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BrewDog Watt Dickie, petit mais costaud: 35% !

Les deux derniers mois se sont déroulés de manière bien différentes avec d’un côté février et un rythme pépère (60 nouvelles bières) et de l’autre mars avec une cadence plus soutenue (124). Ce dernier constitue d’ailleurs le 2ème mois en l’espace de moins d’une année lors duquel j’ai épinglé plus de 100 nouvelles bières helvétiques (oui, je sais, c’est beaucoup …). Celles-ci feront l’objet d’un article séparé.

Si les USA ont marqué février de manière quantitative avec 15 représentantes (contre 11 pour la Suisse et 9 pour la Belgique), la Suisse a bien évidemment pulvérisé la concurrence dans ce domaine 1 mois plus tard avec 103 (!) laissant les USA très loin derrière avec 10. Pas de nouveaux pays durant cette période, mais je vous promets de me rattraper d’ici peu.

Bien qu’ayant réussi à découvrir des bières en provenance de 13 nouvelles brasseries suisses (comme noté ci-dessus, les détails suivront dans un prochain article), je ne suis même pas parvenu à assurer la couverture minimale que je me suis fixée comme objectif (50%), puisque que le nombre de nouvelles brasseries ouvertes depuis le début 2015 s’élève déjà à 28 …

Three Floyds In the Name of Suffering

Three Floyds In the Name of Suffering

Parmi les bières helvétiques du mois de février, c’est la Old H de Bier Factory Rapperswil qui m’a fait la plus grande impression. Suivie de la 523 Winterbliss et de la Stillman’s Sinn Féin (probablement toujours brassée chez Fleisch & Brau, mais comment en être sûr vu le niveau de transparence zéro adopté par le brasseur client …). D’autres bonnes bières également avec surtout les Bernois de Barbière (Jamilla et HoppYBoys) et les Grisons d’Engadiner Bier avec leur Eisbock. Moins convaincantes ont été la l’Honolulubock d’Öufi (pourtant plutôt doué dans le style) et surtout la Storm&Anchor Double Brown, salement infectée (oui, ça arrive aux meilleurs …). Cette dernière a toutefois évité de terminer pire bière du mois. sauvée par la Debowe Mocne des Polonais de Kompania Piwowarska. La 3ème place depuis le fond revenant à Feldschlösschen (non, les autres, ceux de Dresde) avec leur Coschützer Pils.

Parmi les autres bières, il me faut ouvrir une petite parenthèse concernant la Watt Dickie des Écossais de BrewDog, non pas pour parler de ses qualités mais parce qu’elle est – avec 35% – la 2ème bière la plus forte que j’ai jamais consommée (à égalité avec la Revelation Cat Freeze the Penguin et derrière la BrewDog Sink the Bismarck). Vous trouverez plus d’informations sur ma page des statistiques.

Rencontre improbable: Birrificio Italiano et Jester entourent la Brasserie de la Concorde

Rencontre improbable: Birrificio Italiano et Jester entourent la Brasserie de la Concorde

On retourne le classement et on parle maintenant des meilleures bières de février. On y trouve tout d’abord les Canadiens du Trou du Diable avec leur Buteuse, puis deux bières étasuniennes: In the Name of Suffering (de Three Floyds, une brasserie dont les produits sont malheureusement difficiles à dénicher sous nos contrés) et Prairie Artisan Ales Fred’s Blend. La Belgique n’est pas en reste avec la Mikkeller Spontanmandarin (De Proef, what else ?) et surtout la 3ème place du mois obtenue par la Houppe de la brasserie l’Échasse (brassée en fait à la brasserie Anders; non: les Belges ne sont pas les derniers quand il s’agit de gypsy brewing). Mais c’est finalement l’Italie qui a frappé le plus fort lors de ce mois de février avec la Spaghetti Western Grappa Barrel (Brewfist, 2ème) et la Luna Rossa (Birrificio del Ducato – qui reste encore et toujours ma brasserie italienne préférée – assez clairement 1ère). Cette dernière n’est à manquer en aucun cas si vous aimez les bières acides !

