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holland_glIt’s high time for me to have a look back at 2012 !

The first thing that can be said is that I have set a new personal record with 834 different beers tasted. It’s the eighth consecutive year that this happens, so while I used to pretend having reached my maximum pace, I think the best to do for me now is to shut up …

The  number of countries has been close to the one in 2011 with 35 (+1). But unlike 2011 which has been one of the very rare years without beers from new countries, I got that time lucky enough to score 3 “country points”: Dominica, Andorra and Monaco.

Considering the number of beers foreach country it’s no surprise to see (again) Switzerland on top with 243 (which means I could reach 2000 swiss beers next December). On position 2 we find the USA with 94, then Canada (82), Sweden (78) and Belgium (61).

3%20fonteinen%20logoMy favourite country of 2012 – with a minimum of 5 beers rated – is the same as the year before: Netherlands ! Very surely a bias due to the fact that the only beers (or almost) I’m drinking from this country are from the excellent De Molen and Emelisse … The followers are Norway (really close), Denmark, Scotland, Brazil and the USA. If you are surprised about the strong performance of Norway, then think about Haandbryggeriet and Nøgne Ø. And, yes, I’m surprised about the presence of Brazil too … only because I forgot the nice beers I had from them at the Mondial de la Bière in Montreal: so remember breweries names like Bodebrown, Colorado or Bierland. At the bottom of this country ranking, you can find Austria and Argentina.

For the first time I tried to put in comparison my country ranking with their average alcohol content. The correlation is impressive ! Effectively, the first 2 countries are the same with the Netherlands (8.3%) and Norway (8.2%) taking one and two and the analogies go further as Brazil and Scotland take 4th place (8%). BrauWerk-BW-logo-BrauWerk-GmbH-62554-2011So considering that Heineken Switzerland just discontinued its stronger beer – which had an impressive 6% alcohol content ! – arguing that people want lighter brews, I must, once again, accept the fact I feel differently. But dont’ worry: I can assume that matter of fact :-))

In the category of the most represented breweries we can meet the same ones as last year, just in another order ! De Proef is now first with 24 beers (second in 2011), De Molen is second with 21 (third last year) and BrewDog is third with 18 (took first place in 2011 with 19). For those of you wondering about De Proef, don’t forget that most of Mikkeller beers are brewed there and that I put the beers under their location of production, so this explains that 😉

The top 5 breweries of 2012 – with a minimum of 3 beers – shows a nice mixture of countries with 3 Fonteinen (Belgium) on top, followed by Fanø (Denmark), Storm&Anchor (Switzerland), Dieu du Ciel! (Canada) and S:t Eriks (Sweden). I bet most of you don’t really know the last name on this list, do you ?

stormanchorThe most represented beer style is – like in 2011 – IPA. A very large win with 73 beers. Considering my favourite styles in 2012 (with a minimum of 5 beers) we can see Imperial Stout first followed by Imperial IPA, Black IPA, Barley Wine and Baltic Porter (the winner from last year). On the other side of the scale you will see Pale Lager at the bottom, then Dunkel, Fruit beers, English Pale Ale (surprising …) and Amber Ale.

As always, let’s now take a closer look at Switzlerland.

IMG_1594[1]Last year I have discovered beers from 20 new breweries. If some of them – like Walliseller Bier, Condémines or Muschtibräu – have been pretty bad, most of them were above average. The best new brewery of 2012 is Brauwerk from Oberweningen in the canton of Zurich. Second place goes to villa urPur (St. Niklausen, Obwalden) and third to BrewBrothers (Heimberg, Bern). Good breweries for sure but none of those three were able to make it into the top 5 of the best Swiss breweries of 2012. The win in this category belongs without surprise to the amazing Storm&Anchor just ahead of Officina della Birra. Further we have BFM on third place, Sudwerk fourth and Strättligen Bier fifth. Isn’t this a nice list ?

beer_104410It is pretty logical to meet brews from the aforementioned breweries while talking about the best Swiss beers of 2012. The win goes to the impressive Lisbeth from Officina della Birra while Storm&Anchor Nelson and BFM Abbaye Saint Bon-Chien 2011 take second respectively third place.

