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beer-whitealeTout a commencé par la volonté de prioriser les bières suisses parmi la meute (trop) nombreuse de candidats en attente dans ma cave. Ce n’est que quatre jours avant la fin du mois – date correspondant à l’excellent 5ème Craft Bier Festival de Rapperswil – que j’ai pris conscience de la possibilité de réaliser quelque chose d’unique pour moi (et peut-être d’unique tout court): déguster 100 nouvelles bières suisses durant le même mois ! Si tenir une moyenne de 3,23 bières par jour n’est en soit pas négligeable, la véritable difficulté de cet “exploit” réside beaucoup plus dans le fait d’y arriver lorsque l’on a déjà plus de 2300 bières helvétiques au compteur. Mais finalement, au-delà des chiffres et autres statistiques que bien évidemment j’adore, l’essentiel reste l’incroyable richesse actuelle de la bière dans notre pays.

Il va de soi qu’il n’est resté que des miettes pour les 13 autres pays lors du mois écoulé et l’Espagne – arrivée 2ème en nombre – fait bien pâle figure avec ses 4 représentants face à l’armada helvétique forte d’exactement 100 membres. Mais il y a tout de même certaines choses à relever. Tout d’abord la présence fort rare du Japon avec deux très bonnes bières de la brasserie Kiuchi: Hitachino Nest White Ale et Hitachino Nest Commemorative Ale 2014.  Puis une toute nouvelle – et bonne – bière trappiste (disponible depuis la fin de l’année 2013), la Zundert de la brasserie néerlandaise De Kievit ainsi que la meilleure non-suisse, la Manzanita, une collaboration entre les Allemands de Freigeist et les Californiens de Fort Point. Et pour terminer il faut noter qu’avec seulement 23 représentantes, les bières étrangères ont réussi à truster le podium des cancres avec les portugaises Amphora Gladiator, Amphora Bracara et – la pire de toute – l’espagnole Xativa Er Boquerón. Un résultat somme toute très réjouissant pour les bières suisses !

brisenbraeuVenons-y donc à ces fameuses 100 bières suisses ! Bon pas toutes, il ne faut pas exagérer … Un coup d’oeil tout d’abord sur les 8 nouvelles brasseries découvertes ce mois. Trois d’entre-elles sortent clairement du lot et je vous les conseille fortement. Il s’agit de Birreria Pacific (Brusio dans les Grisons) avec notamment la Zamin et l’I.P.A.. Puis des Bernois de Aarmühle (Liebefeld) avec surtout leur Lemongrass India Pale Ale et de leurs voisins de Bäupbärger Bier (Belpberg en dialecte dans le texte…) et leur superbe Citra (à nouveau une IPA, un style totalement incontournable actuellement dans notre pays). Une mention positive également pour CVL Brewers (Chen Van Loon) avec des bières telle l’Amber Ale au profil complexe et assez original, terreux et épicé; puis les Nidwaldiens de Brisenbräu (nota bene la seule brasserie du canton) et leur très bonne Stout. On descend d’un cran avec KrügelBIER (Lucerne), une brasserie capable du meilleur (ObLaBi) et du moins bon (DuWeiBi) avec entre les deux une large palette de bières. Assez semblable bien que moins polarisé du côté de chez Culina-Bräu (Höri, canton de Zurich) où je retiendrai avant tout la bonne Holunderblühten-Bier. Finalement, la nouvelle brasserie la moins convaincante IMG_3124[1]aura été Drachenbräu (Oberrieden, Zurich) dont ni la Pils ni la Drachenbock ne seront parvenues à m’enthousiasmer – contrairement à d’autres personnes – lors du dernier Craft Bier Festival de Rapperswil.

Voici maintenant une vue d’ensemble des bières des autres brasseries. Pour la liste exhaustive, reportez-vous à la liste de mes 500 dernières bières dégustées. Mais si vous comptez le faire 6 mois après la publication de cet article, tant pis pour vous … Prêt ? C’est parti !

Si cette longue énumération ne vous a pas donné soif, j’espère que l’évocation du podium y parviendra ! Comme cela arrive parfois et tels les 3 mousquetaires, les 3 meilleures bières du mois sont au nombre de 4. Et elles sont toutes produites par des brasseries déjà évoquées ci-dessus. Les deux bières en troisième position sont l’American Ninja de 523 – burgbrauiune solide Black IPA titrant à 8.37% et arborant fièrement ses 90 IBU – ainsi que la Zinal Imperial Red Fruits, une Imperial Stout à 11.5% où notamment les malts rôtis se combinent aux fruits rouges de manière absolument divine.