Je ne parlerai que brièvement du mois de mars. Parmi les 21 bières non-helvétiques, il faut relevé la présence rare de deux bières chiliennes ma foi fort bonnes: Rothhammer Brutal Hops IPA (Handwerk Brewers) et Luptopia West Coast Imperial IPA (Jester). Oui, ça bouge aussi au Chili ! Puis de quelques bijoux venus des USA:

Venue d'Alaska et très convoitée: Midnight Sun Berserker.

Venue d’Alaska et très convoitée: Midnight Sun Berserker.

<sponsoring>mise à part la Berserker, vous pouvez trouver les 4 autres bières chez Erzbierschof</sponsoring> Et, non: contrairement à une rumeur parvenue jusqu’à mes oreilles, je ne suis pas payé pour mettre de bonnes critiques 😛

Un mot encore toutefois pour vous dévoiler le nom de la bière du mois de mars: il s’agit de la BFM Abbaye de Saint Bon-Chien Grand Cru 2014 (Frenchy Sparkling Wine). Une beauté qui dément mes croyances dans le fait que la “Saint Bonche” ne pouvait être vraiment géniale que dans des fûts de vins rouges. Mais après tout: les croyances sont faites pour être démolies.

cheers !

Advertisements

beer-whitealeTout a commencé par la volonté de prioriser les bières suisses parmi la meute (trop) nombreuse de candidats en attente dans ma cave. Ce n’est que quatre jours avant la fin du mois – date correspondant à l’excellent 5ème Craft Bier Festival de Rapperswil – que j’ai pris conscience de la possibilité de réaliser quelque chose d’unique pour moi (et peut-être d’unique tout court): déguster 100 nouvelles bières suisses durant le même mois ! Si tenir une moyenne de 3,23 bières par jour n’est en soit pas négligeable, la véritable difficulté de cet “exploit” réside beaucoup plus dans le fait d’y arriver lorsque l’on a déjà plus de 2300 bières helvétiques au compteur. Mais finalement, au-delà des chiffres et autres statistiques que bien évidemment j’adore, l’essentiel reste l’incroyable richesse actuelle de la bière dans notre pays.

Il va de soi qu’il n’est resté que des miettes pour les 13 autres pays lors du mois écoulé et l’Espagne – arrivée 2ème en nombre – fait bien pâle figure avec ses 4 représentants face à l’armada helvétique forte d’exactement 100 membres. Mais il y a tout de même certaines choses à relever. Tout d’abord la présence fort rare du Japon avec deux très bonnes bières de la brasserie Kiuchi: Hitachino Nest White Ale et Hitachino Nest Commemorative Ale 2014.  Puis une toute nouvelle – et bonne – bière trappiste (disponible depuis la fin de l’année 2013), la Zundert de la brasserie néerlandaise De Kievit ainsi que la meilleure non-suisse, la Manzanita, une collaboration entre les Allemands de Freigeist et les Californiens de Fort Point. Et pour terminer il faut noter qu’avec seulement 23 représentantes, les bières étrangères ont réussi à truster le podium des cancres avec les portugaises Amphora Gladiator, Amphora Bracara et – la pire de toute – l’espagnole Xativa Er Boquerón. Un résultat somme toute très réjouissant pour les bières suisses !

brisenbraeuVenons-y donc à ces fameuses 100 bières suisses ! Bon pas toutes, il ne faut pas exagérer … Un coup d’oeil tout d’abord sur les 8 nouvelles brasseries découvertes ce mois. Trois d’entre-elles sortent clairement du lot et je vous les conseille fortement. Il s’agit de Birreria Pacific (Brusio dans les Grisons) avec notamment la Zamin et l’I.P.A.. Puis des Bernois de Aarmühle (Liebefeld) avec surtout leur Lemongrass India Pale Ale et de leurs voisins de Bäupbärger Bier (Belpberg en dialecte dans le texte…) et leur superbe Citra (à nouveau une IPA, un style totalement incontournable actuellement dans notre pays). Une mention positive également pour CVL Brewers (Chen Van Loon) avec des bières telle l’Amber Ale au profil complexe et assez original, terreux et épicé; puis les Nidwaldiens de Brisenbräu (nota bene la seule brasserie du canton) et leur très bonne Stout. On descend d’un cran avec KrügelBIER (Lucerne), une brasserie capable du meilleur (ObLaBi) et du moins bon (DuWeiBi) avec entre les deux une large palette de bières. Assez semblable bien que moins polarisé du côté de chez Culina-Bräu (Höri, canton de Zurich) où je retiendrai avant tout la bonne Holunderblühten-Bier. Finalement, la nouvelle brasserie la moins convaincante IMG_3124[1]aura été Drachenbräu (Oberrieden, Zurich) dont ni la Pils ni la Drachenbock ne seront parvenues à m’enthousiasmer – contrairement à d’autres personnes – lors du dernier Craft Bier Festival de Rapperswil.