And finally, my overall highest rated beer from 2012 has been the exceptional Dieu du Ciel! Péché Bourbon with 19.2 points. The second place belongs to the BrewDog Tokyo Rising Sun Highland Edition while we can find plenty of wonderful beers on place three: A l’Abri de la Tempête Corne de Brume (Canada), Struise St. Amatus Oostvleteren 12 and 3 Fonteinen Armand’4 Oude Geuze Winter (both from Belgium), De Molen Festival Smoked Black IPA (Netherlands), Fanø Grassroots/Cigar City Neither and Amager Hoppin’ Frog Frog Hops to Amager (both from Denmark).

And now it’s no more time to look back but rather to get excited about what 2013 will bring !

cheers !

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Ni l’été et la chaleur qui perdurent, ni de légers soucis de santé n’ont pu vraiment freiner mon élan et mon enthousiasme de dégustateur. Il faut dire qu’il y en a des bonnes choses planquées dans ma cave !

Les 55 bières au programme du mois passé comptaient des porte-paroles de 15 pays différents. La Suède – avec 10 – a tenté sans succès de détrôner la Suisse, qui avec 15 bières est une fois de plus le pays le plus représenté. Viennent ensuite les Pays-Bas avec 5 bières – mais quelles bières ! j’y reviendrai plus tard.

Il vaut la peine de s’attarder un instant sur la Suède. Ce pays, qui vit parfois dans l’ombre de son exubérant et néanmoins excellent voisin danois, me semble trop souvent sous-estimé. Grâce à mes échanges réguliers depuis 16 ans avec le légendaire chasseur de bières Per Forsgren, j’ai la chance d’avoir – avec 305 bières – une vue d’ensemble plus que respectable de ce pays. La Suède possède avec des brasseries telles Närke (14ème dans mon classement personnel des brasseries), Nynäshamns ou Jämtlands des représentants de classe mondiale. Et ils ne sont de loin pas seuls, comme me l’ont confirmé le mois passé des bières comme Jädraås Jädra Jul, Kalle Blot, Lunda Piraten, Oppigårds Ekporter 2011, S:T Eriks India Pale Ale ou Train Station The Hoppy One. Ce n’est donc pas une surprise si la Suède pointe à la 6ème place de mon classement des pays.

Quid de la Suisse ?

Pas de nouvelle brasserie – ce n’est pas Noël tous les mois – et pas de mauvaises bières non plus – bon, la bière aux abricots des Divins Brasseurs était certes un peu à la limite … Donc  quoi ? Et bien surtout des confirmations. Tout d’abord que les bières de Danidrinks sont intéressantes (j’ai bu récemment la Lager 34 et la Black Mexican), donc si vous faites un tour à Berne, arrêtez-vous donc au bistrot Casa Marcello. Ensuite que la Brasserie de la Côte, bien que présentant toujours des bières de valeurs supérieures à la moyenne, semble toujours être en froid avec les houblons. Mais n’hésitez pas à essayer Le Trou Noir si vous la croisez. Autre confirmation, celle de l’excellence de Freddy Haldemann dont j’ai pu goûter 3 nouvelles versions de ses Darach Mòr,bières vieillies en fûts à whisky. Puis finalement la nouvelle bière de Sudwerk, la Liberator, une très bonne création venant compléter une gamme fort intéressante.

