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Bien que le temps libre n’ait pas été ce que j’ai eu le plus à disposition le mois passé, j’ai quand même trouvé les moyens de déguster 116 nouvelles bières. Oui, le double du mois de mars et l’équivalent de ce que je trouvais en une année jusqu’au milieu des années 90. Même si les Solothurner Biertage – et leur effet boostant – sont passés par là, je dois quand même constater que j’ai mis le turbo. Attention à la surchauffe …

Sur les 16 pays présents, la Suisse, avec la bagatelle de 69 (!) nouvelles bières a ridiculisé ses poursuivants, dont les USA (12 bières) et l’Allemagne (7). Et contrairement à ce qui se passe souvent, il n’y a pas eu que la quantité qui s’est fait remarquer côté helvétique, mais aussi une réjouissante qualité ! Encore un mot à propos des pays pour signaler la présence de quelques rares invités, tels la Pologne (avec 3 bières dont la fameuse Kormoran Warminski Porter) et l’Afrique du Sud, mais surtout d’un nouveau pays (le 154ème): Dominique. Ce pays – à ne pas confondre avec la République dominicaine ! – est situé dans les Caraïbes entre la Martinique et la Guadeloupe. Et si je préfère vous parler de sa situation géographique, ce n’est pas un hasard: la bière, elle, nommée Kubuli était totalement imbuvable et s’est emparée – malgré une sérieuse opposition – de la lanterne rouge du mois.

Parlons donc des bières suisses du mois, car il y a beaucoup à en dire. La qualité reste très variable, mais est en constante progression. J’ai découvert 4 nouvelles brasseries qui, mise à part la très intéressante Robenhausen (Wetzikon), ne font pas pencher la balance dans la bonne direction. Si mes voisins Biennois de la toute nouvelle Sam’s Bière Amicale peuvent avoir le bénéfice du doute, les Bernois de Bierwerk Bern peuvent être qualifier sans méchanceté de douteux et les Vaudois de Condémines (La Sarraz) eux carrément de très mauvais. Il y a du travail sur la planche ! A noter également deux “client brewers” (des brasseurs sans brasserie) présentant deux lagers correctes produites, il est vrai, par des brasseries dans lesquelles on peut avoir confiance: Hochdorfer Goldstern (Felsenau) et Arosa Edel (Surselva).

8 nouvelles bières de l’hyperactif UG-Bräu (Urs Flunser a sans aucun doute déjà produit un brassin de chaque style de bière existant) ont confirmé – mais ce n’était pas nécessaire – l’excellence de cette brasserie, avec toutefois une indication: certaines bières vieillissent assez mal. A ne pas manquer: UG-Chrisi et UG-Wit.

Autre moment fort du mois, 4 superbes bières de Patrik Feller (Strättligen Bier). A ce rythme-là, l’accès à mon top ten est pour bientôt ! Particulièrement excellentes: la Black Irish et la Dublin Porter.

En hausse constante également depuis l’introduction de leur gamme Bad Attitude, la Birrificio Ticinese. Grâce à la Bomb (une IPA à 70 IBU) et surtout la Dude (une Imperial IPA à 91 IBU), j’ai obtenu une bonne part de ma dose de houblon mensuelle.

La brasserie vaudoise Cathélaz (avec notamment sa Bière Rousse) ainsi que les fribourgeois de la Brasserie du Chauve (avec entre autres l’Hivernale) sont d’autres confirmations très positives.

Les Emmentalois de Hohgant quant à eux ont prouvé une nouvelle fois leur maitrise en ce qui concerne les bières aux fruits (leur Himbeer est particulièrement réussie dans un exercice pourtant assez casse-gueule). Il reste à espérer qu’ils s’embarquent une fois dans la direction du monde des Stouts ou autres IPA …

Et voici encore d’autres excellentes bières suisses dégustées le mois passé et qui méritent d’être nommées:

Il y a eu malheureusement aussi des choses moins réjouissantes.

Tout d’abord les Schaffhousois de Brauerei.sh qui sont en perte de vitesse après des débuts tonitruants. Leur Sitting Bull, notamment, a été un Bock fort peu convaincant.

Les Lausannois de la brasserie Maupas offrent des bières passablement chères et grand format (principales responsable de mon récent lombago :-(), étant de qualités diverses et dont la récente Fleurs du Malt Bière Blanche ne fait pas pencher la balance du bon côté.