Voici maintenant une vue d’ensemble des bières des autres brasseries. Pour la liste exhaustive, reportez-vous à la liste de mes 500 dernières bières dégustées. Mais si vous comptez le faire 6 mois après la publication de cet article, tant pis pour vous … Prêt ? C’est parti !

Si cette longue énumération ne vous a pas donné soif, j’espère que l’évocation du podium y parviendra ! Comme cela arrive parfois et tels les 3 mousquetaires, les 3 meilleures bières du mois sont au nombre de 4. Et elles sont toutes produites par des brasseries déjà évoquées ci-dessus. Les deux bières en troisième position sont l’American Ninja de 523 – burgbrauiune solide Black IPA titrant à 8.37% et arborant fièrement ses 90 IBU – ainsi que la Zinal Imperial Red Fruits, une Imperial Stout à 11.5% où notamment les malts rôtis se combinent aux fruits rouges de manière absolument divine.

Quant aux deux premiers – oui, il y en a deux et ce n’est pas parce que je ne voulais pas faire de jaloux, mais que voulez-vous: quand les points sont exactement les mêmes … – il s’agit tout d’abord à nouveau d’une bière de la brasserie de Zinal des 5 Quatre Mille, l’Imperial Milk Stout Crème Brûlée où le côté lactique et la douceur se marient admirablement avec des notes de café, de vanille et de noix. Et pour l’accompagner  nous retrouvons un autre surdoué du brassage avec la Burg Braui Rosmarinus, une bière d’un charme et d’une précision géniale dans laquelle le romarin et des notes fruitées jouent une partition quasi-parfaite. Chapeau !

cheers !

IMG_2079[1]L’année continue sur un rythme d’enfer avec un mois d’août joyeusement composé de 93 nouvelles bières. 2013 sera donc – je touche quand même du bois, une luxation des papilles gustatives est si vite arrivée … – la 8ème année consécutive durant laquelle j’aurai dégusté plus de nouvelles bières que l’année précédente. Et peut-être aussi la première avec un total de 1000 …

Sur les 11 pays différents rencontrés le mois passé, la Suisse écrase tout sur son passage avec une armada de 51 bières ! Elle laisse la Belgique loin derrière avec 17 (dont 15 de chez De Proef) et la Suède avec 10. Parmi les pays relativement rares, je citerai l’Autriche avec la (bonne) Benno Trappistenbier de Stift Engelszell et le Japon avec la CBC Celebration Ale de Baird (une bonne bière, mais un peu gentille pour une soi-disant Imperial IPA).

J’ai eu à nouveau la chance de découvrir 4 nouvelles brasseries suisses. Celle qui m’a laissé la meilleure impression est la brasserie des 5 Quatre Mille (Zinal) où qualité et créativité sont au rendez-vous. Très bonne également la seule bière que j’ai eu de Bodensee, la Winterblues Medizinalbräu. Ce n’est pas une surprise puisque le brasseur, Stefan Gysel, a sévi brillamment pendant quelques années chez les excellents Beste. Les Soleurois de Guldibräu se situent un peu en deçà des deux brasseries précitées mais toutefois au-dessus de la moyenne suisse. A noter avant tout l’intéressante Obscura, une bière à la vanille. Puis, finalement la brasserie l’Éphémère avec une bière plutôt douteuse – la Cellule Grise – qui me donne déjà des soucis en pensant aux 3 autres de leurs bières qui attendent dans ma cave …IMG_2089[1]