Il y a eu des horreurs de très haut niveau lors de ce mois d’août. Si la Valentins Weissbier Dunkel peut être juste poliment qualifiée de mauvaise, cet adjectif ne suffit largement plus pour décrire les deux bières suivantes, dont je n’ai pas réussi à déterminer laquelle était la pire. La Bofferding Lager Pils – une bière luxembourgeoise, fait rare – est un mélange de dissolvant et d’aspartam avec une texture huileuse et collante. N’imaginez même pas un instant finir votre verre ! La seconde, la Meteor Kochersberg, me ramène, avec ses notes de carton mouillé et de céréales âpres à en vomir, à une certaine réalité française, si loin des délices jubilatoires proposés entre autres par des brasseries telles Mont Salève, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune, l’Agrivoise, la Franche ou les Garrigues. Eh oui: un chasseur de bière ne rigole pas tous les jours !

Retournons donc le classement de 180 degrés ! Qu’y voit-on ? Et bien tout d’abord le fait que ce n’est pas ce mois-ci que je parviendrai à convaincre les éventuels sceptiques de ma capacité à apprécier des bières légères et subtiles … En effet, la plus légère du podium titre à 9.25% ! Avec deux Imperial Stouts et une Imperial IPA, on a affaire à du gros calibre …

En troisième position, nous trouvons la Haver & Gort, une Imperial Stout de la brasserie néerlandaise De Molen. Ce beau bébé de 12.3% et 93 IBU a passé une bonne partie de sa maturation dans des fûts de whisky de la région Speyside. Les notes boisées, vanillées s’allient au malt rôti d’où les touches de café  dominent pour faire de cette bière une expérience somptueuse.

La brasserie Emelisse complète la forte présence des Néerlandais dans mon top avec leur White Label Imperial Russian Stout Peated Jack Daniels qui prend la deuxième place. Si le nom n’est pas vraiment court, il a l’avantage de presque tout dire. Cette bière aux notes tourbées dévoile une grande complexité (avec notamment des notes de caramel, de cerises et de réglisse) et un solide caractère avec ses 9.5% et ses 60 IBU.

Le vainqueur du mois est issu d’une triple collaboration américano-danoise, puisqu’il s’agit de la Neither, une Imperial IPA conçue par les américains de Cigar City (Floride) avec les “brasseurs sans brasserie” de Grassroots (Vermont) et brassée sur les installations de Fanø au Danemark. Oui, le monde est un grand village ! Cette fantastique bombe à houblons est superbement construite avec des notes de fruits tropicaux, une forte amertume et une finale très longue, sèche, légèrement épicée et divinement houblonnée. Il est fort dommage que cette bière n’ait été produite qu’à une seule reprise …

santé !

Si je me sens vieux aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que je viens de fêter mon anniversaire.  Non, c’est plutôt parce que je mesure toute la distance parcourue ainsi que l’énorme changement qui est arrivé au monde de la bière.

En fait, j’ai énormément de chance que ma passion ait débuté pendant une période de vaches maigres (1987), à une époque où l’on se réjouissait de trouver une Leffe, une Gauloise ou une Guinness. Repenser à cette époque est salutaire, puisque cela permet d’apprécier à sa juste valeur l’incroyable diversité actuelle. Une attitude qui doit être bien difficile pour un “beer geek” pas-encore-sec-derrière-les-oreilles, voyageant d’une Imperial Stout à une Rauchbier en passant par une Sour Ale et autre Double IPA, sans réaliser la chance qu’il a.

C’est avec ces pensées en tête que je considère le bilan du mois de mars et la qualité franchement élevée de la grande majorité des 58 nouvelles bières qui m’ont accompagné. Ce n’est pas demain la veille que je risque d’être blasé par les merveilles que je verse dans mon verre !

58 bières donc, un chiffre correspondant bien à mon rythme de croisière, mais largement insuffisant pour faire baisser le stock de ma réserve. Au contraire: avec plus de 80 nouvelles bières récoltées le mois passé, ma cave menace de déborder …

Il devient répétitif de signaler que la Suisse – avec 14 – prend à nouveau la tête au nombre de bières représentées. Suivent la France (8, merci Laurent !) et la Suède (7, merci Per !). Sur les 15 différents pays du mois passé, seule l’Espagne est relativement inhabituelle. Et quand je dis Espagne, ce n’est vrai qu’à moitié, puisque cette bière à été produite à la brasserie basque de Naparbier à Pampelune, en collaboration avec les champions du “client brewing”, les danois d’Evil Twin. Le résultat, soit dit en passant, est une excellente American Pale Ale, une denrée encore fort rare au Royaume d’Espagne.