Quant aux deux premiers – oui, il y en a deux et ce n’est pas parce que je ne voulais pas faire de jaloux, mais que voulez-vous: quand les points sont exactement les mêmes … – il s’agit tout d’abord à nouveau d’une bière de la brasserie de Zinal des 5 Quatre Mille, l’Imperial Milk Stout Crème Brûlée où le côté lactique et la douceur se marient admirablement avec des notes de café, de vanille et de noix. Et pour l’accompagner  nous retrouvons un autre surdoué du brassage avec la Burg Braui Rosmarinus, une bière d’un charme et d’une précision géniale dans laquelle le romarin et des notes fruitées jouent une partition quasi-parfaite. Chapeau !

cheers !

IMG_1657[1]Ce début d’année continue à un rythme effréné puisque ce ne sont pas moins de 75 bières (une de plus que le mois précédent) qui m’ont accompagné lors du mois de mars. La particularité a été le nombre franchement impressionnant de bières suisses épinglées à mon tableau de chasse: 52 ! Quand je pense qu’il y a toujours des gens pour me dire “tu dois avoir de la peine de trouver des nouvelles bières: tu les as toutes bues!“. La preuve que non … Il suffit de chercher, contacter, se déplacer … et avoir aussi de nombreuses et excellentes relations. Une chose est sûre: la diversité et la qualité des bières suisses sont une réalité, mais ce qui est certain également, c’est que ces bières ne vont pas vous tomber dessus par hasard: il faut les rechercher ! Et ne me demandez pas comment, car cela me vexerait de constater que vous ne connaissez pas encore mon guide des brasseries suisses 😦

Le nombre écrasant de bières de mon pays a relégué les autres nations – tout du moins en ce qui concerne la quantité – au niveau de simple anecdote. Huit autres pays ont tenté de pointer le bout de leur nez, dont la France et les États-Unis avec 6 et respectivement 5 bières.

Regardons maintenant la Suisse d’un peu plus près. Il y a tout d’abord la présence de 5 nouvelles brasseries que je vais aborder dans un ordre de préférence croissant.

IMG_1647[1]Les Soleurois de Brummbacher présentent des produits de styles presque exclusivement germaniques. Trois bières moyennes voire même un peu au-dessus, mais qui sont accompagnées de deux blanches (la Weizen Classic et la Weizen Dunkel) dont la qualité douteuse pèse sur le tableau d’ensemble.

Difficile d’émettre un avis sur la seule bière des Schwyzois de Turpä Bräu, un produit non sans intérêt et pourvu de certaines qualités. J’ai eu toutefois un peu de peine de me convaincre que le résultat était du à une maitrise brassicole plutôt qu’à un certain hasard …

Il me faudra également plus de temps pour me prononcer plus clairement sur les Bâlois de Gleis 1 Bier. J’ai pu déguster leur Schwarzbier  – bonne mais sans plus – ainsi que leur Indian Pale Ale, pas vraiment géniale.

Avec les Bernois de Mein Teil – une brasserie dont l’accès à lui seul mériterait un article séparé … – on monte d’un cran. Trois bières fort bien maitrisées et de caractère plaisant avec, en tête de liste, la Z’Blondä. L’inquiétude du brasseur quant à mon verdict n’était de loin pas justifiée 😉

Et finalement, on monte à nouveau dans la qualité avec la découverte suisse du mois: les Bernois de Burg-Bier. Quatre bières de style exclusivement germaniques (qui a dit que je n’aimais pas ça ?) avec en haut de l’affiche la Heller Bock et surtout l’excellente Dunkels. Bravo messieurs !

IMG_1652[1]Quant au sujet des nombreuses autres bières suisses du mois passé, il y a beaucoup de choses à dire …

Tout d’abord que, comme d’habitude, la qualité est fort variable. Deux (grosses) déceptions à noter de la part de brasseries capables de beaucoup mieux: Mein Emmental et Zwergenbräu. Tandis que les premiers nommés semblent frappé de plein fouet par un problème technique (présence de nitrates dans l’eau ?) qui ruine impitoyablement la fin de bouche de leurs produits, les seconds ont déçu avec leurs modestes Waldsaft (bière au miel) et Schprisse (IPA) avant toutefois de se reprendre brillamment avec une excellente Stout (Schtrunk).

Une autre brasserie habituée à alterner le chaud et le froid, c’est Old School (Faulensee). Les 6 bières que j’ai bues le mois passé ont parfaitement confirmé cet état de fait. Les excellentes IPA et Dubbel ont été tempérées par les modestes Revolution et 1388. Une chose est sûre: le potentiel est présent.

IMG_1656[1]Et pour clore (ou presque) le chapitre helvétique, quoi de mieux que de citer 5 brasseries confirmant parfaitement leurs excellentes qualités ? Stozi-Bräu avec son Porter; Bières de Neuch et son Exceptionn’elles; la brasserie du Chauve et son intéressante Fondjà; Gutknecht’s Hammer-Bier et sa Mandarina Lager ainsi que Strättligen Bier avec 7 bières dont notamment l’excellente Guntelsey (une pilsner de style tchèque).