Voici en vrac quelques réflexions non-exhaustives (mais pas loin) sur les autres bières suisses dégustées le mois passé. Il y a eu:

IMG_2081Si la Cardinal Absinth a remporté haut la main le titre de plus mauvaise bière du mois, il y a eu toutefois un certain nombre de concurrents sérieux. Je pense surtout à la Gordon Finest Titanium de John Martin – un tord-boyaux qui donne une nouvelle dimension à l’adjectif “finest” – mais aussi la médiocre Esprit de la Province de la brasserie du Trio ou la fort décevante Pastrami on Rye de Pipeworks (une soupe d’épices difficilement buvable).

Heureusement, les bonnes bières ont été légion ! Voici tout d’abord celles qui ont échoué de peu au pied du podium: Toccalmatto Grand Cru (Italie), Renaissance 8 Wired SuperConductor (Nouvelle-Zélande), deux bières de De Proef – évidemment – la Mikkeller Hop Series Citra et la Mikkeller Stella 4 (une Imperial Milk Stout assez impressionnante), deux américaines avec la Froggy Style Wheat Porter de Pipeworks et la Goodnight Bodacious de Short’s, puis finalement trois bières suédoises: Sigtuna Equilibrium, Eskilstuna Black IPA et Ängö Bistra Årens Cikoriaporter.

IMG_2063[1]Parmi les trois premières bières du mois, nous retrouvons deux connaissances. Tout d’abord le tandem De Proef/Mikkeller – encore eux – 3ème avec la Spontancherry Frederiksdal, un lambic à la cerise de belle facture. S’intercalant entre nos habitués, nous trouvons une Carlsberg ! Mais bien sûr pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la Carnegie Porter Special 75th Anniversary. Ce Porter légendaire, disponible en deux versions – 3.5% et 5.5% – a été ici joyeusement revisité avec notamment un taux d’alcool boosté à 8.8% et un conditionnement en fûts à bourbon. Le résultat est un vrai régal, certes, mais insuffisant pour battre l’indétrônable Storm&Anchor et sa Black Powder, une Stout Impériale dopée aux piments et au cacao. Franchement, je vais faire une pause avec les bières de Tom afin de laisser une chance aux autres … Et en considérant mon programme du mois de septembre – Mondial de la Bière de Mulhouse et Unterländer Biertage – ça va se bousculer au portillon …

cheers !

Despite what Bavarians may pretend, the origins of Bock beers are lying in Lower Saxony in the town of Einbeck. From the 14th century the citizen of Einbeck had been given brewing rights and it seems that the first Bocks appeared then.

This beer seemed to have been originally top fermented and brewed with a large part of wheat. The word bock derived from Einbeck and also means goat, which explains the goats sometimes displayed on the labels. It has always designed a beer stronger than average. Nowadays Bocks are bottom fermented and have at least 5.3% alcohol.

The basic form – Dunkler Bock – is dark brown and very malty, mostly sweet and with a low hop character.

Another form is Heller Bock also called Maibock which is often presented between March and Mai, sometimes for Christmas. They have the same characteristics than  the basic bock, except than some earthiness or chocolateyness are absent , due to the use of pale malts instead of dark ones.

If the origins of Bocks may lead to discussion, those from Doppelbocks are clearly defined. This stronger version of traditional bocks was first brewed in Munich by the Paulaner monks. Usually dark in colour (a few pale one exist out there) they are intensely malty and toasty with in most cases some alcohol presence and a quite strong sweetness. They are ranging from 7% to 10% with still a low hop character (mostly below 30 IBUs). Lot of Doppelbocks are named “-ator” as a tribute to the original Paulaner Salvator. Switzerland does not make exception with the Zöbi-Nator or the Egghubel Luna Plenator.

Eisbock –  a very rare beer style – is produced by freezing a bock (or a doppelbock) and then removing the ice, thus concentrating the remaining beer. The result is an even stronger and sweeter product which is nicely suited as a dessert beer.

Weizenbock is a combination of weizen and bock which I personally estimate to belong to the Weizen family and hence not further consider here.