Revenons sur la Suède et la France qui, en plus de leur présence en nombre, ont fait très fort au niveau qualité !

Chez les Suèdois, ce sont avant tout la Drakens DIPA de Oppigårds ainsi que la Fimbulvinter des toujours excellents Närke qui m’ont le plus convaincu. Mais il ne faudrait pas oublier la S:t Eriks Vårlager, brassée sous contrat chez Slottskällans, ou la Oppigårds Spring Ale 2011.

Et les Français ! Ceux d’entre vous qui, lorsqu’on parle de bière, associent encore la France avec Kronenbourg ou autre Meteor ont probablement le cerveau obturé par des drêches … Et oui, ça bouge et plutôt bien chez nos voisins ! J’en veux pour preuve (entre autres) les excellentes microbrasseries à l’origine du Front Hexagonal de Libièration, ce dernier étant, je cite: “une initiative contre la relative torpeur et le cynisme qui touche le monde brassicole français“. Mais ces fervents partisans du houblon (y en a, mais pas que !) que sont Matten, la Franche, l’Agrivoise, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune et Garrigues ne sont pas les seuls à symboliser le renouveau français, en témoigne par exemple la géniale brasserie du Mont Salève à la frontière suisse (dommage pour nous, il manquait peu …). J’ai pu, grâce à Laurent Mousson, déguster 4 nouvelles bières, cette fois encore très convaincantes, de cette étonnante brasserie. La Tourbée, une bière fumée, devançant de peu la Special Bitter et la Sorachi Ace Bitter (stupéfiante de goûts et d’arômes à seulement 2,5% !) dans mes notes. D’autres merveilles encore avec la brasserie de la Pleine Lune et ses “Il était lune fois”, des variations single hop que j’ai pu goûter en Nelson Sauvin (la grande classe !) et Cascade. Et je reviendrai un peu plus tard sur la meilleure bière française du mois, puisqu’elle a atteint le podium.

Les bières suisses du mois passé ont été peut-être globalement un peu moins fringantes qu’à l’accoutumée. La faute en incombe principalement à deux bières qui pointent en fond de classement. Si la qualité, disons modérée, de la Celsius Mécabricot de la brasserie artisanale d’Ayent n’est pas vraiment une surprise, celle encore plus modeste de la Stiär Biär äs Dunkels est par contre fortement décevante de la part d’une brasserie habituée à beaucoup mieux faire.

J’ai pu découvrir deux nouvelles brasseries suisses le mois passé, toutes deux en provenance du canton de Zurich. Talchern Bräu, avec son unique et très convaincante création, nommée de manière très imaginative Original, et Bierzunft Wehntal qui, bien que présentant un potentiel certain, a encore du chemin à faire.

Des excellentes bières suisses il y en a eu, même si elles sont restées en deça du podium. Tout d’abord bien sûr le nouveau millésime à la gloire du légendaire chat béatifié (ou était-ce sanctifié ?) de la BFM, j’ai nommé l’Abbaye de Saint Bon-Chien 2011, qui, fidèle à ses prédécesseurs, fait très fort. Puis le solide Old Harbour Porter de UHB, un autre synonyme pour qualité. Et enfin la très plaisante Bodemünzi, brassée chez Trois Dames (encore une brasserie avec laquelle on peut difficilement se tromper) pour la société ProMurten.