Étant donné le nombre de bières suisses, il était presque inévitable d’en retrouver une sur le podium des cancres du mois. Ce triste honneur revient à la brasserie Rosengarten avec leur tentative – louable mais au final pitoyable – de produire un Bock nommé modestement Schwyzer Bock. Le résultat, constitué de notes chaotiques de céréales, d’alcool et de carton, doit bien faire rire les brasseurs allemands qui tomberaient dessus par un malencontreux  hasard. Heureusement toutefois, cette bière a du s’incliner face à un autre candidat – il est vrai difficile à battre – la Vaquero de la brasserie française Saverne, une des championnes du monde en matière de produits imbuvables. Ahhh, moi, la bière à la tequila, y a qu’ça d’vrai ! 😉

Mayan-Judgment-Day-FrontAu chapitre du très bon, mais ayant manqué le podium, on peut citer trois pays. Tout d’abord la France avec la Paradis Alphonse Brown de la magicienne Marjorie Jacobi. Puis les Pays-Bas avec – ohhhh surprise – deux solides bières des incontournables De Molen, la Bar & Boos (une Imperial Stout) et la Rhythm & Blues (un Barley Wine), toutes deux planant à plus de 10% d’alcool. Et enfin les USA avec la Mikkeller Invasion Farmhouse IPA de la brasserie Anchorage ainsi que la Judgment Day Mayan Apocalypse de Port Brewing.

Nous voici parvenu devant les dernières marches avec en troisième position la somptueuse Tessiner Maronni Honig Bock Bier de Gutknecht’s Hammer-Bier. Une bière dont le nom à l’avantage de pratiquement tout dire à son sujet … En deuxième position, on retrouve Mikkeller, mais cette fois-ci à domicile puisque c’est chez Amager qu’il a fait produire son excellent et solide Porter (8%). Et pour terminer, la victoire revient –  et assez nettement – à la meilleure brasserie française (une déclaration qui n’engage que moi): j’ai nommé la brasserie du Mont Salève et sa Tzarine, une Imperial Stout d’une rare complexité. D’ailleurs, cette brasserie sera présente à Crissier le 31 mai lors de la 3ème édition du Festival des brasseries régionales organisé par Au Grain d’Orge. N’hésitez pas à y faire un saut !

cheers !

holland_glIt’s high time for me to have a look back at 2012 !

The first thing that can be said is that I have set a new personal record with 834 different beers tasted. It’s the eighth consecutive year that this happens, so while I used to pretend having reached my maximum pace, I think the best to do for me now is to shut up …

The  number of countries has been close to the one in 2011 with 35 (+1). But unlike 2011 which has been one of the very rare years without beers from new countries, I got that time lucky enough to score 3 “country points”: Dominica, Andorra and Monaco.

Considering the number of beers foreach country it’s no surprise to see (again) Switzerland on top with 243 (which means I could reach 2000 swiss beers next December). On position 2 we find the USA with 94, then Canada (82), Sweden (78) and Belgium (61).

3%20fonteinen%20logoMy favourite country of 2012 – with a minimum of 5 beers rated – is the same as the year before: Netherlands ! Very surely a bias due to the fact that the only beers (or almost) I’m drinking from this country are from the excellent De Molen and Emelisse … The followers are Norway (really close), Denmark, Scotland, Brazil and the USA. If you are surprised about the strong performance of Norway, then think about Haandbryggeriet and Nøgne Ø. And, yes, I’m surprised about the presence of Brazil too … only because I forgot the nice beers I had from them at the Mondial de la Bière in Montreal: so remember breweries names like Bodebrown, Colorado or Bierland. At the bottom of this country ranking, you can find Austria and Argentina.

For the first time I tried to put in comparison my country ranking with their average alcohol content. The correlation is impressive ! Effectively, the first 2 countries are the same with the Netherlands (8.3%) and Norway (8.2%) taking one and two and the analogies go further as Brazil and Scotland take 4th place (8%). BrauWerk-BW-logo-BrauWerk-GmbH-62554-2011So considering that Heineken Switzerland just discontinued its stronger beer – which had an impressive 6% alcohol content ! – arguing that people want lighter brews, I must, once again, accept the fact I feel differently. But dont’ worry: I can assume that matter of fact :-))

In the category of the most represented breweries we can meet the same ones as last year, just in another order ! De Proef is now first with 24 beers (second in 2011), De Molen is second with 21 (third last year) and BrewDog is third with 18 (took first place in 2011 with 19). For those of you wondering about De Proef, don’t forget that most of Mikkeller beers are brewed there and that I put the beers under their location of production, so this explains that 😉