So, what about Bocks in Switzerland ?

First is to be said that amazingly – even if this beer style is a German tradition – no breweries from Romandie (the french-speaking part of the country) are producing (or have produced) a bock ! This will be corrected very soon though, considering the information I recently got…

The big breweries of the country are very precautious – to say the least – with bocks. So if Feldschlösschen, Heineken and Schützengarten are skipping this style, how could you except them to bring something bolder like stouts or IPA ? This is so right that one of the first thing having been done after the take-over of Hürlimann by Feldschlösschen is to discontinue the production of the legendary Samichlaus and from the Caesarus Imperator Heller Bock as well (the latter was produced for export only, so don’t be surprised if you don’t know it).

So nowadays you have to go with Locher and its Schnuggebock (but let’s be honest: a beer without any Bock characteristics), Sonnenbraü (Bock and Doppelbock; both subject to discussion  as well), Egger Bock (well …) or the brand new Rosengarten Schwyzer Bock Hell to find this style offered by a brewery of an important size.

Heller Bock are equally present as Dunkler Bock in Switzerland. This is mainly due to the fact that Swiss beer drinkers are supposedly afraid of dark beers (well, that’s at least what the big breweries and their marketing researches think to have found out).

The only Eisbocks I got from Switzerland were a test batch from the BFM (Alex le Rouge Eisbock, 14%) and the firstly commercialized but pretty modest what concerned alcohol content (7.5%) and quality: the Stadguet Eisbock.

So, it’s time to look at my top ten. Like last time, I will only consider here the beers which are still available. Otherwise, the Samichlaus would have crushed the opposition easily…

name brewery alc. comments
10th Oster Bock Raben Brau 6.6% a very unusual and loose interpretation of a Maibock – yet very good – showing notes of pumpkin and spices
Strättlige Bock Strättligen Bier 5.8% another quite free version presenting fruity and spicy tones and more hop character and bitterness as well
9th Barrique Maibock Schwarzbuebe Bier 9.5% an even more creative – and better – interpretation of the style: this strong and complex beer made its second fermentation for 2 weeks in a Sherry cask
6th Lago Mio Seeland Bräu 7% a very malty and characterful beer
Furgge Bock Hohgant 6.8% a Heller Bock showing notes of fruity and very aromatic hops
Maibock Gutknecht’s Hammer-Bier 7.5% a very tasty, fruity and malty Maibock
5th das Böhmische Haldemann 6% this Dunkler Bock is subtle, charming and very true to the style
4th Osterbock 2011 Haldemann 7.4% another great work from Fredy: a strong malty and chocolatey Doppelbock boosted by some fair hop presence
3rd St. Flannan Strättligen Bier 7.6% robust and accurate Doppelbock from Patrik !
2nd Maibock (M-Bock) Öufi 6.5% well-balanced, pleasant and true to the style
1st Adventsdoppelbock Gutknecht’s Hammer-Bier 6.8% darker in colour than usual, this beer is boosted with a total mastering by addition of lemon zest and cardamom

Ursprünglich plante der Chefbrauer Gerry Farrell mit seiner brandneuen Brauerei Sudwerk in Pfäffikon, eine jährliche Produktion von 500 Hektoliter zu erreichen. So einfach zu schaffen, sollte dies, mit dem durch die beiden Giganten Heineken und Carlsberg geschlossenen Markt, wohl nicht sein.

Kaum wurde aber die erste Flasche abgefüllt (Ende März 2011), kam Mitte Mai eine erfreuliche, allerdings ziemlich erstaunliche Nachricht: Sudwerk erhielt von Coop einen Auftrag über jährlich 180’000 Flaschen ! Die Biere sollen in sämtlichen Filialen in der Deutschschweiz und bei den grösseren Filialen in der Westschweiz verkauft werden. Mittlerweile wurde die Bestellung sogar auf 240’000 Flaschen erhöht !

