Peu de choses à en dire, si ce n’est qu’il s’agit d’un excellent lambic, comme la plupart des bières qu’ils brassent. La 2ème place revient à la Sea Bass de la fantastique brasserie Cigar City. Une sour ale complexe qui a également été ma 7000 ème bière dégustée (voir aussi ici).

C’est une bière italienne qui s’impose ce mois-ci et elle provient d’une brasserie qui m’était inconnue jusqu’alors: la LoverBeer BeerBera. Le brasseur, Valter Loverier, brasseur amateur de longue date, à récemment franchi le pas du professionnalisme. Ce brasseur jouit d’une très grande réputation parmi ses pairs et je comprends parfaitement pourquoi après avoir goûté quelques-unes de ses créations. La bière en question mériterait une rubrique à elle seule. Il s’agit d’une sorte d’hybridation issue d’un croisement entre le monde de la bière et celui du vin: en effet, aucune levure à bière n’est utilisée et la fermentation s’effectue, lentement, à partir de levures sauvages contenues dans du moût de barbera qui est rajouté à la bière de départ. Le tout est complété d’une maturation en fûts de chêne (non, on n’est pas chez Feldschlösschen ici …). Le résultat est tout simplement superbe !

Ursprünglich plante der Chefbrauer Gerry Farrell mit seiner brandneuen Brauerei Sudwerk in Pfäffikon, eine jährliche Produktion von 500 Hektoliter zu erreichen. So einfach zu schaffen, sollte dies, mit dem durch die beiden Giganten Heineken und Carlsberg geschlossenen Markt, wohl nicht sein.

Kaum wurde aber die erste Flasche abgefüllt (Ende März 2011), kam Mitte Mai eine erfreuliche, allerdings ziemlich erstaunliche Nachricht: Sudwerk erhielt von Coop einen Auftrag über jährlich 180’000 Flaschen ! Die Biere sollen in sämtlichen Filialen in der Deutschschweiz und bei den grösseren Filialen in der Westschweiz verkauft werden. Mittlerweile wurde die Bestellung sogar auf 240’000 Flaschen erhöht !

Wie das ermöglicht wurde, weiss ich nicht; da müsste man Gerry Farrell direkt fragen. Tatsache ist, dass Sudwerk als erste Schweizer Mikrobrauerei es geschafft hat, wo bis jetzt andere, wie zum Beispiel Turbinenbräu, Unser Bier, Aare Bier und BFM, gescheitert sind, nämlich eine schweizweite Distribution ihres Produktes. Und nein! Striker Beer (das “nur” in der Deutschschweiz erhältlich ist) ist keine Mikrobrauerei: die Biere werden bei Falken gebraut.

Fairerweise darf ich aber die Graubündner von Biervision Monstein nicht vergessen: zwei Biere von dieser Mikrobrauerei, die jährlich 2’500 Hektoliter produziert, sind in über 300 Coop erhältlich. Das bringt uns auf dem zweiten wichtigen Punkt: dem Produkt selber.

Vor Sudwerk wurden schweizweit nur die üblichen, meist verkauften Biertypen vertrieben: Lager Hell, Weizen, Märzen, Pils (mit ein bisschen Phantasiekraft…) und … das wär’s langsam ! Es stimmt wohl, dass die zwei Biere von Biervision Monstein in dieser Liste nicht passen. Aber bitte: sowohl das Mungga, ein sogenanntes Kölsch, das man nie an einen Kölner auschenken darf, wie auch das monotone und atypische Stein+Bock haben etwas gemeinsam: die Qualität wurde ausserhalb der Flaschen vergessen.

Was bei Sudwerk also neu ist, ist das Qualität und ungewöhnliche Biertypen zusammenkommen. Und das Ganze wird in der Schweiz gebraut und weit vertrieben.

Das Western Rider, ein American Pale Ale, hat mir wirklich gefallen. Es ist sehr schön zwischen seinen Hopfen- und Malzcharakteristiken ausgewogen, was zu einem charaktervollen und sehr trinkbaren Bier führt. Das Gold Miner ist ein gut gehopftes Golden Ale, das als einzige Schwäche Spuren von Diacetyl zeigt. Das dritte Bier, das bald erhältlich sein sollte, Pioneer Porter, konnte ich noch nicht verkosten. Natürlich ist es nicht “das erste Porter-Bier der Schweiz” wie es regio.ch unwissend berichtet, es ist aber klar das erste Porter, das in der ganzen Schweiz verfügbar ist.

Der Werbespruch von Sudwerk lautet “Schweizerbier mal anders“. Schön und gut. Man muss aber präzisieren, dass das Schweizerbier seit mehreren Jahren “anders” als Lager Hell sein kann. Das haben uns, lange vor Sudwerk, Brauerein wie BFM, Sierrvoise, G48, Haldemann, Brasserie Artisanale de Fribourg, Officina della Birra, Altes Tramdepot, Rappi Bier Factory, Öufi, Faiseurs de Bière, Käppelijoch Bier, Brasserie Artisanale du Dérochet, Trois Dames, Strättligen Bier, BeSte, Degenbier, Sevibräu, Luterbächlihof, l’Enclave, UG-Bräu, Bières de Neuch, Brauerei.sh, UHB, Bief, Schwarzbuebe Bier, unter anderem, bewiesen. Obwohl alle diese Brauereien zusammen kaum 1% des in der Schweiz getrunkenen Biers produzieren, haben sie alle, und gewisse seit 15 Jahren, zu der Erziehung den Schweizer Biertrinkern und der Erneuerung der Schweizer Bierkultur beigetragen. Damit einmal, vielleicht, solche Biersorten nicht mehr als “anders” bezeichnet werden.

Was jetzt ? Interessant wird sicher die Reaktion der Konsumenten sein. Diese scheint jetzt extrem positiv zu sein, man muss aber minimum ein Jahr abwarten, bis Schlüsse gezogen werden können. Ein Erfolg wurde sicher Coop motivieren, weitere “ungewöhnliche” Schweizer Biere im Sortiment zu nehmen. Das könnte eine Chance für einige der oben erwähnten Brauereien sein.

Noch was: Sudwerk muss vorsichtig agieren und mittelfristig nach anderen wichtigen Vertriebskanälen forschen. Eine zu hohe Abhängigkeit an einen Vertreiber ist nicht gesund. Und dies nicht nur wegen einem allfälligen Preisdruck.