The top 5 breweries of 2012 – with a minimum of 3 beers – shows a nice mixture of countries with 3 Fonteinen (Belgium) on top, followed by Fanø (Denmark), Storm&Anchor (Switzerland), Dieu du Ciel! (Canada) and S:t Eriks (Sweden). I bet most of you don’t really know the last name on this list, do you ?

stormanchorThe most represented beer style is – like in 2011 – IPA. A very large win with 73 beers. Considering my favourite styles in 2012 (with a minimum of 5 beers) we can see Imperial Stout first followed by Imperial IPA, Black IPA, Barley Wine and Baltic Porter (the winner from last year). On the other side of the scale you will see Pale Lager at the bottom, then Dunkel, Fruit beers, English Pale Ale (surprising …) and Amber Ale.

As always, let’s now take a closer look at Switzlerland.

IMG_1594[1]Last year I have discovered beers from 20 new breweries. If some of them – like Walliseller Bier, Condémines or Muschtibräu – have been pretty bad, most of them were above average. The best new brewery of 2012 is Brauwerk from Oberweningen in the canton of Zurich. Second place goes to villa urPur (St. Niklausen, Obwalden) and third to BrewBrothers (Heimberg, Bern). Good breweries for sure but none of those three were able to make it into the top 5 of the best Swiss breweries of 2012. The win in this category belongs without surprise to the amazing Storm&Anchor just ahead of Officina della Birra. Further we have BFM on third place, Sudwerk fourth and Strättligen Bier fifth. Isn’t this a nice list ?

beer_104410It is pretty logical to meet brews from the aforementioned breweries while talking about the best Swiss beers of 2012. The win goes to the impressive Lisbeth from Officina della Birra while Storm&Anchor Nelson and BFM Abbaye Saint Bon-Chien 2011 take second respectively third place.

And finally, my overall highest rated beer from 2012 has been the exceptional Dieu du Ciel! Péché Bourbon with 19.2 points. The second place belongs to the BrewDog Tokyo Rising Sun Highland Edition while we can find plenty of wonderful beers on place three: A l’Abri de la Tempête Corne de Brume (Canada), Struise St. Amatus Oostvleteren 12 and 3 Fonteinen Armand’4 Oude Geuze Winter (both from Belgium), De Molen Festival Smoked Black IPA (Netherlands), Fanø Grassroots/Cigar City Neither and Amager Hoppin’ Frog Frog Hops to Amager (both from Denmark).

And now it’s no more time to look back but rather to get excited about what 2013 will bring !

cheers !

Bien que le temps libre n’ait pas été ce que j’ai eu le plus à disposition le mois passé, j’ai quand même trouvé les moyens de déguster 116 nouvelles bières. Oui, le double du mois de mars et l’équivalent de ce que je trouvais en une année jusqu’au milieu des années 90. Même si les Solothurner Biertage – et leur effet boostant – sont passés par là, je dois quand même constater que j’ai mis le turbo. Attention à la surchauffe …

Sur les 16 pays présents, la Suisse, avec la bagatelle de 69 (!) nouvelles bières a ridiculisé ses poursuivants, dont les USA (12 bières) et l’Allemagne (7). Et contrairement à ce qui se passe souvent, il n’y a pas eu que la quantité qui s’est fait remarquer côté helvétique, mais aussi une réjouissante qualité ! Encore un mot à propos des pays pour signaler la présence de quelques rares invités, tels la Pologne (avec 3 bières dont la fameuse Kormoran Warminski Porter) et l’Afrique du Sud, mais surtout d’un nouveau pays (le 154ème): Dominique. Ce pays – à ne pas confondre avec la République dominicaine ! – est situé dans les Caraïbes entre la Martinique et la Guadeloupe. Et si je préfère vous parler de sa situation géographique, ce n’est pas un hasard: la bière, elle, nommée Kubuli était totalement imbuvable et s’est emparée – malgré une sérieuse opposition – de la lanterne rouge du mois.

Parlons donc des bières suisses du mois, car il y a beaucoup à en dire. La qualité reste très variable, mais est en constante progression. J’ai découvert 4 nouvelles brasseries qui, mise à part la très intéressante Robenhausen (Wetzikon), ne font pas pencher la balance dans la bonne direction. Si mes voisins Biennois de la toute nouvelle Sam’s Bière Amicale peuvent avoir le bénéfice du doute, les Bernois de Bierwerk Bern peuvent être qualifier sans méchanceté de douteux et les Vaudois de Condémines (La Sarraz) eux carrément de très mauvais. Il y a du travail sur la planche ! A noter également deux “client brewers” (des brasseurs sans brasserie) présentant deux lagers correctes produites, il est vrai, par des brasseries dans lesquelles on peut avoir confiance: Hochdorfer Goldstern (Felsenau) et Arosa Edel (Surselva).