Après de longues années, j’ai refait une visite au brewpub du Café du Marché, situé au Locle. Il est vrai que l’idée m’a été soufflée par un célèbre brasseur suisse 😉 Si leurs bières n’ont pas réussi à effacer complétement ma très mauvaise première impression, elles l’ont toutefois un peu tempérée. Discrètes et servies passablement vertes, seul la Body Check – une bière généreusement houblonnée au Nelson Sauvin – a permis d’éviter un naufrage complet. Il est également regrettable que le personnel continue à penser en terme de couleur (blonde, ambrée, blanche) et soit peu ou pas capable de décrire un tant soit peu les bières offertes aux clients.

Et comme en Suisse on peut toujours faire pire, notons finalement deux brasseries désespérantes: les Zurichois de Fahrtwind et leur douteuse Whisky-Bier (annoncée à 11%, mais en faisant tout au plus 6%) ainsi que les Bernois de Knüxx qui remportent la palme de la bière la plus lamentable présentée aux récents Solothurner Biertage, j’ai nommé la Maiglöggli. Seule la fameuse Kubuli est parvenue à faire pire …

Venons-en maintenant aux meilleures bières du mois.

En troisième position les “client brewers” danois d’Evil Twin, squattant cette fois-ci les installations de leurs compatriotes de Fanø pour concocter une Saison d’excellente facture: Ron and the Beast Ryan.

La deuxième place du mois appartient à l’étoile montante du monde brassicole suisse, Tom Strickler et sa brasserie Storm&Anchor, avec la superbe Black IPA Abyss. Quelque chose me dit que l’on n’a pas fini de parler de cette brasserie !

Et le vainqueur du mois provient d’un pays inhabituel que j’ai cité en début d’article: l’Afrique du Sud. Eh oui ! Si vous ne connaissez pas encore la brasserie Bierwerk et en particulier son petit bijou, l’Aardwolf – une Stout brassée avec ajout de grains de café africains puis vieillie en fût – il vous manque quelque chose !

Et ne venez pas me demander où trouver les bières qui constituent mon podium ! La réponse à cette question devrait être évidente à tout bon lecteur attentif de mon blog ;-)…

cheers !


Die jetzt traditionellen und für jeden Bierliebhaber unumgänglichen Biertage fanden für das 9. folgende Jahr von 28. bis am 30. April in der historischen Solothurner Rythalle statt.

Diese Veranstaltung versammelte heuer 20 Kleinbrauereien aus der Schweiz (die grösste war Felsenau mit ihren 10‘000 Hektolitern) und präsentierte damit eine Auswahl von etwa 100 Bieren.

Dass in diesem Anlass nicht unbedingt die gedämpfte Atmosphäre einer Weinausstellung herrscht, weiss mittlerweile jede Person, die vor Ort nach 19 Uhr anwesend war. Die massive Präsenz von ahnungslosen und vor allem uninteressierten Leuten, deren einziges Ziel sich zu besaufen ist, sowie die teilweise betäubende Musik sind Bedingungen auf die ich persönlich gern verzichten würde. Immerhin ist der allgegenwärtige Rauch jetzt verbannt…
Obwohl … was das Interesse anbelangt: mir wurde in den letzten 2 Jahren gesagt, dass die Neugier für Spezialitäten, wie zum Beispiel Stout oder IPA, bei den Besuchern gestiegen ist. In welchem Ausmass weiss ich nicht; erfreulich ist es aber auf jeden Fall.

Treffpunkt

Nichtsdestotrotz sind die Solothurner Biertage ganz klar einen Treffpunkt für Bierexperten. Dieses Jahr konnte ich also wieder einer breiten Palette von Prominenzen aus der Schweizer Bierwelt begegnen.