Avant d’aborder le podium, j’aimerais encore vous signaler deux excellentes bières l’ayant manqué de peu. La Burly Gourd (Provisions Series) des californiens de The Bruery est une Sweet Stout boostée à la courge et vieillie sur des copeaux de cèdre. Oui, je sais, ça peut faire un peu peur dit comme cela, mais ne vous inquiétez pas: je vous assure que ça fonctionne très bien! Puis l’Imperial Russian Stout des fameux néerlandais d’Emelisse qui dégage les sinus avec ses 11% d’alcool et ses 75 EBU. Et au cas où vous vous diriez “Waouh, il me faut ces bières !”, vous savez bien sûr où les trouver. Non ? Mais voyons: Erzbierschof  évidemment !

La troisième place revient à Hoppin’ Frog avec sa Barrel Aged Naked Evil BBW (où BBW signifie Belgian-style Barley Wine, rien que ça !). Cette bière, brassée à l’occasion du 5ème anniversaire de la brasserie, a été fermentée avec des levures anglaises et belges et vieillie dans des fûts à whiskey. Alors je ne saurais vous dire si cette bière, qui titre à 11.3%, est vraiment un Barley Wine dans le plus pur style belge (il faudrait d’abord qu’on me l’explique…), mais je peux par contre vous assurer que c’est une beauté complexe et très plaisante !

Pour la seconde place, nous retrouvons la France et la brasserie de la Pleine Lune. Enfin, presque. Ces derniers ont foncé plein nord et s’en sont allés brasser à Blaringhem dans le Nord-Pas-de-Calais à la brasserie du Pays Flamand. De cette collaboration est ressortie une bière presque aussi lumineuse que son nom: Super Nova. Cette India Pale Ale qui titre à 6.2% est une bombe à houblon qui réussi le tour de force d’être équilibrée, complexe, rafraichissante et pleine de caractère. La grande classe !

Si la Westvleteren 12 est une bière de légende, je suis d’avis que l’Oostvleteren 12 Sint Amatus – ma gagnante du mois – le mériterait également. Produite par De Struise, une brasserie belge pour le moins audacieuse et créative, cette bière est une Abt/Quadrupel (ou devrais-je dire Belgian-style Barley Wine ?) qui titre à 10.5% et a été vieillie dans des fûts de bourbon en provenance du Kentucky. Cette bière est un véritable feu d’artifice que l’on pourrait savourer pendant deux heures en y trouvant sans cesse de nouveaux arômes ! Et ne me dites pas que vous ne savez pas où trouver cette merveille …

A votre santé !

À peine ai-je eu le temps de jeter un coup d’oeil en arrière sur une très belle année 2011, qu’il faut se remettre au boulot: les nouvelles bières se bousculent au portillon !

Mise à part une dégustation à l’aveugle de 27 bières suisses (uniquement des lagers blondes de masse) dont j’ai eu pas mal de difficulté à me remettre sur pied – plus au niveau physique que mental; mes deux potes présents pourront témoigner que ça n’avait rien à voir avec un quelconque excès d’alcool ingéré ... – et sur laquelle je reviendrai en détail très bientôt, le mois s’est présenté de manière moyenne au niveau du nombre de bières (60), mais, et j’en suis fort aise, a été très bon au niveau de la qualité globale.

Parmi les treize pays ayant tutoyé mon gosier au mois de janvier, c’est à nouveau la Suisse qui se taille la part du lion quant au nombre avec exactement un tiers de toutes les bières. Suivent ensuite la France (7), l’Angleterre et les Pays-Bas (5). Mise à part le Chili, avec la très intéressante Kross 5, pas de pays inhabituels à signaler. D’ailleurs, à moins de creuser intensivement sur ratebeer.com et d’organiser un échange coûteux aussi bien en temps qu’en argent, mes chances de trouver une bière d’un pays nouveaux demeurent fort limitées.