8 nouvelles bières de l’hyperactif UG-Bräu (Urs Flunser a sans aucun doute déjà produit un brassin de chaque style de bière existant) ont confirmé – mais ce n’était pas nécessaire – l’excellence de cette brasserie, avec toutefois une indication: certaines bières vieillissent assez mal. A ne pas manquer: UG-Chrisi et UG-Wit.

Autre moment fort du mois, 4 superbes bières de Patrik Feller (Strättligen Bier). A ce rythme-là, l’accès à mon top ten est pour bientôt ! Particulièrement excellentes: la Black Irish et la Dublin Porter.

En hausse constante également depuis l’introduction de leur gamme Bad Attitude, la Birrificio Ticinese. Grâce à la Bomb (une IPA à 70 IBU) et surtout la Dude (une Imperial IPA à 91 IBU), j’ai obtenu une bonne part de ma dose de houblon mensuelle.

La brasserie vaudoise Cathélaz (avec notamment sa Bière Rousse) ainsi que les fribourgeois de la Brasserie du Chauve (avec entre autres l’Hivernale) sont d’autres confirmations très positives.

Les Emmentalois de Hohgant quant à eux ont prouvé une nouvelle fois leur maitrise en ce qui concerne les bières aux fruits (leur Himbeer est particulièrement réussie dans un exercice pourtant assez casse-gueule). Il reste à espérer qu’ils s’embarquent une fois dans la direction du monde des Stouts ou autres IPA …

Et voici encore d’autres excellentes bières suisses dégustées le mois passé et qui méritent d’être nommées:

Il y a eu malheureusement aussi des choses moins réjouissantes.

Tout d’abord les Schaffhousois de Brauerei.sh qui sont en perte de vitesse après des débuts tonitruants. Leur Sitting Bull, notamment, a été un Bock fort peu convaincant.

Les Lausannois de la brasserie Maupas offrent des bières passablement chères et grand format (principales responsable de mon récent lombago :-(), étant de qualités diverses et dont la récente Fleurs du Malt Bière Blanche ne fait pas pencher la balance du bon côté.

Après de longues années, j’ai refait une visite au brewpub du Café du Marché, situé au Locle. Il est vrai que l’idée m’a été soufflée par un célèbre brasseur suisse 😉 Si leurs bières n’ont pas réussi à effacer complétement ma très mauvaise première impression, elles l’ont toutefois un peu tempérée. Discrètes et servies passablement vertes, seul la Body Check – une bière généreusement houblonnée au Nelson Sauvin – a permis d’éviter un naufrage complet. Il est également regrettable que le personnel continue à penser en terme de couleur (blonde, ambrée, blanche) et soit peu ou pas capable de décrire un tant soit peu les bières offertes aux clients.

Et comme en Suisse on peut toujours faire pire, notons finalement deux brasseries désespérantes: les Zurichois de Fahrtwind et leur douteuse Whisky-Bier (annoncée à 11%, mais en faisant tout au plus 6%) ainsi que les Bernois de Knüxx qui remportent la palme de la bière la plus lamentable présentée aux récents Solothurner Biertage, j’ai nommé la Maiglöggli. Seule la fameuse Kubuli est parvenue à faire pire …

Venons-en maintenant aux meilleures bières du mois.

En troisième position les “client brewers” danois d’Evil Twin, squattant cette fois-ci les installations de leurs compatriotes de Fanø pour concocter une Saison d’excellente facture: Ron and the Beast Ryan.

La deuxième place du mois appartient à l’étoile montante du monde brassicole suisse, Tom Strickler et sa brasserie Storm&Anchor, avec la superbe Black IPA Abyss. Quelque chose me dit que l’on n’a pas fini de parler de cette brasserie !

Et le vainqueur du mois provient d’un pays inhabituel que j’ai cité en début d’article: l’Afrique du Sud. Eh oui ! Si vous ne connaissez pas encore la brasserie Bierwerk et en particulier son petit bijou, l’Aardwolf – une Stout brassée avec ajout de grains de café africains puis vieillie en fût – il vous manque quelque chose !

Et ne venez pas me demander où trouver les bières qui constituent mon podium ! La réponse à cette question devrait être évidente à tout bon lecteur attentif de mon blog ;-)…

cheers !

Despite what Bavarians may pretend, the origins of Bock beers are lying in Lower Saxony in the town of Einbeck. From the 14th century the citizen of Einbeck had been given brewing rights and it seems that the first Bocks appeared then.

This beer seemed to have been originally top fermented and brewed with a large part of wheat. The word bock derived from Einbeck and also means goat, which explains the goats sometimes displayed on the labels. It has always designed a beer stronger than average. Nowadays Bocks are bottom fermented and have at least 5.3% alcohol.