Zuerst natürlich viele Brauer, wie Freddy Haldemann, Jérôme Rebetez, Stephen Hart, Raphael Mettler, Ulrich Bosiger, Christian Schenkl, Beat Rohner, Claude Degen und Michael Hanreich. Dann ist es immer ein Vergnügen, sich mit Biertage- und Öufi-Chef Alex Künzle zu unterhalten. Und es waren noch viele Personen, die alle zusammen ein gigantisches Fachwissen tragen: Biersommelier und „Erzbierschof“ Anton Flükiger; EBCU-Vizepräsident und lebende Bierenzyklopädie Laurent Mousson; GFB-Vizepräsident Toni Hutter; Heimbrauer-Idol Richi Leder; ehemaliger Brauer Lars Hovind; Biergenuss Redaktor Reto Rudolf; Bierjäger Philipp Sigg und Thomas Schneider; Bierjägerin beerlady; Bier-Globetrotter Pascal Sauser und die Sammler Hansruedi Giger und Bruno Sidler.

die Teilnehmer

20 Brauereien waren bei dieser 9. Edition anwesend. Zum ersten Mal dabei war die exzellente Brauerei Hohgant aus Schangnau, die ich vor einigen Monaten besucht habe.
Wie gewöhnlich blieb ich meinem Prinzip treu und fokussierte mich ausschliesslich auf die von mir noch unbekannten Biere. Dies hatte zum Nachteil, dass ich meine 3 Lieblings Schweizer Brauereien, die alle vor Ort waren, nämlich BFM, Trois Dames und Rappi Bier Factory, gänzlich ignorieren „müsste“ (die Welt ist bekanntlich nicht immer perfekt …)

Den Tiefpunkt teilten sich Fahrtwind (ehemaliges Mobile-Bräu) und die Solothurner von Buechibärgerbier. Während ich seit langen Zeiten nichts Gutes von den Winterthurern mehr erwarte (das haarsträubende Fahrtwind Caramel war die x-te Bestätigung), muss ich hingegen zugeben, dass ich von den 3 neuen Bieren von Buechibärgerbier enttäuscht wurde. Weil das Hanf Bier noch trinkbar war, waren das Pseudo-Dunkel, Schlossfrüsch genannt, und vor allem das widerliche Grabefrüsch (Reste eines missglückten Sudes ?) einfach beschämend.
Kaum besser waren das Knüxx Bozen (ein fraglicher Weizenbock), das scheue geschmacklose Honigbier von Hardeggerperle, das kuriose Festbier von Hasli und das unausgewogene Granicum Rauchbier.

So werdet ihr sagen, gab es nichts Gutes ? Doch, doch … fangen wir mal mit der Brauerei Napf (die ihre Installationen seit bald 2 Jahren von Huttwil nach Walterswil umzieht…) und ihr interessantes rauchiges Füürwehrbräu an. Dann gab das aromatische und schmackhafte Seeland Bräu Märzen. Erstaunlich war nicht die gute Qualität dieses Bieres (die Nidauer sind einfach prima!), sondern die Tatsache, dass ich nach Solothurn fahren musste, um ein neues Bier zu finden, das aus einer von mir 4 Kilometer entfernten Brauerei stammt. Sowas kann sich ergeben: ich habe mir sogar einmal ein von mir unbekanntes Schweizer Bier aus den Vereinigten Staaten schicken lassen. Allerdings handelte es sich um das verstorbene Caesarus Imperator von Hürlimann, ein Bier das ich in der Schweiz nie finden konnte.

So, zurück zum Thema und zu den besten Bieren, die ich in der Rythalle probieren konnte.
Ja, das Hohgant Honig ist ein sehr gut gebrautes Bier, aber die Produkte von Haldemann waren einfach nicht zu schlagen ! Dass Freddy ein sehr begabter Brauer ist, weiss ich seit März 2003, als ich zum ersten Mal seine Biere verkostet habe. Leider entschied Freddy wenig später, seine Biere … wie kann ich es sagen … zu planieren. Sein Ziel war es, die Mehrheit der Leuten anzusprechen, was ihm vorher mit seinen anspruchsvollen Bieren nicht gelang.

Seinen Entscheid bedauerte ich natürlich, aber jede Person muss wohl seinen Weg selber finden. Fairerweise muss man aber auch gestehen, dass die Schweizer Biertrinker damals für seine Biere gar nicht bereit waren. Heute hat sich einerseits die Situation ein bisschen entwickelt und andererseits (vor allem ?) hat Freddy sicher festgestellt, dass der Weg der Kompromisse allein in die falsche Richtung geht.
Lange Rede, kurzer Sinn: das Resultat ist da ! Das Böhmische: ein subtiler jedoch kraftvoller Dunkler Bock, der man gern literweise trinken könnte; das Pale Ale, ein sehr aromatisches und hopfenbetontes 7,2% Bier, das ich als englischer strong ale bezeichnen würde; das Schwarzbier, vollmundig, malzig und stark und schlussendlich das wunderbare Osterbock 2011, ein komplexer, malziger und hopfenbetonter 7,4%Doppelbock.