Wie das ermöglicht wurde, weiss ich nicht; da müsste man Gerry Farrell direkt fragen. Tatsache ist, dass Sudwerk als erste Schweizer Mikrobrauerei es geschafft hat, wo bis jetzt andere, wie zum Beispiel Turbinenbräu, Unser Bier, Aare Bier und BFM, gescheitert sind, nämlich eine schweizweite Distribution ihres Produktes. Und nein! Striker Beer (das “nur” in der Deutschschweiz erhältlich ist) ist keine Mikrobrauerei: die Biere werden bei Falken gebraut.

Fairerweise darf ich aber die Graubündner von Biervision Monstein nicht vergessen: zwei Biere von dieser Mikrobrauerei, die jährlich 2’500 Hektoliter produziert, sind in über 300 Coop erhältlich. Das bringt uns auf dem zweiten wichtigen Punkt: dem Produkt selber.

Vor Sudwerk wurden schweizweit nur die üblichen, meist verkauften Biertypen vertrieben: Lager Hell, Weizen, Märzen, Pils (mit ein bisschen Phantasiekraft…) und … das wär’s langsam ! Es stimmt wohl, dass die zwei Biere von Biervision Monstein in dieser Liste nicht passen. Aber bitte: sowohl das Mungga, ein sogenanntes Kölsch, das man nie an einen Kölner auschenken darf, wie auch das monotone und atypische Stein+Bock haben etwas gemeinsam: die Qualität wurde ausserhalb der Flaschen vergessen.

Was bei Sudwerk also neu ist, ist das Qualität und ungewöhnliche Biertypen zusammenkommen. Und das Ganze wird in der Schweiz gebraut und weit vertrieben.

Das Western Rider, ein American Pale Ale, hat mir wirklich gefallen. Es ist sehr schön zwischen seinen Hopfen- und Malzcharakteristiken ausgewogen, was zu einem charaktervollen und sehr trinkbaren Bier führt. Das Gold Miner ist ein gut gehopftes Golden Ale, das als einzige Schwäche Spuren von Diacetyl zeigt. Das dritte Bier, das bald erhältlich sein sollte, Pioneer Porter, konnte ich noch nicht verkosten. Natürlich ist es nicht “das erste Porter-Bier der Schweiz” wie es regio.ch unwissend berichtet, es ist aber klar das erste Porter, das in der ganzen Schweiz verfügbar ist.

Der Werbespruch von Sudwerk lautet “Schweizerbier mal anders“. Schön und gut. Man muss aber präzisieren, dass das Schweizerbier seit mehreren Jahren “anders” als Lager Hell sein kann. Das haben uns, lange vor Sudwerk, Brauerein wie BFM, Sierrvoise, G48, Haldemann, Brasserie Artisanale de Fribourg, Officina della Birra, Altes Tramdepot, Rappi Bier Factory, Öufi, Faiseurs de Bière, Käppelijoch Bier, Brasserie Artisanale du Dérochet, Trois Dames, Strättligen Bier, BeSte, Degenbier, Sevibräu, Luterbächlihof, l’Enclave, UG-Bräu, Bières de Neuch, Brauerei.sh, UHB, Bief, Schwarzbuebe Bier, unter anderem, bewiesen. Obwohl alle diese Brauereien zusammen kaum 1% des in der Schweiz getrunkenen Biers produzieren, haben sie alle, und gewisse seit 15 Jahren, zu der Erziehung den Schweizer Biertrinkern und der Erneuerung der Schweizer Bierkultur beigetragen. Damit einmal, vielleicht, solche Biersorten nicht mehr als “anders” bezeichnet werden.

Was jetzt ? Interessant wird sicher die Reaktion der Konsumenten sein. Diese scheint jetzt extrem positiv zu sein, man muss aber minimum ein Jahr abwarten, bis Schlüsse gezogen werden können. Ein Erfolg wurde sicher Coop motivieren, weitere “ungewöhnliche” Schweizer Biere im Sortiment zu nehmen. Das könnte eine Chance für einige der oben erwähnten Brauereien sein.

Noch was: Sudwerk muss vorsichtig agieren und mittelfristig nach anderen wichtigen Vertriebskanälen forschen. Eine zu hohe Abhängigkeit an einen Vertreiber ist nicht gesund. Und dies nicht nur wegen einem allfälligen Preisdruck.