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Mosi Lager aus Sambia

Mosi Lager aus Sambia

Ferien und Pensionierung haben etwas gemeinsam: wenn man sie hat, hat man echt dann keine Zeit mehr zur Verfügung … Nein, pensioniert bin ich bei Weitem nicht, geniesse aber gerade die letzte von meinen 5 Wochen Ferien. Gut, das war meine miese Entschuldigung, um meinen letzten monatlichen Artikel weggelassen zu haben. Dafür habt ihr jetzt aber 2 Monaten zusammen fur den gleichen Preis.

Ich war während Juni und Juli – mit 78 respektiv 63 neuen Bieren – anständig aktiv. Die Schweiz war erneut mit 35 Bieren die am meisten repräsentierte Nation, gefolgt durch Schottland (15, BrewDog lässt grüssen) und Belgien (13).  Aus Ländern, die selten zu begegnen sind, war vor allem Portugal interessant. Biere wie Sant’Ana LX Rye oder Mean Sardine Amura zeigen, dass ebenfalls dort eine positive Bewegung stattfindet. Der Höhepunkt im geographischen Thema war aber ganz klar ein neues Land mit Sambia und das Mosi Lager. Ein grausiges Bier nebenbei gesagt …

Neue Schweizer Brauereien konnte ich 3 entdecken. Von den Jurassiern von Blanche Pierre konnte ich nur eine Sorte – Cuivrée, ein leicht

Schmitte Bier Wagerad von Brauwerkstatt Jegenstorf

Schmitte Bier Wagerad von Brauwerkstatt Jegenstorf

überdurchschnittliches Bier  – verkosten. Unüblicherweise brauen sie vor allem für ein Restaurant und füllen wenig in Flaschen ab. Die Thurgauer von Riethof haben noch zu tun: während das Dunkel noch ok war, kann das Hell kaum getrunken werden. Noch extremer polarisiert wurde es bei den Wallisern von la Mule: einerseits ein sehr gutes 1798 und andererseits ein unkontrolliertes und schlechtes Ò Rünò.

Hier eine kleine Übersicht von den anderen Schweizer Bieren der letzten 2 Monaten:

IMG_3024Schlechte Biere gab es schon einige, vermutlich mehr als üblicherweise. Abgesehen von dem Letztgeborenen Bastard der Cardinal Eve Serie (gerade vorher erwähnt), sowie einigen anderen ominösen Radler wie Desperados Verde, Landi Farmer Panaché Lemon und Du Bocq Red Bocq, das schlechteste war Presidente Light aus der Dominikanischen Republik.

Wie immer aber, waren die guten Biere eindeutig zahlreicher und wie immer kann ich sie nicht alle durchgehen. Falls Interesse besteht, wisst ihr aber dass jederzeit meine letzten 500 getestete Biere hier anzusehen sind. Hier einige Höhepunkte:

IMG_2732Der Juni-Sieger habe ich schon früher erwähnt: es handelt sich um das Tripple Imperial Rye von Hugo “Hammer” Gutknecht. Ein beeindruckes, komplexes und sehr starkes Bier (16.8% !), das sich für ein Trappist Quadrupel ausgeben könnte.

Der Juli-Sieger – und bestes Bier der letzten 2 Monaten – kommt aus den Niederlanden und aus einer Kollaboration zwischen 2 genialen Brauereien: De Molen und Närke (Schweden). Hoch komplex und ebenfalls stark (11.1%), man könnte dieses Bier während 2 Stunden verkosten und immer wieder zusätzliche Charaktermerkmale entdecken. Die ziemlich hoche Süsse wird verblüffend durch eine späte Salzigkeit ausgewogen. Es handelt sich um das Goths & Vandals.

cheers !

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Si je me sens vieux aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que je viens de fêter mon anniversaire.  Non, c’est plutôt parce que je mesure toute la distance parcourue ainsi que l’énorme changement qui est arrivé au monde de la bière.

En fait, j’ai énormément de chance que ma passion ait débuté pendant une période de vaches maigres (1987), à une époque où l’on se réjouissait de trouver une Leffe, une Gauloise ou une Guinness. Repenser à cette époque est salutaire, puisque cela permet d’apprécier à sa juste valeur l’incroyable diversité actuelle. Une attitude qui doit être bien difficile pour un “beer geek” pas-encore-sec-derrière-les-oreilles, voyageant d’une Imperial Stout à une Rauchbier en passant par une Sour Ale et autre Double IPA, sans réaliser la chance qu’il a.

C’est avec ces pensées en tête que je considère le bilan du mois de mars et la qualité franchement élevée de la grande majorité des 58 nouvelles bières qui m’ont accompagné. Ce n’est pas demain la veille que je risque d’être blasé par les merveilles que je verse dans mon verre !

58 bières donc, un chiffre correspondant bien à mon rythme de croisière, mais largement insuffisant pour faire baisser le stock de ma réserve. Au contraire: avec plus de 80 nouvelles bières récoltées le mois passé, ma cave menace de déborder …

Il devient répétitif de signaler que la Suisse – avec 14 – prend à nouveau la tête au nombre de bières représentées. Suivent la France (8, merci Laurent !) et la Suède (7, merci Per !). Sur les 15 différents pays du mois passé, seule l’Espagne est relativement inhabituelle. Et quand je dis Espagne, ce n’est vrai qu’à moitié, puisque cette bière à été produite à la brasserie basque de Naparbier à Pampelune, en collaboration avec les champions du “client brewing”, les danois d’Evil Twin. Le résultat, soit dit en passant, est une excellente American Pale Ale, une denrée encore fort rare au Royaume d’Espagne.

Revenons sur la Suède et la France qui, en plus de leur présence en nombre, ont fait très fort au niveau qualité !