The basic form – Dunkler Bock – is dark brown and very malty, mostly sweet and with a low hop character.

Another form is Heller Bock also called Maibock which is often presented between March and Mai, sometimes for Christmas. They have the same characteristics than  the basic bock, except than some earthiness or chocolateyness are absent , due to the use of pale malts instead of dark ones.

If the origins of Bocks may lead to discussion, those from Doppelbocks are clearly defined. This stronger version of traditional bocks was first brewed in Munich by the Paulaner monks. Usually dark in colour (a few pale one exist out there) they are intensely malty and toasty with in most cases some alcohol presence and a quite strong sweetness. They are ranging from 7% to 10% with still a low hop character (mostly below 30 IBUs). Lot of Doppelbocks are named “-ator” as a tribute to the original Paulaner Salvator. Switzerland does not make exception with the Zöbi-Nator or the Egghubel Luna Plenator.

Eisbock –  a very rare beer style – is produced by freezing a bock (or a doppelbock) and then removing the ice, thus concentrating the remaining beer. The result is an even stronger and sweeter product which is nicely suited as a dessert beer.

Weizenbock is a combination of weizen and bock which I personally estimate to belong to the Weizen family and hence not further consider here.

So, what about Bocks in Switzerland ?

First is to be said that amazingly – even if this beer style is a German tradition – no breweries from Romandie (the french-speaking part of the country) are producing (or have produced) a bock ! This will be corrected very soon though, considering the information I recently got…

The big breweries of the country are very precautious – to say the least – with bocks. So if Feldschlösschen, Heineken and Schützengarten are skipping this style, how could you except them to bring something bolder like stouts or IPA ? This is so right that one of the first thing having been done after the take-over of Hürlimann by Feldschlösschen is to discontinue the production of the legendary Samichlaus and from the Caesarus Imperator Heller Bock as well (the latter was produced for export only, so don’t be surprised if you don’t know it).

So nowadays you have to go with Locher and its Schnuggebock (but let’s be honest: a beer without any Bock characteristics), Sonnenbraü (Bock and Doppelbock; both subject to discussion  as well), Egger Bock (well …) or the brand new Rosengarten Schwyzer Bock Hell to find this style offered by a brewery of an important size.

Heller Bock are equally present as Dunkler Bock in Switzerland. This is mainly due to the fact that Swiss beer drinkers are supposedly afraid of dark beers (well, that’s at least what the big breweries and their marketing researches think to have found out).

The only Eisbocks I got from Switzerland were a test batch from the BFM (Alex le Rouge Eisbock, 14%) and the firstly commercialized but pretty modest what concerned alcohol content (7.5%) and quality: the Stadguet Eisbock.

So, it’s time to look at my top ten. Like last time, I will only consider here the beers which are still available. Otherwise, the Samichlaus would have crushed the opposition easily…

name brewery alc. comments
10th Oster Bock Raben Brau 6.6% a very unusual and loose interpretation of a Maibock – yet very good – showing notes of pumpkin and spices
Strättlige Bock Strättligen Bier 5.8% another quite free version presenting fruity and spicy tones and more hop character and bitterness as well
9th Barrique Maibock Schwarzbuebe Bier 9.5% an even more creative – and better – interpretation of the style: this strong and complex beer made its second fermentation for 2 weeks in a Sherry cask
6th Lago Mio Seeland Bräu 7% a very malty and characterful beer
Furgge Bock Hohgant 6.8% a Heller Bock showing notes of fruity and very aromatic hops
Maibock Gutknecht’s Hammer-Bier 7.5% a very tasty, fruity and malty Maibock
5th das Böhmische Haldemann 6% this Dunkler Bock is subtle, charming and very true to the style
4th Osterbock 2011 Haldemann 7.4% another great work from Fredy: a strong malty and chocolatey Doppelbock boosted by some fair hop presence
3rd St. Flannan Strättligen Bier 7.6% robust and accurate Doppelbock from Patrik !
2nd Maibock (M-Bock) Öufi 6.5% well-balanced, pleasant and true to the style
1st Adventsdoppelbock Gutknecht’s Hammer-Bier 6.8% darker in colour than usual, this beer is boosted with a total mastering by addition of lemon zest and cardamom

Ursprünglich plante der Chefbrauer Gerry Farrell mit seiner brandneuen Brauerei Sudwerk in Pfäffikon, eine jährliche Produktion von 500 Hektoliter zu erreichen. So einfach zu schaffen, sollte dies, mit dem durch die beiden Giganten Heineken und Carlsberg geschlossenen Markt, wohl nicht sein.