Sind das nicht gute Gründe genug, um die nächsten Solothurner Biertage nicht zu verpassen ?

Traditionnellement, le mois d’avril est pour moi une période faste.

En effet, c’est alors que se déroulent les maintenant traditionnels «Solothurner Biertage» (sur lesquels je reviendrai en détail une autre fois), donc l’occasion parfaite de goûter une quinzaine de nouvelles bières suisses, mais aussi d’échanger ou de partager quelques raretés entre amis.
Toutefois, et contrairement à l’année passée, mon podium du mois ne contient aucune bière dégustée lors de ce festival. Seules quatre bières de la brasserie Haldemann sont sorties du lot de manière très positives, à savoir les robustes Osterbock 2011, Schwarzbier, Pale Ale et das Böhmische.

Sur l’autre rive par contre, celle qui vous fait parfois regretter d’avoir décidé de goûter toutes les bières passant à votre portée, les nominés issus des «Solothurner Biertage» sont malheureusement (mais sans surprise) plus nombreux. On peut y retrouver l’habituelle dernière monstrueuse création de la brasserie Fahrtwind (anciennement Mobile-Bräu), une bière outrageusement boostée au caramel , la fade et insignifiante Honigbier de Hardeggerperle (pourtant capable de mieux faire) et la douteuse Knüxx Bozen. Mais dans la catégorie des flops, la mention spéciale est attribuée aux soleurois de Buechibärgerbier pour l’ensemble de leur œuvre …

Si 19 des 72 nouvelles bières testées ce mois-ci l’ont été lors du festival soleurois, la majorité des autres provenaient de divers échanges effectués en Suisse et avec la Finlande. La moitié a donc été constituée de bières suisses et la qualité de celles-ci a été comme d’habitude : fluctuante. Les fort mauvaises Rolpibrau Winter (infectée ?) ou autres Gletscher Bräu (brassée très vraisemblablement par Ramseier) ont pu être compensées par des bières telle la Patrona Sint Su Belge des Schaffhousois de Brauage du Garage à la Plage (ce nom n’arrête pas de me surprendre …) ainsi que la superbe Degenbier Cobra Spezial, la méritoire « Schweizer Bier des Jahres 2011 » (là aussi, j’y reviendrai une autre fois).

13 pays se sont partagés mes verres à bière lors ce mois d’avril, parmi lesquels des hôtes inhabituels tels le Chili (avec la satisfaisante Szot Pilsener) et le Kazakhstan dont l’imbuvable Shakhterskoe Sirasi de la brasserie Efes Karaganda m’a prouvée que la légendaire incapacité brassicole de l’époque soviétique a bel et bien survécu …

Un mot final sur mon trio vainqueur de ce mois. Il devient habituel d’y trouver une bière des États-Unis et ceci en grande partie grâce à l’excellent « Bierladen » Erzbierschof. Pas d’exception donc cette fois-ci avec la 3ème place de la Red Barn Ale de la brasserie californienne Lost Abbey, une bière de type « Saison » alliant les brettanomyces à diverses épices, tels le poivre noir, le gingembre et la graine du paradis. En 2ème position on retrouve ma seule bière belge dégustée ce mois-ci, l’excellente et solide (10%) Corne du Bois des Pendus Triple de la brasserie Ébly, située dans la petite localité du même nom. Quant au vainqueur du mois, il provient de la brasserie néerlandaise De Molen, également habituée à figurer dams mes classements. La somptueuse Kopi Loewak, une stout impériale titrant à 9.5% est faite avec du café kopi luwak, produit principalement en Indonésie et étant l’un des plus chers du monde (environ 1’000 $ le kilo).  Le résultat est une bière au nez certes dominé par le café mais fort complexe tout de même avec un corps robuste et une amertume qui l’est tout autant. Un vrai nectar !

Vous pouvez retrouver ici toutes mes bières du mois depuis février 1997. Bonne chance …