Chez les Suèdois, ce sont avant tout la Drakens DIPA de Oppigårds ainsi que la Fimbulvinter des toujours excellents Närke qui m’ont le plus convaincu. Mais il ne faudrait pas oublier la S:t Eriks Vårlager, brassée sous contrat chez Slottskällans, ou la Oppigårds Spring Ale 2011.

Et les Français ! Ceux d’entre vous qui, lorsqu’on parle de bière, associent encore la France avec Kronenbourg ou autre Meteor ont probablement le cerveau obturé par des drêches … Et oui, ça bouge et plutôt bien chez nos voisins ! J’en veux pour preuve (entre autres) les excellentes microbrasseries à l’origine du Front Hexagonal de Libièration, ce dernier étant, je cite: “une initiative contre la relative torpeur et le cynisme qui touche le monde brassicole français“. Mais ces fervents partisans du houblon (y en a, mais pas que !) que sont Matten, la Franche, l’Agrivoise, le Paradis, Fleurac, Pleine Lune et Garrigues ne sont pas les seuls à symboliser le renouveau français, en témoigne par exemple la géniale brasserie du Mont Salève à la frontière suisse (dommage pour nous, il manquait peu …). J’ai pu, grâce à Laurent Mousson, déguster 4 nouvelles bières, cette fois encore très convaincantes, de cette étonnante brasserie. La Tourbée, une bière fumée, devançant de peu la Special Bitter et la Sorachi Ace Bitter (stupéfiante de goûts et d’arômes à seulement 2,5% !) dans mes notes. D’autres merveilles encore avec la brasserie de la Pleine Lune et ses “Il était lune fois”, des variations single hop que j’ai pu goûter en Nelson Sauvin (la grande classe !) et Cascade. Et je reviendrai un peu plus tard sur la meilleure bière française du mois, puisqu’elle a atteint le podium.

Les bières suisses du mois passé ont été peut-être globalement un peu moins fringantes qu’à l’accoutumée. La faute en incombe principalement à deux bières qui pointent en fond de classement. Si la qualité, disons modérée, de la Celsius Mécabricot de la brasserie artisanale d’Ayent n’est pas vraiment une surprise, celle encore plus modeste de la Stiär Biär äs Dunkels est par contre fortement décevante de la part d’une brasserie habituée à beaucoup mieux faire.

J’ai pu découvrir deux nouvelles brasseries suisses le mois passé, toutes deux en provenance du canton de Zurich. Talchern Bräu, avec son unique et très convaincante création, nommée de manière très imaginative Original, et Bierzunft Wehntal qui, bien que présentant un potentiel certain, a encore du chemin à faire.

Des excellentes bières suisses il y en a eu, même si elles sont restées en deça du podium. Tout d’abord bien sûr le nouveau millésime à la gloire du légendaire chat béatifié (ou était-ce sanctifié ?) de la BFM, j’ai nommé l’Abbaye de Saint Bon-Chien 2011, qui, fidèle à ses prédécesseurs, fait très fort. Puis le solide Old Harbour Porter de UHB, un autre synonyme pour qualité. Et enfin la très plaisante Bodemünzi, brassée chez Trois Dames (encore une brasserie avec laquelle on peut difficilement se tromper) pour la société ProMurten.

Avant d’aborder le podium, j’aimerais encore vous signaler deux excellentes bières l’ayant manqué de peu. La Burly Gourd (Provisions Series) des californiens de The Bruery est une Sweet Stout boostée à la courge et vieillie sur des copeaux de cèdre. Oui, je sais, ça peut faire un peu peur dit comme cela, mais ne vous inquiétez pas: je vous assure que ça fonctionne très bien! Puis l’Imperial Russian Stout des fameux néerlandais d’Emelisse qui dégage les sinus avec ses 11% d’alcool et ses 75 EBU. Et au cas où vous vous diriez “Waouh, il me faut ces bières !”, vous savez bien sûr où les trouver. Non ? Mais voyons: Erzbierschof  évidemment !

La troisième place revient à Hoppin’ Frog avec sa Barrel Aged Naked Evil BBW (où BBW signifie Belgian-style Barley Wine, rien que ça !). Cette bière, brassée à l’occasion du 5ème anniversaire de la brasserie, a été fermentée avec des levures anglaises et belges et vieillie dans des fûts à whiskey. Alors je ne saurais vous dire si cette bière, qui titre à 11.3%, est vraiment un Barley Wine dans le plus pur style belge (il faudrait d’abord qu’on me l’explique…), mais je peux par contre vous assurer que c’est une beauté complexe et très plaisante !

Pour la seconde place, nous retrouvons la France et la brasserie de la Pleine Lune. Enfin, presque. Ces derniers ont foncé plein nord et s’en sont allés brasser à Blaringhem dans le Nord-Pas-de-Calais à la brasserie du Pays Flamand. De cette collaboration est ressortie une bière presque aussi lumineuse que son nom: Super Nova. Cette India Pale Ale qui titre à 6.2% est une bombe à houblon qui réussi le tour de force d’être équilibrée, complexe, rafraichissante et pleine de caractère. La grande classe !

Si la Westvleteren 12 est une bière de légende, je suis d’avis que l’Oostvleteren 12 Sint Amatus – ma gagnante du mois – le mériterait également. Produite par De Struise, une brasserie belge pour le moins audacieuse et créative, cette bière est une Abt/Quadrupel (ou devrais-je dire Belgian-style Barley Wine ?) qui titre à 10.5% et a été vieillie dans des fûts de bourbon en provenance du Kentucky. Cette bière est un véritable feu d’artifice que l’on pourrait savourer pendant deux heures en y trouvant sans cesse de nouveaux arômes ! Et ne me dites pas que vous ne savez pas où trouver cette merveille …

A votre santé !