Kaum wurde aber die erste Flasche abgefüllt (Ende März 2011), kam Mitte Mai eine erfreuliche, allerdings ziemlich erstaunliche Nachricht: Sudwerk erhielt von Coop einen Auftrag über jährlich 180’000 Flaschen ! Die Biere sollen in sämtlichen Filialen in der Deutschschweiz und bei den grösseren Filialen in der Westschweiz verkauft werden. Mittlerweile wurde die Bestellung sogar auf 240’000 Flaschen erhöht !

Wie das ermöglicht wurde, weiss ich nicht; da müsste man Gerry Farrell direkt fragen. Tatsache ist, dass Sudwerk als erste Schweizer Mikrobrauerei es geschafft hat, wo bis jetzt andere, wie zum Beispiel Turbinenbräu, Unser Bier, Aare Bier und BFM, gescheitert sind, nämlich eine schweizweite Distribution ihres Produktes. Und nein! Striker Beer (das “nur” in der Deutschschweiz erhältlich ist) ist keine Mikrobrauerei: die Biere werden bei Falken gebraut.

Fairerweise darf ich aber die Graubündner von Biervision Monstein nicht vergessen: zwei Biere von dieser Mikrobrauerei, die jährlich 2’500 Hektoliter produziert, sind in über 300 Coop erhältlich. Das bringt uns auf dem zweiten wichtigen Punkt: dem Produkt selber.

Vor Sudwerk wurden schweizweit nur die üblichen, meist verkauften Biertypen vertrieben: Lager Hell, Weizen, Märzen, Pils (mit ein bisschen Phantasiekraft…) und … das wär’s langsam ! Es stimmt wohl, dass die zwei Biere von Biervision Monstein in dieser Liste nicht passen. Aber bitte: sowohl das Mungga, ein sogenanntes Kölsch, das man nie an einen Kölner auschenken darf, wie auch das monotone und atypische Stein+Bock haben etwas gemeinsam: die Qualität wurde ausserhalb der Flaschen vergessen.

Was bei Sudwerk also neu ist, ist das Qualität und ungewöhnliche Biertypen zusammenkommen. Und das Ganze wird in der Schweiz gebraut und weit vertrieben.

Das Western Rider, ein American Pale Ale, hat mir wirklich gefallen. Es ist sehr schön zwischen seinen Hopfen- und Malzcharakteristiken ausgewogen, was zu einem charaktervollen und sehr trinkbaren Bier führt. Das Gold Miner ist ein gut gehopftes Golden Ale, das als einzige Schwäche Spuren von Diacetyl zeigt. Das dritte Bier, das bald erhältlich sein sollte, Pioneer Porter, konnte ich noch nicht verkosten. Natürlich ist es nicht “das erste Porter-Bier der Schweiz” wie es regio.ch unwissend berichtet, es ist aber klar das erste Porter, das in der ganzen Schweiz verfügbar ist.

Der Werbespruch von Sudwerk lautet “Schweizerbier mal anders“. Schön und gut. Man muss aber präzisieren, dass das Schweizerbier seit mehreren Jahren “anders” als Lager Hell sein kann. Das haben uns, lange vor Sudwerk, Brauerein wie BFM, Sierrvoise, G48, Haldemann, Brasserie Artisanale de Fribourg, Officina della Birra, Altes Tramdepot, Rappi Bier Factory, Öufi, Faiseurs de Bière, Käppelijoch Bier, Brasserie Artisanale du Dérochet, Trois Dames, Strättligen Bier, BeSte, Degenbier, Sevibräu, Luterbächlihof, l’Enclave, UG-Bräu, Bières de Neuch, Brauerei.sh, UHB, Bief, Schwarzbuebe Bier, unter anderem, bewiesen. Obwohl alle diese Brauereien zusammen kaum 1% des in der Schweiz getrunkenen Biers produzieren, haben sie alle, und gewisse seit 15 Jahren, zu der Erziehung den Schweizer Biertrinkern und der Erneuerung der Schweizer Bierkultur beigetragen. Damit einmal, vielleicht, solche Biersorten nicht mehr als “anders” bezeichnet werden.

Was jetzt ? Interessant wird sicher die Reaktion der Konsumenten sein. Diese scheint jetzt extrem positiv zu sein, man muss aber minimum ein Jahr abwarten, bis Schlüsse gezogen werden können. Ein Erfolg wurde sicher Coop motivieren, weitere “ungewöhnliche” Schweizer Biere im Sortiment zu nehmen. Das könnte eine Chance für einige der oben erwähnten Brauereien sein.

Noch was: Sudwerk muss vorsichtig agieren und mittelfristig nach anderen wichtigen Vertriebskanälen forschen. Eine zu hohe Abhängigkeit an einen Vertreiber ist nicht gesund. Und dies nicht nur wegen einem allfälligen Preisdruck.