Or donc, disais-je, la qualité a été très bonne ce mois-ci. Et il est réjouissant de constater que les bières suisses n’ont pas fait exception. Bien au contraire ! Certes, la nouvelle création de la brasserie neuchâteloise la Vouivre, dénommée de manière originale “la Blonde” (ce n’est même pas de l’ironie de ma part: leur 4 bières précédentes n’avaient aucun nom !), ainsi que l’Hopfendolde des peu probants Mondlinger Bräu n’ont pas été terribles, mais la valeur des autres a bien vite fait oublier ces deux bières mitigées. Il y a eu tout d’abord deux nouvelles merveilles de la brasserie zurichoise Gutknecht’s Hammer-Bier: la Morado-Maisbier (brassée à base de maïs violet) et l’Adventsdoppelbock où les épices telle la cardamome ainsi que l’écorce de citron ont été mariés à un bock généreux (6.8%) de manière absolument magistrale, ce qui la place ex-aequo sur la troisième marche de mon podium du mois. Hugo, le brasseur, confirme une nouvelle fois tout le bien que je pensais de son talent. Légèrement en deçà, mais toujours dans le très bon, on trouve deux nouvelles bières de Mein Emmental, ainsi que la Raben Brau Sommer et la Stozi-Bräu Columbus. En plus de ces confirmations sont venus s’ajouter deux nouveaux venus: les obwaldiens de villa urPur et les bernois de BrewBrothers (Heimberg, près de Thoune). Ces deux brasseries offrent des bières pleinement maîtrisées, de grande qualité et souvent très originales. A découvrir absolument !

Vue la qualité ce mois-ci, il serait indécent de ma part de parler de flop du mois en citant les 3 bières squattant le fond du classement. Je ne le ferai donc pas. Et ça me laissera de la place pour citer un peu plus de bières ayant marqué le mois.

Je commencerai tout d’abord par saluer la brasserie française du Mont Salève qui fait fort avec 4 bières franchement de bonnes factures. Pour celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus sur cette brasserie, je leur conseille l’excellent article que lui a consacré mon légendaire ami Laurent Mousson sur son blog “Front Helvétique de Libièration”: Sur les frontières. Cette brasserie n’a pas été la seule de son pays à marquer le mois de son empreinte puisque j’ai eu le plaisir de boire la très convaincante Sans Dessus Dessous produite par l’Agrivoise.

Puis, j’aimerais signaler la très bonne brasserie néerlandaise Emelisse qui m’a prouvé, si besoin était, avec son Imperial Doppelbock et sa Rauchbier qu’il n’y a avait pas que De Molen aux Pays-Bas.

Autre bijou du mois: l’Ignis & Flamma, une délicieuse IPA inspirée de la Vuur & Vlam de De Molen et brassée par les belges de Struise.

Nous voici donc arrivé au podium du mois. J’ai déjà parlé précédemment de l’Adventsdoppelbock de Gutknecht’s Hammer-Bier qui, avec 16.8 sur 20, partage la troisième place avec le robuste (et coûteux …) barley wine anglais Marble Special 2009.

Le haut du pavé est tenu ce mois-ci par le Canada. Si la brasserie le Naufrageur n’y a de peu pas eu accès malgré sa St.-Barnabé ou surtout sa Corte Real, ses compatriotes ont brillé encore plus fort. C’est ainsi que la Matt’s Sleepy Time, une sorte de croisement entre une Stout Impériale et une strong ale belge genre St-Bernardus,  de la brasserie ontarienne Beau’s All Natural m’a complétement séduit. Et finalement au sommet trône la Corne de Brume de la brasserie québecoise À l’Abri de la Tempête. Cette dernière est située dans les îles de la Madeleine, un archipel du Golf du Saint-Laurent. Alors je ne sais pas si leur brasserie est vraiment bien à l’abri d’une tempête dans une pareille localité, mais ce qui est sûr, c’est que leur bière est bien plus agréable que de s’en prendre une dans la tronche ! Un nez fort complexe (vanille, noisette, caramel, prunes ainsi que d’autres épices) et un corps robustement malté avec une douceur parfaitement équilibrée par une sèche amertume. Bref, la classe !

santé !