Beaucoup de travail ce mois-ci, puisque j’ai du faire face à pas moins de 92 nouvelles bières ! Mais, n’écoutant que mon courage, j’ai rempli mon devoir sans me plaindre un seul instant (il faut savoir se sacrifier pour la communauté ;-)).

Plaisanterie mise à part, la raison principale pour ce nombre élevé (enfin, élevé pour moi, car j’en connais d’autres qui tournent régulièrement à plus de 200 par mois …) est une dégustation de 8 heures et 29 bières en compagnie des “beertickers” suisses Philipp Sigg et Thomas Schneider (7’400 respectivement 5’800 bières à leur tableau de chasse, pour ceux que ça intéresse). Oui, 29 c’est un peu beaucoup, surtout quand on veut prendre des notes. Mais finallement, avec beaucoup d’eau, un minimum de concentration et surtout une certaine routine, c’est parfaitement faisable.

Quand on regarde la répartition des pays parmi ces 92 bières, pas de surprises: c’est à nouveau la Suisse qui sort vainqueur avec pas moins de 27 bières (ce qui m’a permis de passer discrètement la barre des 1’400 bières suisses).  A nouveau d’excellentes découvertes avec entre autres Strättligen St.Flannan (un superbe doppelbock), Strättligen St. Lupulus (une IPA 100% Simcoe), les 3 impressionantes Stillman’s Darach Mòr, des bières vieillies en fûts de whisky et produites par l’excellente micro-brasserie Haldemann, mais aussi des nouveaux venus, tels les Argoviens de Reinecke Bräu et leur Irish Stout, les Saint-Gallois de Rietgassbräu et leur Ladina Schwarzgold ou la nouvelle brasserie de Pontresina Engadiner Bier.

Puis, derrière la Suisse on trouve l’Allemagne avec 15 nouvelles bières dont la très intéressante “1809 Berliner Style Weisse“, une Berliner Weisse traditionelle (tiens ? on s’en serait presque douté …) créée par le professeur Fritz Briem de l’académie brassicole de Doemens et produite apparemment sur les installations de test se trouvant sur place.

Au chapitre déceptions, c’est sans contestation possible l’Ale de Noël de la géniale brasserie Trois Dames qui remporte la palme. C’est la première fois que je suis confronté à une création de Raphaël Mettler ne me convenant pas: cette bière transpire Noël et sa cohorte d’épices (notamment le gingembre) de manière tout simplement exagérée. Mais cette bière n’est, et de loin, pas la pire que j’aie rencontré le mois dernier! Notons tout d’abord la nouvelle Cardinal Draft Lime Cut, un jus de sucre à l’arome de produit à vaisselle qui devrait plaire aux enfants de moins de 12 ans (et encore, pas tous) et probablement la première bière de la marque à être brassée par Feldschlösschen à Rheinfelden étant donnée la fermeture des installations de Fribourg. A propos de cette bière, il est encore intéressant de noter que Tuborg (appartenant à Carlsberg tout comme Feldschlösschen et donc la marque Cardinal) produit une bière “Lime Cut” depuis l’année passée. Il n’y a donc qu’un tout petit pas à franchir pour imaginer qu’il s’agit ici de la même recette.

J’ai toutefois rencontré pire durant le mois avec (à nouveau !) 2 bières hongroises imbuvables, la Kanizsai Sör de la brasserie Dreher (appartenant au géant SABMiller) et la Borsodi Arany Sas. Je me pose vraiment la question de savoir si la Hongrie brasse une bière digne de ce nom !

Pivotons maintenant de 180° pour contempler les merveilles du mois: mon trio gagnant est constitué de 3 bières des Etats-Unis. Une issue qui devenait inévitable à force de commander des bières chez le formidable Erzbierschof ! Et ceci d’autant plus que j’ai enfin pu mettre la main sur des bières de la très réputée brasserie de Tampa, Cigar City. On trouve donc à la 3ème place leur Either Black Ale, une très robuste Black IPA, titrant à 11,2% et aux arômes de houblons, de chocolat et de miel. La Mirror Mirror, un Barley Wine contemplatif de la brasserie Deschutes dans l’Oregon s’intercale à la 2ème place.

Et c’est donc une bière de Cigar City, l’Humidor Series Cedar Aged India Pale Ale qui trône au sommet.  Comme son nom l’indique, cette IPA a été vieillie en fûts, non pas de chêne comme cela se fait habituellement, mais de cèdre. Ce type de bois s’intègre de manière plus subtile et permet une meilleure expression des composantes de la bière, ici principalement du houblonnage fort généreux.

Pour ceux qui ne connaissent pas les bières de Cigar City, je me permets de me répéter: elles sont en vente chez Erzbierschof ! Vous attendez quoi pour en acheter ?